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Mais bordel, pourquoi le Real nous bassine tant avec la Decima ?

« Decima » par-ci, « Decima » par là. En automne ou au printemps. Sous la pluie ou en terrasse… À Madrid, la 10e Ligue des champions du Real est devenue une obsession. Au-delà du chiffre rond, pourquoi les Madrilènes font-ils une fixette autour du 10 ? On a demandé à un ancien président du club, un ancien joueur, un journaliste, un socio et à... un boucher.

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Marciano Garcia Remon, portier du Real Madrid de 1971 à 1986

« Le Real Madrid attend de soulever une Ligue des champions depuis longtemps, vraiment longtemps. S’il la désire tant, ce n’est pas forcément une histoire de chiffres, de dizaines. Le numéro 10 est certes très spécial. Mais sincèrement, il en serait à huit, on ne parlerait que de la "Novena". Ici, on fait ses équipes en pensant seulement à l’Europe. Il faut que tout soit construit pour atteindre le plus haut niveau européen. Ce n’est pas seulement propre au Real Madrid. Le Bayern, Manchester, le Milan… Tous ces clubs sont presque devenus trop petits pour leurs simples championnats nationaux. Ils n’existent plus qu’au niveau européen. Le truc au Real, c’est que cette attente est démultipliée. Avant, c’était beaucoup moins le cas, championnat et Europe avaient la même importance. La raison est très basique : tu ne pouvais te qualifier en Champions qu’à la seule condition de gagner le championnat. Aujourd’hui, avec la projection à l’international des équipes, tu peux survivre sans gagner la Liga du moment que tu es présent sur la scène européenne. Si tu regardes, en 2000, le Real gagne la C1. C’est la fête à Madrid. À côté de ça, en Liga, il finit 5e. Et ce n’est pas grave, les gens s’en foutent. À Madrid, et à Cibeles, un titre de Liga et une Coupe d’Europe ne se célèbrent pas de la même façon. Tu demandes aux gens du club ou aux supporters, ils t’échangeront sans même réfléchir une Liga contre un titre en Ligue des champions. À chaque début de saison, on a l’habitude de dire que le premier objectif de la saison en championnat est de gagner la Ligue des champions. Avec ce Barça, ça n’arrange rien. Il se compare à lui sans arrêt, il devrait être au-dessus de ça. Surtout qu’au jeu des comparaisons, c’est tout le madridismo qui en souffre… »

Ramon Calderón, président du Real Madrid de 2006 à 2009

« C’est un lien historique et charnel qui unit le Real Madrid à la Coupe d’Europe. Les gens ont tendance à l’oublier, mais le Real Madrid est un membre fondateur de cette compétition avec le journal L’Équipe. Au-delà de ses nombreux titres, ce sont des liens presque paternels qui obsèdent tant les Madridistas. D’autant plus qu’avec les cinq premiers titres remportés par Di Stéfano et ses partenaires, on peut avoir tendance à penser au Real que c’est la "nôtre". C’est un fait plus qu’un jugement. Ensuite, il y a eu une longue attente. Entre 66 et 98, on a attendu 32 ans. C’est long. Ensuite, il n’a fallu attendre que deux ans pour remporter les deux suivantes. Et on est restés bloqués. On a attendu. Et on a compris que la Liga, c’est bien, mais que l’Europe, c’est tout. Le championnat espagnol est presque devenu trop petit, même si le Barça n’a pas oublié de nous rappeler son importance. Il faut donc comprendre que c’est toute une équipe, enfin un club, qui est construit pour la conquête de cette Decima. Tout le Real Madrid l’attend, ce qui dépasse largement les frontières de la capitale. Dans le monde entier, le Real représente Madrid. Tout le monde au club le sait, les joueurs les premiers. La pression ? Ils y sont tous préparés. Ils savent ce que tout cela implique. »

