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Mais au fait, que sont devenus les Grecs de 2004 ?

Sans préavis, ils ont fait irruption au Panthéon du football. Retour sur les principaux champions d’Europe grecs en 2004. Seuls trois rescapés de ce groupe ultra-défensif figurent, aujourd’hui encore, en sélection nationale. Avec la Grèce, Karagounis, Katsouranis et Chalkias affrontent ce vendredi la Pologne, à Varsovie, pour le coup d’envoi de l’Euro 2012.

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Antonios Nikopolidis : 41 ans, retiré des terrains
Le sosie officiel de George Clooney a enlevé ses gants en 2011. Très costaud, il n’avait encaissé que quatre buts en six rencontres à l’Euro 2004. Logique qu’il figure dans l’équipe-type des meilleurs joueurs de la compétition. Champion de Grèce la même année avec le Panathinaïkos, il signe ensuite dans l’autre grand club d’Athènes. À l’Olympiakos, il dominera la D1 grecque de 2005 à 2009. Une hégémonie digne de l’Antiquité.

Yourkas Seïtaridis : 31 ans, Panathinaïkos
En 2004, le latéral gauche gagne deux fois contre le Portugal avec sa sélection. Et ce, pendant le même Euro. Acquis à l’idée que ça lui réussit bien, il quitte alors le Panathinaïkos pour le FC Porto. Mais une saison plus tard, il refait déjà ses bagages. Direction le Dynamo Moscou (2005-2006) pour quelques bouts de matchs, puis l’Atlético Madrid (2006-2009). Depuis, il est revenu au Pana.

Michalis Kapsis : 38 ans, Ethnikos Le Pirée
Défenseur central rugueux, il faisait la paire avec son compère Dellas. Après l’Euro, il est transféré de l’AEK Athènes aux Girondins de Bordeaux. Le cerbère n’aboiera qu’une saison en France. Hormis un crochet par Chypre et Nicosie, toute la suite de sa carrière se déroule en Grèce : à l’Olympiakos, Levadiakos et à l’Ethnikos Le Pirée depuis 2010. Un club dont le nom se termine comme celui de l’Olympiakos. Mais relégué en D4 grecque l’an passé, après un scandale de matches truqués.

Traïanos Dellas : 36 ans, AEK Athènes
En 2004, contre les Tchèques, le colosse d’1,96 mètre a ouvert les portes de la finale à la Grèce. D’un but de la tête sur corner, et presque sans sauter. Ensuite, il restera encore une saison à l’AS Roma. Le temps de s’inviter à 21 matches de Serie A. Puis c’est le retour au pays. Dellas pointe depuis 2005 à l’AEK Athènes. Hormis un an à l’Anorthosis Famagouste en 2008-2009. Cette fameuse saison où le club chypriote a tenu en échec l’Inter et le Werder Brême en Champions League.



Panayotis Fyssas : 38 ans, retiré des terrains
Pour mieux s’adapter au microclimat portugais, le latéral droit s’installe au Benfica dès janvier 2004. Il y séjournera jusqu’en 2005. Après, grand mystère de la vie, il signe en Écosse. OK. Celtic ou Rangers ? Aucun des deux. Il s’engage à Édimbourg avec le Heart of Midlothian, vainqueur de la coupe nationale en 2006. Et achève sa carrière au Panathinaïkos en 2008. Actuellement DTN à la Fédération grecque de football.

Angelos Basinas : 36 ans, retiré des terrains
En froid avec le staff de son club formateur, Basinas dit bye-bye en 2005 au Panathinaïkos. Il se consolera en avalant 75 matches de Liga à Majorque en deux saisons et demie. Sa fin de carrière ? Aïe. Six mois à oublier à l’AEK Athènes et dix-huit de la même farine à Portsmouth. Le coup de grâce qui scellera sa retraite : un passage éclair à Arles-Avignon. Eh oui, il était dans le casting raté du promu provençal, en 2010, avec son compatriote Charisteas.

Theodoros Zagorakis : 40 ans, retiré des terrains
Élu meilleur joueur de l’Euro 2004. La consécration pour cet anonyme de 33 ans. Le capitaine de la sélection signe dans la foulée pour deux saisons à Bologne. Il n’en disputera qu’une, car le club est relégué au bout de la première. Le recordman de sélections avec la Grèce (120) retourne alors au pays. Au PAOK Salonique. Un club dont il deviendra président en 2007, sitôt les crampons raccrochés. Il cédera ensuite le relai à son ancien coéquipier, Zisis Vryzas.

Giorgos Karagounis : 35 ans, Panathinaïkos
L’homme qui a claqué le premier but de l’Euro 2004. Contre le Portugal, que la Grèce dominera aussi en finale. Remplaçant à l’Inter Milan entre 2003 et 2005, Karagounis se délocalise ensuite deux saisons au Benfica. En 2007, fin de ces escapades peu concluantes. Le milieu de terrain rejoue désormais au Panathinaïkos. Actuellement capitaine de la sélection grecque, qui plus est.



