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Mais au fait, ils veulent dire quoi ces blasons ?

Ils sont les premiers repères de l'identité visuelle des clubs et ont généralement une place de choix sur tous les maillots. Qu'ils soient moches, magnifiques, compliqués ou au contraire simplistes, les blasons ont tous des petites histoires à livrer.

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Atalanta Bergame


Quelle est cette figure féminine qui trône fièrement sur le blason des Nerazzurri ? De profil, les cheveux au vent... Mais oui, les joueurs de Bergame sont en fait des panneaux publicitaires pour les shampoings Wella ! En réalité, pas tout à fait. En 1907, les frères Gino et Ferruccio Amati, Giovanni Robert, Alessandro Forlini et Eugenio Urio fondent l'Atalanta Bergame. Pour se démarquer de l'autre club de la ville, la Bergamasca, les fondateurs et le premier président, Vittorio Adelasio, tous fans de mythologie, décident de prendre comme symbole la princesse Atalante. Si le mythe varie qu'on soit en Arcadie ou en Boétie (deux régions grecques), c'est sans doute la deuxième interprétation qu'ont préférée les fondateurs. Fille du roi de Skyros, Schoenée, elle n'accepta de se marier qu'à condition que son futur époux puisse la battre à la course. Ses concurrents partaient avant elle, et elle avait le droit de tuer tous ceux qu'elle dépassait. C'est sans doute à cette « combativité » que le club a voulu rendre hommage. Les couleurs, le noir et le bleu, ont été conservées après la fusion des deux clubs de la ville, en 1920. Avant cette date, l'Atalanta jouait avec des rayures noires et blanches, et la Bergamasca avec des rayures blanches et bleues. La logique l'a donc emporté. Une fois de plus.

Nîmes Olympique


Dans l'imaginaire collectif, crocodiles et palmiers sont plus souvent liés à l'Égypte et au bord du Nil qu'au Gard et à Toifilou Maoulida. Pourtant, les joueurs du Nîmes Olympiques évoluent bel et bien avec un crocodile comme emblème. Comme c'est souvent le cas, le blason du club reprend certains éléments des armoiries de la ville. Et comme c'est encore plus souvent le cas, il faut remonter loin, très loin, pour espérer comprendre ce que viendrait faire un crocodile dans le Sud de la France. En 31 avant J.-C. (non, pas Jean-Christophe Rouvière, mais Jésus-Christ), Octave écrase la flotte égyptienne d'Antoine et Cléopâtre à Actium et s'ouvre la voie vers la tête de l'Empire. Comme il était coutume de le faire à l'époque, les soldats victorieux de cette campagne se voient donner des domaines à Nîmes. Pour célébrer la victoire, ceux-ci font frapper des pièces de monnaie d'un crocodile et d'un palmier surmonté d'une couronne de lauriers. Quelques années plus tard, en 1535, François Ier, encore lui, donne la permission aux Nîmois d'utiliser ces éléments pour les armoiries de la ville. Alors, lorsqu'en 1937, le Nîmes Olympique est fondé pour succéder au Sporting, c'est tout naturellement que le crocodile devient l'emblème du club. Le rouge et le blanc étaient eux les couleurs du Sporting. Dans le fond, même s'ils subissent quelques moqueries, les Nîmois peuvent s'estimer heureux : ils auraient pu s'appeler les palmiers, ce qui est bien plus ridicule.

1. FC Köln


Après le prédateur, la proie. Blason le plus original de la Bundesliga, le logo du FC Köln a de quoi interpeller. Si certains clubs aiment se doter d'emblèmes effrayants, ou au moins un peu classe, les Allemands n'en ont strictement rien à faire. Et jouent depuis des années avec une chèvre comme mascotte. Après la fusion du Kölner Ballspiel-Club 01 et du Spielvereinigung Sülz 07, le 13 février 1948, le 1. FC Köln était né (le 1. devant le nom du club indique simplement qu'il s'agit du premier club de la ville, on peut donc considérer que le club a un peu triché ici). Premier élément à figurer sur le blason du club, la cathédrale de Cologne est la fierté de la ville. La chèvre, elle, n'est apparue que dans les années 1950. De passage dans la ville, le célèbre cirque Williams offre un bouc au club de football. Il est immédiatement nommé Hennes pour rendre hommage au joueur emblématique du club, Hennes Weisweiler (qui deviendra plus tard entraîneur). Depuis, la tradition perdure, et chaque bouc mort est remplacé par un nouvel arrivant. Actuellement, Hennes VIII vient ambiancer le RheinEnergieStadion à chaque match à domicile. L'histoire est sympa, mais une chèvre, quand même...



Par Gabriel Cnudde
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