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Mais au fait, ça vaut quoi Solskjær entraîneur ?

Précédé d’une réputation flatteuse, doté déjà d’un joli petit palmarès d’entraîneur amassé chez lui en Norvège et possible futur entraîneur de Manchester United pour beaucoup d’observateurs, Ole Gunnar Solskjær est aussi ce type qui a appris le métier en disputant frénétiquement des parties… de Football Manager. Le nouveau coach de Cardiff City y a appris à faire preuve de pragmatisme dans sa gestion tactique et à se concentrer sur la gestion humaine. À Cardiff, ses talents de psychologue devraient être mis à rude épreuve…

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La scène est assez surréaliste. Elle a lieu devant les caméras du site norvégien PressFire en février dernier. On y voit Ole Gunnar en survêtement du club qu’il entraîne, Molde, donner non pas ses instructions à ses vrais joueurs sur un terrain, mais le postérieur vissé sur une chaise, devant un ordinateur sur lequel tourne le fameux jeu que tout fan de ballon rond connaît – et a déjà pratiqué au moins une fois avant de se rendre compte combien c’était une drogue très chronophage : Football Manager. Ole Gunnar, âgé aujourd’hui de 40 ans, mais qui possède toujours sa tête de Baby Face Killer de l’époque où il était l’attaquant joker des Red Devils, est un accroc au management virtuel. Il ne cache aucunement cette passion découverte avec ses cousins dès l’âge de 7 ou 8 ans, à l’époque de l’antique The Boss sur Commodore 64 (un jeu à rendre sexy n’importe quel logiciel de comptabilité d’aujourd’hui). Puis quand le grand espoir du foot norvégien est repéré par Alex Ferguson en 1996 et est transféré à Manchester, il emmène son ordi et ses logiciels PC favoris avec lui : Championship Manager d’abord, Football Manager ensuite. « C’est un jeu fantastique grâce auquel j’ai beaucoup appris, reconnaît-il. J’ai pu détecter beaucoup de bons joueurs, spécialement parmi les meilleurs espoirs. C’est comme dans la vraie vie, beaucoup d’entre eux se révèlent ensuite. »

« Je dois d’abord trouver ma voie »

L’histoire du footballeur devenu manager en usant ses rétines et la patience de sa meuf chaque nuit à détecter les nouveaux Tsigalko et Aghahowa est marrante, mais ce n’est pas non plus tout à fait la vérité. En tout cas pas complètement. Solskjær a aussi pu apprendre le métier en vrai et au contact du meilleur d’entre tous : Alex Ferguson, qui l’a d’abord pris sous son aile pour en faire son entraîneur de l’attaque sitôt sa carrière de joueur terminée prématurément en 2007, la faute à un genou flingué. Comme entraîneur débutant, il côtoie donc Rooney, Ronaldo et Tévez, avant de se voir confier la charge de l’équipe réserve mancunienne. Déjà à l’époque, la Fédération norvégienne lui propose le poste de patron d’une sélection en crise. Gentiment mais fermement, il refuse. « Je dois d’abord trouver ma voie avant de faire des plans sur la comète » , justifie-t-il alors. Plus tard, c’est sa famille qu’il avancera comme argument numéro un pour repousser des premières offres de clubs de Premier League, Aston Villa et Blackburn (qui venait juste de descendre). Car entre-temps, Ole Gunnar, sa femme et ses trois enfants sont rentrés au pays. Plutôt que d’accepter le poste casse-gueule de sélectionneur, l’ex-Super Sub l’a jouée sage en prenant en main le modeste club de Molde, qu’il connaît pour y avoir joué avant de partir en Angleterre. Là-bas, il bénéficie de conditions idéales pour commencer à pratiquer son nouveau métier : du calme, pas trop de pression et les pleins pouvoirs sur le sportif.

À Molde, trois titres en trois ans

Il n’empêche que les résultats qu’il obtient sont pour le moins inattendus : un titre national dès la première saison à la tête de l’équipe en 2011 (alors que Molde n’avait jusqu’alors jamais été champion), un deuxième sacre l’année suivante et la coupe nationale lors de la troisième qui s’est achevée à l’automne dernier. Ce qui fait donc trois titres en trois ans dans l’escarcelle d’un club qui n’avait décroché que deux maigres coupes nationales en 100 ans d’existence précédemment ! « Molde est une petite ville de 25 000 à 30 000 habitants, le club est tout aussi modeste et je pense que Solskjær lui-même a été surpris d’y obtenir si vite le succès, faisait remarquer le journaliste local Jonas Bergh-Johnsen, récemment interrogé par la BBC. Là-bas, c’était un héros, mais c’est aujourd’hui devenu une légende. » Son bilan à Molde en tant qu’entraîneur est le suivant : 125 matchs pour 69 victoires, 25 nuls et 31 défaites. Tactiquement, le lointain sosie d’Andy Serkis s’est surtout distingué par son pragmatisme, adaptant son onze en fonction de la forme du moment de ses joueurs et de l’adversaire : attaque à une pointe le plus souvent, à deux parfois comme du temps du MU de son époque… « J’aime avoir une équipe qui pratique un jeu offensif, spectaculaire et plutôt au sol, qui sait quand attaquer et quand ralentir le tempo. C’est important d’avoir des principes. Après, les schémas… » Dans l’interview qu’il avait donnée à So Foot il y a deux ans, on le sentait déjà plus intéressé par la gestion humaine que par la tactique pure.


À Cardiff avec son assistant

« Il ne change pas, c’est toujours le même garçon gentil et poli qu’il était quand il était joueur, mais qui peut s’énerver si les circonstances l’exigent » , pose l’ancien gardien international Espen Bugg Pettersen. Les compétences du jeune quarantenaire en matière de psychologie risquent d’être mises à rude épreuve du côté de Cardiff City. Car Ole Gunnar Solskjær a eu beau vanter la « super opportunité » qui s’est présentée à lui cette semaine et s’estimer « très chanceux de pouvoir revenir en Premier League » , on ne peut s’empêcher de craindre que le challenge en question constitue un sacré piège. Rappelons en effet que le propriétaire malais de Cardiff, Vincent Tan, est un sacré drôle de personnage qui s’est débarrassé en quelques mois des deux artisans de la montée des Gallois en Premier League au printemps dernier : d’abord le recruteur en chef Iain Moody (remplacé par un inexpérimenté pote du fiston de Tan, un Kazakh de 23 ans nommé Alisher Apsalyamov), puis l’entraîneur Malky Mackay en toute fin d’année. Solskjær, qui débarque avec l’assistant qu’il avait à Molde, Mark Dempsey, va donc devoir composer avec un contexte extra-sportif bordélique et tenter de vite prendre la mesure d’un groupe plutôt bon sur le papier (Caulker, Medel, Whittingham, Mutch, Campbell…), mais en pleine déroute les derniers temps (premier non-relégable, deux victoires seulement depuis fin septembre). On devrait vite voir si le très estimé Ole Gunnar a les épaules assez larges pour durer en Premier League : après le match de Cup à Newcastle cet après-midi, Cardiff reçoit West Ham dans un important duel de bas de tableau samedi prochain, puis se déplace deux fois à Manchester, d’abord pour y affronter City et le 28 janvier à Old Trafford. Son Old Trafford.

Par Régis Delanoë
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