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Pourquoi personne ne parle de ce Raffael ?

Depuis trois ans, Raffael fait le bonheur du Borussia Mönchengladbach et est devenu une valeur sûre de la Bundesliga. Pourtant, personne ne semble le connaître au-delà des frontières allemandes. Retour sur sa carrière.

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Avez-vous déjà tenté de parler de Raffael autour de vous ? Si votre interlocuteur n’est pas un passionné de Bundesliga, vous avez sûrement eu affaire à un mur. «  Ah oui, l’ancien latéral de Manchester United ? » , vous a-t-on répondu. «  Ah oui, le chanteur français né dans une caravane qui sait que la terre est plate et dont on ne se souviendra plus dans 150 ans ? » , ont rigolé d’autres. Là, vous avez abandonné, et même si vous non plus, vous n’aviez pas envie de partir fâché, vous ête allés faire un tour sur la route.


Bah ouais, comment expliquer que l’arrière droit de l’Olympique lyonnais, qui n’a jamais eu le niveau pour jouer à MU et qui n’a pas montré grand-chose en Ligue 1, soit dix fois plus connu que l’un des meilleurs attaquants de Bundesliga, qui rayonne chaque week-end sur les pelouses allemandes ? Très franchement, la réponse reste un mystère. Car Raffael Caetano de Araújo, avant-centre du Borussia Mönchengladbach, représente une valeur sûre au pays d’Angela Merkel. La semaine dernière encore, personne n’a fait de cas de sa très belle ouverture du score sur le terrain des Young Boys Berne. Un but qui a lancé son équipe sur les rails de sa victoire 3-1 quasiment qualificative pour la compétition reine.

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Les assists en marque de fabrique


Pourtant, ce genre d’actions est loin d’être rare de la part du Brésilien. Ainsi, Raffael a envoyé quinze ballons au fond des filets l’an dernier, tout en réalisant quatorze passes décisives. En l’espace de 39 matchs, toutes compétitions confondues. Autant dire qu’il faut prendre son mal en patience pour voir une partie dans laquelle il ne se montre pas décisif. Alors, oui, le bonhomme a déjà trente et un ans. Certes, il n’a pas toujours présenté de tels chiffres. Mais il n’a jamais été bidon non plus. Son talent n’est pas apparu du jour au lendemain. Bien au contraire. Après avoir fait ses gammes dans son pays natal, à la Juventus sud-américaine, puis en Suisse, à Chiasso, l’avant-centre opte pour le FC Zurich. Balancé dans le grand bain à vingt printemps, le môme ne déçoit pas.


En cent rencontres, il marque 49 fois. Sans oublier ses assists, au nombre de 25. Avec ce genre de chiffres, le gamin attire forcément les recruteurs. La suite s’inscrit donc en Allemagne. Au Hertha Berlin d’abord, en 2008, pour 4,5 millions d'euros. Les défenses germaines étant plus accrocheuses que les suisses, Raffael galère un peu, mais conserve des performances correctes. Huit pions lors de sa première saison pleine, dix durant les deux suivantes et sept pendant la quatrième, avec toujours ces passes décisives – 29 en tout à Berlin –, qui sont sa marque de fabrique. Un buteur, oui, mais un buteur capable d’offrir des caviars sans se prendre la tête avec le classement des meilleurs buteurs. Parce que Raffael, c’est ça : un joueur doué des deux pieds avec une générosité certaine.

Raffael plus joli que Sarkozy


Le passage à vide a lieu en 2012-2013. Transféré au Dynamo Kiev pour neuf millions, le natif de Fortaleza ne s’adapte pas, joue treize fois (un but, deux passes dé) et revient à l’hiver en Bundesliga, en prêt, à Schalke 04. Pas hyper à l’aise, le garçon est alors récupéré six mois plus tard par le Borussia Mönchengladbach, qui, sans franchement le savoir, fait une belle affaire. En déboursant cinq millions d’euros, les Poulains se payent le complément parfait de Max Kruse, arrivé lors de la même période. Assez puissant, rapide, endurant, doté d’une bonne technique, du sens du placement ainsi que d’une belle frappe de balle, Raffael a tout de l’attaquant complet. Et le montre sous les ordres de Lucien Favre, qui l’avait déjà coaché au Hertha.


Bilan : 44 pions et 25 assists en trois ans. Ce qui a évidemment contribué aux bons résultats récents de son club : sixième place en 2014, troisième en 2015, quatrième en 2016. Pas fou, le Borussia a fait prolonger son Brésilien jusqu’en juin 2019 cet été. Parce que son employeur n’a que faire qu’il ne soit pas médiatique, tant qu’il fait le boulot. « Pas de délice, pas d'étincelle, pas de malice sans Raphaël, les jours sans lui deviennent ennui  » , chantait déjà une jolie demoiselle en 2002. Si on pouvait parler un peu moins du mari de cette dernière et un peu plus de notre Raffael à nous, on ne s’en plaindrait pas. Après tout, les deux savent faire l’actualité. Par Florian Cadu
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Dans cet article

HerbyCohen Niveau : CFA2
Merci pour l'article. Je m'évertue depuis des années à dire à mes potes et aux gens qui suivent le foot que ce mec est un super joueur les trois dernières années c'est autant de buts que de passes dé.

