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Mais au fait, ils veulent dire quoi ces blasons ?

Ils sont les premiers repères de l'identité visuelle des clubs et ont généralement une place de choix sur tous les maillots. Qu'ils soient moches, magnifiques, compliqués ou au contraire simplistes, les blasons ont tous des petites histoires à livrer.

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Association sportive Nancy-Lorraine


Au même titre que celui de Sedan ou de Rennes, le blason de l'AS Nancy-Lorraine est un de ceux qui intriguent le plus en France. Si cela fait longtemps que le chardon n'a plus piqué en Ligue 1, il mérite tout de même qu'on se penche sur son histoire. Oui, si cet emblème et la devise qui l'accompagne, « Qui s'y frotte s'y pique » , peuvent prêter à sourire, ils sont pourtant historiques dans la ville de Nancy. Le blason du club a beau avoir été récemment remis au goût du jour, le chardon et la devise n'ont eux pas bougé. Et ils ne bougeront sans doute jamais. Comme c'est souvent le cas, le club n'a pas hésité à puiser dans les armoiries de la ville pour bâtir son identité visuelle. Les armes de Nancy font effectivement la part belle au chardon lorrain depuis belle lurette. Depuis la période de régence des ducs de Lorraine, et plus précisément depuis celle du duc René II. Le 5 janvier 1477, ce dernier affronte à Nancy le duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Les locaux remportent la bataille et permettent aux duchés lorrains de rester indépendants. À cette période, les ducs lorrains font leur la devise « non inultus premor » ( « nul ne me touche sans impunité » ). Il s'agit là d'une référence directe au chardon lorrain, à qui les ducs réservent une belle place sur leurs armoiries. En 1575, Charles III autorise enfin la ville de Nancy à utiliser cet élément végétal sur ses propres armoiries. Peu à peu, la célèbre devise dérive vers « Ne toquès mi, je poins » ( « Ne me touche pas, je pique » ) et vers « Qui s'y frotte s'y pique » . Sur le blason apparaît également l'année de création du club, 1967, le tout sur un écu aux couleurs emblématiques de l'ASNL, le rouge et le blanc. À quand un match contre des Écossais ? Un Chardonico quoi.

Associazione Sportiva Roma


Pour tous les férus d'histoire, Rome est un symbole, un bijou, une merveille si riche et abondante qu'un millénaire d'existence ne suffirait pas pour révéler tous ses secrets. Fort heureusement, grâce au football et au blason de l'AS Roma, on peut en révéler au moins un : celui de la fondation de la ville. Dans la mythologie romaine, Rémus et Romulus sont les deux fils jumeaux de la princesse et vestale Rhéa Silvia et du dieu Mars, rien que ça. Le père de Rhéa, Numitor, était roi de la grande Albe la Longue jusqu'à ce que son frère, Amulius, ne le dépossède du trône. Effrayé que ses neveux ne réclament un jour le trône, Amulius ordonne qu'on les jette dans le Tibre (de plus, Rhéa était une vestale, et les vestales avaient obligation de virginité). Les jumeaux ne sont finalement pas tués, mais déposés dans une panière qui descend le fleuve. En aval, ils échouent au pied du mont Palatin et sont recueillis par une louve, devenant ainsi des Mowglis avant l'heure. La louve les allaite et les maintient en vie jusqu'à ce qu'ils soient récupérés et élevés par un berger du nom de Faustulus et de sa femme, Larentia, dont Tite-Live doute de la fidélité en la qualifiant de femme de petite mœurs. Bref, c'est la raison pour laquelle le blason de l'AS Roma fait la part belle à une louve et à deux nouveaux-nés. Ce que le blason ne dit pas, c'est qu'une fois grand, Rémus et Romulus retrouvent et tuent Amulius pour replacer le grand-père Numitor sur le trône. Ce dernier meurt rapidement après – c'était bien la peine de se donner tout ce mal – et les jumeaux décident de fonder leur propre ville. Et là, tout part en vrille. Rémus voit 6 oiseaux, mais Romulus en voit 12 et devient donc le roi, logique. Romulus délimite ses frontières, fonde sa ville et prévient son frère que s'il franchit les frontières, il sera tué. Bien évidemment, Rémus fait le malin, traverse, et son frère le tue. Pour les historiens du football, il s'agirait là du tout premier derby de l'histoire, à une époque où la mort était seul gage de victoire ou de défaite. Une bien belle histoire.

Watford Football Club


Les jeunes amoureux du football anglais doivent bien se demander pourquoi les promus de Watford jouent avec un trophée de chasse en guise de blason. Il faut dire qu'entre le Watford FC et les blasons, rien n'a jamais été simple. Fondé en 1881, le club ne se dote d'un premier blason qu'au début des années 1950 (les archives des périodes plus anciennes ont pour la plupart été détruites, indique le club). Celui-ci est doté d'une tête de cerf, des initiales du club et d'un ballon de football. En 1959, le cerf disparaît et seules les initiales restent visibles sur l'écu. En 1968, les supporters votent pour un nouveau surnom. Tous ou presque décident que les joueurs seront appelés les Hornets (les frelons, en français). Résultat logique, le club dessine un nouveau blason en adéquation avec ce nouveau surnom animal. Un frelon rouge est brodé sur les maillots dès 1968. En 1974, les designers vont un peu trop loin dans les expérimentations et laissent s'échapper une terrible créature de leurs cerveaux drogués : Harry the Hornet. Assez logiquement, les supporters restent pantois devant cette création enfantine et décident, en 1978, de changer une nouvelle fois de blason. Cette fois-ci, les couleurs restent les mêmes, le rouge, le noir et le jaune, mais l'animal change. C'est le retour du cerf sur le blason. Mais pourquoi un cerf ? Simplement parce que cet animal peuple la région de l'Hertfordshire. À noter qu'il s'agit bien d'un cerf, et pas du tout d'un élan. Parce qu'un élan dans le Sud de l'Angleterre, c'est assez rare tout de même. En revanche, aussi bête que cela puisse être, les joueurs sont toujours surnommés les Frelons. Allez comprendre.



Par Gabriel Cnudde
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