Alberto Pereiro, journaliste chargé du Real Madrid à Onda Cero depuis 2008

« Pour le Real, la Decima est une obsession. Une obsession absolue, en lettres capitales ! Tous les transferts en centaines de millions d’euros, changer tout le temps d’entraîneur… Tout est un motif pour remporter la Decima. C’est irrationnel. Et le Barça est venu mettre son grain de sel. Sans ces trois Ligues des champions barcelonaises, le Real ne serait pas aussi mal. Avec Mourinho, ça a gonflé jusqu'à exploser. Surtout que durant toutes ces dernières années, le Real est redevenu un favori. Cela fait trois ans de suite qu’il se trouve en demi-finales. Avant, pendant six ans, nada. Le néant, avec six saisons sans dépasser les huitièmes. L’ambiance était funeste. Dans les tribunes, les gens n’étaient pas bien. Aujourd’hui, si tu leur demandes, ils se foutent de la Liga, de la Copa del Rey… C’est la Ligue des champions. Je te donne un exemple personnel. En radio (Onda Cero, ndlr), les soirs de Ligue des champions, dès le premier match, on a beaucoup plus d’ambiance que pour la Liga. Les médias font plus d'émissions avant un match de C1 que de championnat. Chez les joueurs et les dirigeants, c'est pareil, tout le monde ne désire que la Decima. Je connais bien cinq joueurs de l’effectif, et ils me disent tous qu’ils sont obsédés par elle. La dernière fois, l’un d’entre eux m’a dit : "Je ne partirai pas avant de l’avoir gagnée, et pourtant j’ai eu des occasions de partir." Dans l’appellation, le nom, la Decima, c'est synonyme d'un nombre important, le premier à deux chiffres dans l’histoire des vainqueurs de la Coupe d’Europe. Mais c’est surtout l’attente qui importe pour les gens d’ici. »

René, socio du Real Madrid depuis « très longtemps, tu n’étais pas né »

« La Ligue des champions, c’est ce qui nous fait rêver. Franchement, je te donne cinq Ligas contre la Decima. En plus, ça nous ferait toujours cinq titres de plus en championnat que le Barça. Nous, jaloux ? Non. Mais c’est sûr que ça nous fait souffrir de les avoir vus gagner trois Champions et nous, aucune. De voir du Barça partout, en Espagne et en Europe, ça fait chier. Il est tant que l’on remette les pendules à l’heure. Je n’imagine même pas le jour où l’on va arriver en finale… On a perdu trois fois de suite en demi-finale, mais je peux te dire que si nous arrivons en finale, on ne se ratera pas. Le Real ne s’est pas souvent raté sur un match. Ce serait d’ailleurs bien de voir Benzema mettre le but en finale qui nous fait gagner. Le dernier à nous avoir offert une Ligue des champions, c’était un Français. Pas n’importe lequel, "El Astro". Il me manque vraiment, Zidane. Ça n’existe plus les joueurs comme lui. Il n’avait pas le numéro 10 à Madrid, mais c’était comme si. Mais bon, désormais, il est revenu sur le banc. Alors on va espérer que son retour soit béni. »

Javier, boucher à Malasaña, quartier de Madrid, et supporter du Real

« Pour une fois qu’il y a un match de Ligue des champions et que je ne suis pas stressé, ça fait du bien. Du coup, je suis un peu moins violent quand je coupe la viande (il se marre). Plus sérieusement, avec la Decima, les gens doivent nous prendre pour des fous. Tu me prends pour un fou ? Tu aurais raison en tout cas. Ma femme n’en peut plus, et je la comprends. Mais c’est plus fort que moi. Si tu vas voir tous les Madridistas, ils vont te dire pareil que moi : la Decima, ce n’est pas une option, c’est une obsession. Pas tant sur le fait que ça soit la 10e, même si ça a de la gueule. C’est surtout que l’on attend depuis trop longtemps. Tous les étés, il y a des gros transferts, mais pour pas grand-chose. J’en veux un peu à la direction, même si je pense que chez eux aussi, c’est plus le cœur qui parle. Pour être président, tu dois être socio, tu dois aimer ce club jusqu’au plus profond de toi-même. Les décisions que tu prends sont tout de suite moins rationnelles. Je ferais un très mauvais président, je pense. Avec ce qui se passe au Barça, je rigole. Mais très franchement, ça pourrait nous arriver également. Par contre, il y a une chose qu’ils n’auront pas à Barcelone, c’est dix Ligues des champions. Putain, ce serait tellement beau… Et puis Lisbonne, c’est pas si loin. »

Propos recueillis par Robin Delorme, à Madrid
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