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Mais bon sang, qui es-tu Brad Friedel ?

Hugo Lloris pensait arriver en terrain conquis à Tottenham mais les déclarations ici et là laissent penser qu’il va lui falloir se battre pour être titulaire. Car les Spurs ont un numéro un insubmersible. Brad Friedel n’est pas le gardien le plus glamour du foot anglais. Mais le bougre est un squatteur de première. A 41 ans, il bande encore dur le salaud ! Portrait d’un type qui n’a pas besoin de Viagra.

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Depuis un peu plus de dix jours, il est le gardien de but de Premier League le plus célèbre en France. Avant ? Pour les familiers du football anglais, un nom familier, un type qui traîne ses guêtres depuis toujours ou presque sur tous les terrains d’Albion. Un grand balèze, plutôt sûr, un peu gauche, et franchement pas esthétique, du genre à attirer les quolibets de ceux qui ne sont pas des fervents d’outre-Manche. Oui, Brad Friedel n’aurait jamais dû quitter sa place de vieux routier dont on ne sait pas grand-chose du championnat anglais. Mais voilà, le portier de Tottenham pourrait bien être le fossoyeur de ce bon Hugo Lloris, ce qui se fait de mieux en France depuis Fabien Barthez.

Celui-là même qui, après des débuts prometteurs à Manchester en 2000, avait fini par glisser sur le banc à la faveur d’un autre portier américain, Tim Howard en l’occurrence, comme une répétition assassine de l’histoire. A une différence près : contrairement à "Fabulous Fab", arrivé en fanfare chez les Red Devils, Hugo Boss, lui, doit tout simplement se faire un nom. Surtout, il doit d’abord chaparder cette place de titulaire à Friedel. Ça aurait dû être tacite lors de la signature de l’ancien rempart de l’OL mais finalement, l’affaire se jouera on the pitch. Vu de France, ce duel ressemble à une formalité. Franchement Friedel vs Lloris, la bonne blague ! Mais ça, c’est seulement vu de France. Car de l’autre côté du Channel, c’est effectivement une bonne blague : Friedel doit rester numéro un dans les bois des Spurs.

Parfaitement gaulé pour la Premier League

Le pire, c’est que les arguments ne manquent pas en faveur de l’ancien international yankee. C’est que le Brad, il en a assis quelques-uns sur le banc. Pire : il les y a condamnés, et ce, depuis le 15 mai 2004. Soit près de huit ans que le bonhomme n’a pas raté un seul début de match, soit plus de 300 matches d’affilée dans la peau d’un starter. Qui dit mieux ? Évidemment, une telle permanence ne peut être le fruit d’un savoir-faire en matière de copinage, puisque le natif de Lakewood dans l’Ohio s’est invariablement imposé dans des écuries aussi différentes que Blackburn, Aston Villa et donc Tottenham. Sa plus grande qualité : savoir rester en bonne santé. C’est tout con mais à ce poste si particulier, c’est crucial. En ne laissant aucune fenêtre à sa doublure, Friedel étouffe la concurrence interne. Mais pour ça, le bougre ne laisse rien au hasard et laisse derrière lui les clichés sur le Ricain pur jus friand de junk food. « Quand tu es à table avec lui, tu vois tout de suite que le mec fait attention... C'est un grand professionnel. Il fait attention à ce qu'il mange, à ce qu'il boit. Sinon, il n'en serait pas là » , lâchait même Robert Pirès à son sujet sur Francefootball.fr, après avoir côtoyé la bête quelques neuf mois à Villa.


Oui, la bête. Car ce serait un peu trop simple de résumer Friedel à un type qui fait attention à sa gamelle avant de se coucher de bonne heure. Non, le gardien formé à UCLA est en fait parfaitement adapté pour les joutes de Premier League. Grand (1m88), baraqué, équipé de bras de gibbon et de paluches qui sont davantage des battoires, Friedel a tout ce qu’il faut pour aller fighter dans les airs, cette zone de non-droit ou presque qui fait le sel du foot anglais, une dimension qui pourrait être le point faible de Lloris. Ajoutez à ça des réflexes étonnants sur sa ligne et un leadership naturel, et chacun aura compris que l’affaire n’est pas dans le sac pour le capitaine des Bleus. Pourtant, s’il faudra effectivement se sortir les doigts du côté du Niçois, on a comme dans l’idée que le challenge est dans ses cordes. Car la sortie venimeuse de Villas-Boas tenait davantage d’un sens politique dans un contexte où le Portugais est sur la sellette et doit ce qui lui reste de crédit à la perf XXL de Friedel face à Norwich (1-1) il y a quinze jours. Mais sur la distance… D’ailleurs, pour Arsène Wenger, il ne devrait pas y avoir photo : « Quand ils verront Lloris à l’entraînement, ils vont vite comprendre. »



Dave Appadoo
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