Il n'est pas non plus considéré comme une star en buli car le mec est un joueur "lisse", mais tous les observateurs et connaisseurs s'accordent à dire qu'il est parmi les tops du championnat. Sa régularité est assez incroyable en plus. L'article décrit bien ces qualités sportives donc je ne vais rien rajouter, mais avec Kruse ils faisaient très très mal les deux. Et je pense que le mec va pouvoir jouer encore quelques saisons à ce niveau tant il est technique et intelligent dans le jeu.
clement6628 Niveau : CFA2
Note : 1
Pour votre première partie, ce n'est ni plus ni moins qu'une histoire de médiatisation. Tout le monde connaît Jesé Rodriguez qui a toujours été remplaçant au Real et qui risque de l'être à Paris et beaucoup moins connaissent Ricardo Rodriguez qui est un excellent latéral.
Il n'évolue pas dans un top club et la Bundesliga est encore aujourd'hui moins médiatisée que ses voisins. Une fois cité les effectifs du Bayern et Borussia et quelques joueurs de Wolfsburg, Schalke ou le Bayer, il faut commencer à se creuser les méninges.
Pour avoir regarder des matchs des Fohlen, la saison passée, ce type a absolument de l'attaquant moderne. Dommage qu'il ait déjà passer la trentaine car certains clubs se seraient penchés sur son cas.. Ma foi, tant mieux pour Mönchengladbach et j'espère qu'il va réussir à trouver la bonne entente avec Thorgan Hazard, ça ne pourra qu'être bénéfique pour notre petit Belge !
DoutorSocrates Niveau : CFA
Faut plus mettre l'accent sur Lucien Favre l'ami. C'est lui qui l'a coaché à Zurich, puis l'a amené dans ses bagages au Hertha et enfin à Gladbach. La seule période à vide de Raffael c'est lorsqu'il a été transféré dans un club qui n'était pas coaché par Favre. Raffael c'est son bébé. Vous risquez de le voir débarquer un jour à Nice ahaha.
BruceLeeZarazu Niveau : District
Je pense que le petit n°10 qui déboule sur son flanc pour lui donner la passe s'appelle Hazard.
Note : -1
Il paye à mon avis son cv qui n'est pas assez clinquant pour plaire au grand public, et peut être aussi une certaine sobriété dans le jeu: complet sans faire trop de spectacle.

Mais après s'il est efficace et discret, ce n'est pas plus mal, çà lui permet d'être tranquille pour bosser et çà permet aussi à son club d'espérer le garder un peu plus.
Buteur, pas vraiment. C'est un attaquant atypique, complet, comme les brésiliens savent le faire (Rivaldo, Alex de Fenerbahçe/Parme, ou Firminho actuellement). Capable de jouer avec un deuxième attaquant ou en 10.
Ahmed-Gooner Niveau : CFA
Note : 2
Enfin de la reconnaissance pour ce joueur, qu'on ne verra aussi jamais sous la tunique de la Seleçao alors qu'il est l'un des meilleurs attaquants brésiliens sur le marché et cela depuis des années.
@Zanka

Du mal à comprendre ta notation de ton commentaire. Je n'y vois aucun feu d'artifice pouvant expliquer une telle dépréciation.

@Ahmed Gooner

J'ai toujours eu ce problème avec le Brésil. Je trouve qu'ils ont un peu trop l'habitude de privilégier la puissance médiatique des joueurs et leur aura auprès du public plutôt que le réel intérêt dans l'équipe.
Je me demande encore comment le Brésil a pu, par exemple, faire fi des performances extraordinaires de l'OL dans les années 2000 pour appuyer son ossature.
Le peu de crédit qui avait été donné à Cris et Juninho me laisse encore pantois : comment ces deux joueurs pouvaient ne pas être titulaires indiscutables, surtout le second ?
Comment une demi douzaine de joueurs étaient préférés à Pernambucano pour tirer les coup francs dangereux ?

Cet état de fait est maintenant beaucoup moins vrai car la qualité des joueurs brésiliens a fortement diminué et qu'ils sont maintenant obligés de faire avec ce qu'il y a.
Reste des anomalies comme celle de Rafael : le Brésil actuel a besoin de cohésion et d'une identité de jeu et ce n'est pas en boycottant un joueur aussi collectif que les choses peuvent s'arranger.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Message posté par Ahmed-Gooner
Enfin de la reconnaissance pour ce joueur, qu'on ne verra aussi jamais sous la tunique de la Seleçao alors qu'il est l'un des meilleurs attaquants brésiliens sur le marché et cela depuis des années.


Complètement d'accord ! Ca fait un moment que je me demande pourquoi Raffael n'a jamais eu sa chance avec la Seleçao (un peu comme Allan ou Bruno Peres à d'autres postes) alors qu'il figure clairement parmi les meilleurs joueurs offensifs brésiliens actuels...

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