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Mais ils sont où les Gabonais ?

Existe-t-il une meilleure opportunité qu’une compétition organisée au bled pour fédérer toute une communauté ? Pourtant, les Gabonais de Paris ne se sont pas rassemblés pour suivre le premier match des Panthères, certains lésés par une mobilisation faiblarde, d’autres parce qu’ils n’avaient pas le cœur à la fête.

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Depuis le rond central du stade de l’Amitié de Libreville, face à la Guinée-Bissau, Pierre-Emerick Abameyang donne le coup d’envoi d’une Coupe d'Afrique des nations disputée à la maison. Mais depuis Paris, difficile d’entendre la ferveur au sein de la communauté gabonaise. Et pour cause. Rien n’est prévu pour accueillir la communauté installée en France, chacun étant renvoyé dans son coin pour regarder le match d’ouverture face à la Guinée-Bissau.


Pourtant, à 17 heures, dans les rues de la Goutte d’Or, le quartier de la capitale fréquenté par la communauté africaine, l’agitation se concentre surtout autour du marché. Dans les bistrots, quand ce n’est pas Rennes-PSG qui passe sur les écrans, peu de consommateurs se pressent devant les télévisions pour suivre les exploits des Panthères. Les Gabonais ? Invisibles. Aux Bons Amis, Ibrahim finit son café tout en suivant la rencontre d’un œil distrait. « Si cette CAN était organisée chez nous au Mali, c’est sûr qu’on se serait tous rassemblés ici pour partager ce moment ! » , s’étonne-t-il face à la désertion des Gabonais.

« Ça sonne creux »


En ce 14 janvier, les Gabonais se montrent insaisissables. Il faut dire que les ressortissants de ce pays d’1,7 million d’habitants forment une petite communauté en France. D’après les chiffres de l’INSEE, 13 500 personnes sur le territoire sont natives du Gabon, loin des 85 000 Sénégalais ou encore des 750 000 Algériens, à titre de comparaison. Mais rien ne les empêchait de se mêler aux autres nationalités pour rendre la fête plus folle. Au Palais des congrès Paris-Est de Montreuil, à l’African Village Diaspora, tout était en place pour permettre à tout le monde de célébrer le football africain. Cette fan zone de 8000 m² prévoyait des écrans géants, mais aussi toutes sortes d’animations, de concerts, de stands de restauration pour faire converger tous les Africains de la région parisienne. L'association organisatrice avait vu les choses en grand. Peut-être trop.


Car à 24 heures du coup de feu, son président Jean-Marcel Tapé a dû se résoudre à annuler l’événement, faute de réservation et d’accord avec les partenaires, malgré une large promotion dans la presse africaine et locale. « On avait prévu d’attirer environ 35 000 visiteurs, mais à ce jour, seulement 5 000 personnes ont répondu à l'appel » , se désole l’Ivoirien. « Si les gens se rassemblent pour voir du foot, c’est pour retrouver de la chaleur humaine et une ambiance festive. Là, ça aurait sonné creux. » Pour sauver les meubles, il annonce vouloir tout de même proposer gratuitement la diffusion de la finale qui aura lieu le 5 février. Le désintérêt général fait forcément des déçus, dont les rares supporters des Panthères qui comptaient se rendre à Montreuil ce soir-là pour suivre le premier.

Les gérants des Saveurs des Tropiques, unique restaurant de spécialités gabonaises de Paris, font partie de ceux-là. Et quand on leur apprend l’annulation de l’événement, ils expriment leur désarroi. « On pensait partager ce moment avec toute la communauté africaine. En 2012 [lorsque le Gabon avait déjà co-organisé la CAN avec la Guinée équatoriale, ndlr], on avait installé cinq écrans dans notre restaurant et tous les Gabonais s’étaient retrouvés ici » , se souvient avec fierté Esther. « Là, ça va être compliqué d’improviser quelque chose en un jour... Ce soir, on va travailler comme tous les jours. En gardant un œil sur le résultat. » Même du côté des associations communautaires, personne n’a pris la peine de prendre les choses en main. « Je n’ai pas connaissance d’une telle initiative, mais essayez d'aller voir du côté de l’ambassade » , botte en touche Nic Geordan Mbadinga Moussadji, président de Gabon Découverte.

La gronde plutôt que les clameurs


Pourtant, sous les dorures de la résidence consulaire du Gabon, installée dans le 16e arrondissement de Paris, la réception qui était envisagée a elle aussi été remise à plus tard, pour des raisons de sécurité. Le risque de voir débarquer des opposants jouer les trouble-fête, dans un lieu rempli de fonctionnaires forcément pro-Bongo, était trop important. Car plus qu’une simple mauvaise organisation ou un manque d’intérêt du côté du peuple gabonais, se dessine en arrière-plan un problème plus profond, politique celui-là, à l’image de la colère qui traverse les rues de Libreville. Cette CAN est organisée sous la présidence d’un président de la République plus que jamais contesté, à l’intérieur de ses frontières comme dans les rangs des expatriés. Ceux-là refusent de laisser les coudées franches à Ali Bongo, pour qui la compétition est un formidable outil promotionnel.



« Je connais certains opposants, qui ne sont pas d’accord avec le fait que tout l’argent qui a servi à organiser la CAN ne soit pas utilisé pour améliorer la vie des Gabonais » , commente-t-on du côté du resto Les Saveurs des Tropiques. « Moi, je pense que même s’il y a une part de vérité là-dedans, on aurait tous pu profiter de cet événement pour se rassembler. Vous savez, en Afrique, tout le monde aime le football. Qu’on soit pour ou contre Bongo, il y a forcément de quoi se désoler que la fête ne soit pas celle qu’on aurait dû avoir. Ça ne fait du bien à personne. Mais c’est la conjoncture qui fait que les choses ne se déroulent pas comme on l’aurait souhaité. » Et ce n’est pas le match nul concédé par les Panthères dans les arrêts de jeu qui fera renaître l'engouement parmi leurs supporters en France.



Par Mathieu Rollinger Tous propos recueillis par MR.
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