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Mais où donc va Laurent Blanc ?

Autant la pré-liste des Bleus de l’étranger souffrait de peu de contestations, autant le choix des Bleus de France a recelé son lot de surprises. On va être franc : on ne parvient pas bien à savoir où va le sélectionneur. Le sait-il lui-même ?

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Laurent Blanc ne nous convainc pas toujours dans son habit de sélectionneur, mais il faut bien lui reconnaître un mérite : le courage. Car il faut être clair, le Cévenol se savait attendu au tournant sur le sujet Yoann Gourcuff. Il savait la levée de boucliers médiatique et populaire que provoquerait la convocation du cousin paraplégique du meneur de Lyon. Pourtant, il ne s’est pas dégonflé : Gourcuff sera bien de la partie. Au moins jusqu’au 28 mai, veille de la date limite des listes définitives. Sur Eurosport, le Président n’a pas cherché à fuir la polémique en admettant que le bilan de l’ancien Bordelais est « indéfendable » . Alors quoi ? Comment justifier l’injustifiable ? « On s'est posé la question, on a réfléchi. Avoir dans un premier temps un groupe élargi ne semble pas une mauvaise chose. Yoann, même s'il n'a fait que six matches internationaux, n'a pas de statistiques si mauvaises que ça à ce niveau. Il fait partie du groupe, il n'est pas ajouté comme cela. Lui aussi bénéficie de circonstances : pendant son absence, personne ne s'est vraiment imposé dans son secteur de jeu. Il doit démontrer qu'il peut s'améliorer physiquement et que dans le groupe, ça ne pose aucun problème. »

Le point névralgique en vérité. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Des joueurs en difficulté sportive qui sont retenus malgré tout, c’est le lot ordinaire dans chaque sélection. Mais la vraie spécificité reste la question sociale du retour de « Yo » . Blanc n’aime pas aborder le sujet, alors faisons-le pour lui : Gourcuff n’est-il pas au cœur d’inimitiés profondes de la part de certains Bleus et non des moindres ? Le sélectionneur a beau nous expliquer que son ancien protégé n’est pas « un loup » , on a envie de lui rétorquer que le problème du Gone serait plutôt d’être un agneau parmi les loups. Entre jalousie et rejet sur fond de rumeurs sur sa vie privée, le Breton porte en lui la charge de quelques fantômes tenaces d’Afrique du Sud. Alors pourquoi prendre un risque social aussi élevé pour un joueur « indéfendable » sportivement ? « Il appartient au groupe France depuis le début de l’aventure » , répond Blanc. Une jurisprudence qui vaut pour Alou Diarra (Mavuba, si tu nous lis…), soit dit en passant.

Sakho sacrifié

Mais une fidélité dont n’a pas bénéficié Mamadou Sakho. C’est étrange car en plusieurs points, pour des raisons différentes, le Parisien traverse une période voisine de celle de Gourcuff. On aurait pu croire que, sur la foi de l’argument précédent, Blanc retiendrait quand même l’ami Tigrou. Surtout avec le forfait du pauvre Younès Kaboul. Mais, pour ce cas présent, le champion du monde 1998 a laissé le Parisien sur le bord de la route pour lui préférer un p’tit nouveau : Mapou Yanga-Mbiwa. C’est vrai, le Montpelliérain effectue une saison énorme, comparable d’ailleurs à celle d’un certain Sakho l’an dernier. Dur sur l’homme, d’une grande maturité et gorgé de sève et de confiance à quelques jours d’un probable sacre de champion de France, le jeune homme qui a soufflé sa vingt-troisième bougie précisément le jour de l’annonce n’est pas un imposteur. Le bougre frappait même depuis quelque temps à la porte.

Il n’empêche, dans un secteur défensif axial fragilisé (Abidal et Kaboul out, Rami sur les genoux, Mexès au placard à Milan), c’est un véritable pari que de lancer un novice sur une phase finale (avec les postes doublés, les huit défenseurs convoqués sont tous des partants certains). « Ce qui a fait la différence, c'est que Mamadou traverse une période délicate pour lui avec son club. A travers la blessure de Younès, il me fallait un défenseur susceptible d'être dans les 4 centraux et opérationnel de suite. Avec la saison qu'il a faite et le contexte, Mapou risque d'être dans un environnement très positif, donc nous jugeons qu'il est peut-être plus apte à jouer ce rôle. » Peut-être mais peut-être pas… Là encore, Blanc semble réduit à faire des paris.

Martin vs Gourcuff


Bien entendu, chacun aura tenu les comptes : douze Bleus de l’étranger plus quinze de Ligue 1 moins Kaboul égale vingt-six joueurs. Il va donc falloir pour Blanc en retirer trois de l’aventure, comme dans une bonne vieille émission de télé-réalité. Alors puisque nous en sommes à ce point des comparaisons, votons : qui va quitter le château tricolore ? Le premier pourrait s’imposer, hélas, de lui-même. Loïc Rémy s’est méchamment fait mal à la cuisse lors de la 37e journée de championnat avec Marseille face à Auxerre. Une vraie tuile tant l’Olympien présente d'atouts : joueur d’espaces, joueur de tête (une denrée rare historiquement en France), capable d’évoluer dans l’axe comme sur un côté, le droit de préférence. On aurait pu croire que Blanc pouvait choisir de le retenir en tablant sur une rémission pour le deuxième ou troisième match. Mais non, le petit cousin caché de Thierry Henry ne sera de la partie que s’il est opérationnel dès le premier match. Une hypothèse qui laisse Blanc très pessimiste. Un de moins donc. Restent deux places dans le taxi. L’une sera fatalement dans le cœur du jeu. Si on admet que les deux six se nomment M’Vila et Diarra (pas le bon, hélas), que les deux relayeurs gauches s’appellent Malouda et Matuidi, restent deux relayeurs droits. Cabaye est incontournable, la balance se fait donc entre Gourcuff et Martin.

On l’a dit, « Yo » est aux fraises. Mais la vérité oblige à reconnaître que le Sochalien n’est pas tellement mieux, loin du MM (ah le coup des deux initiales, une réminiscence délicieuse) vu l’an passé. Mais même moins bien, le Lionceau a le mérite de la simplicité, une capacité à aérer le jeu que n’a pas Gourcuff, surtout quand ce dernier est moins bien, avec cette propension agaçante à toucher et retoucher la gonfle avant de la transmettre. Mais le Lyonnais, plus puissant, propose plus de volume, un atout utile pour compenser le manque global de talent dans ce secteur. Le match est lancé et le stage, ainsi que l’amical contre l’Islande, donneront les clés du verdict. Pour le dernier éliminé, la raison oblige à regarder le pauvre Valbuena. On dit le pauvre car le petit bonhomme n’a pas démérité depuis deux ans, repoussant chaque fois ses limites et se montrant rarement décevant en Bleu. Sauf que le Marseillais va sans doute payer le palier franchi par Menez et surtout l’explosion de Ben Arfa, deux joueurs qui possèdent dix Valbuena dans chaque jambe. Le foot n’est pas toujours une histoire de mérite. La liste du 28 mai pourrait en être la parfaite illustration.

Par Dave Appadoo
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