Kostas Katsouranis : 32 ans, Panathinaïkos
Comme pas mal de ses frères d’armes, Katsouranis a lui aussi joué dans une formation portugaise. Il faut croire que le pays de C. Ronaldo était fait pour les Grecs de 2004, même s’ils y ont connu des fortunes diverses avec leurs clubs. De 2006 à 2009, le milieu défensif roule pour le Benfica. Les matches à domicile à l’Estádio da Luz lui rappellent son sacre à l’Euro. Il finit par regagner le chemin du pays natal et revêt, pas très original, le maillot du Panathinaïkos. Encore titulaire en sélection et présent en Pologne.

Zisis Vryzas : 38 ans, retiré des terrains
La Grèce n’a encaissé que 4 buts à l’Euro 2004. Bien que frileux, Rehhagel se résout pourtant à aligner deux attaquants en finale contre le Portugal. Il en a de la chance, Zisis Vryzas. Passé par Pérouse, la Fiorentina, le Celta Vigo et le Torino, le voyageur a fini sa carrière au PAOK Salonique en 2008. Nommé dans la foulée directeur sportif du club, il remplace Zagorakis au poste de président depuis 2009.

Angelos Charisteas : 32 ans, Panetolikos
L’unique buteur de la finale en 2004 n’a pas été retenu en 2012. Triste. Au Portugal, son coup de boule avait éjecté les Bleus des quarts de finale. La même année, il souffle le doublé Bundesliga – Coupe d’Allemagne avec le Werder. Le grand attaquant (1,91 m, hein !), pas souvent titulaire en club, a aussi rôdé aux Pays-Bas (Ajax, Feyenoord) et en Allemagne (Nuremberg, Leverkusen, Schalke). Cette saison, la recrue éphémère d’Arles-Avignon a traîné son spleen au Panetolikos et serait annoncé à Chypre.



Otto Rehhagel : 73 ans, sans club
Le roi Otto a promené son sceptre en Grèce de 2001 à 2010. Plus occupé à ne pas prendre de buts qu’à en marquer, il fut en 2004 le plus vieil entraîneur à gagner l’Euro. À 65 ans. Record battu, depuis, par Aragones. La Grèce de Rehhagel, citoyen d’honneur athénien, rentre ensuite dans le rang. Allemagne 2006 ? Pas qualifiée. Suisse-Autriche 2008 ? Sortie au premier tour. Afrique du Sud 2010 ? Éliminée, malgré la première victoire du pays en Coupe du monde. En février 2012, le coach revient aux affaires, au chevet du Hertha Berlin. L’expérience n’a duré que trois mois. Elle s’est achevée par la relégation du club en D2 et un contrat non prolongé.

Kostas Chalkias : 38 ans, PAOK Salonique
Être remplaçant, ça conserve. Assis sur le banc de touche à l’Euro 2004, le gardien de but sera encore présent en 2012 avec la sélection hellène. Vraisemblablement assigné au même rôle. Après quelques matches avec le Pana, il a également ciré le banc à l’étranger, entre 2005 et 2006 (Portsmouth, Murcie). Aujourd’hui titulaire en club au PAOK Salonique.

Giannis Goumas : 37 ans, retiré des terrains
Il s’est saigné pour le Pana. Le défenseur a servi le club athénien pendant quinze saisons. Jusqu’à sa retraite en 2009. 277 matches de D1 grecque plus tard.

Nikos Dabizas : 38 ans, retiré des terrains
Un gars de la Premier League. Après l’Euro 2004, bye-bye Newcastle, hello Leicester City. En tout, il aura pratiqué sept ans de kick and rush. Pour finir, l’arrière s’accorde un dernier raid, à Larissa, de 2005 à 2011.



Stélios Venetidis : 35 ans, Larissa
À l’Olympiakos jusqu’en 2006, il pimente désormais sa fin de carrière en D1 grecque, à Larissa. À 35 ans, l’heure de dire stop approche. Comme ce fut le cas pour Dabizas l’an passé, son ex-coéquipier dans l’arrière-garde, en club comme en sélection.

Stelios Giannakopoulos : 37 ans, retiré des terrains
L’un des internationaux grecs les plus connus en 2004. Ou le moins inconnu, pour être plus juste. Chez les Bolton Wanderers, Giannakopoulos enfile 96 matches de Premier League de 2003 à 2006. Il se perdra à Hull City. En 2010, après une tentative ratée à Larissa (D1 grecque), il décide d’arrêter les frais. Et devient cette année-là président de l’équivalent grec de l’UNFP.

Demis Nikolaidis : 38 ans, retiré des terrains
Né en Allemagne, il a harcelé les défenses grecques de 1996 à 2003 sous la liquette de l’AEK Athènes. 175 buts en 273 matches de championnat. Un temps annoncé au PSG, il finit sa carrière un an plus tard, à l’Atlético Madrid. Plusieurs fois blessé, mais avec l’Euro 2004 en bouquet final.


Par Adrien Pécout
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nononoway Niveau : CFA
"il pimente désormais sa fin de carrière en D1 grecque, à Larissa"

lol, vous êtes c.ons :)
prtcl2x89 Niveau : DHR
olala que cet Euro 2004 m'aura fait rêver et cette équipe de Grèce au jeu moche qui l'aura bien mise à l'envers à tous les prétendants et surtout aux Portugais, j'en ai encore la mi-molle
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