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Maintenant au moins, tout est clair

Au terme d’un match (archi) nul en Géorgie, l’équipe de France sait désormais à quoi s’en tenir : elle jouera les barrages en novembre. Mais cette certitude comptable n’est pas la seule conclusion majeure de ce triste voyage à Tbilissi. Retour sur une soirée, mine de rien, riche en enseignements…

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Noël Le Graët commence à laisser filtrer des flaques dans son calecif. Le Breton n’imaginait sans doute pas ça en prenant les commandes de la Fédé il y a un peu plus de deux ans, et pourtant il pourrait bien devenir le premier boss de la FFF depuis vingt ans à rater une phase finale internationale. Un truc impensable il y a quelques années, autant par le pédigrée acquis par l’équipe de France entre 1996 et 2006 que par l’affaiblissement considérable du niveau des éliminatoires depuis la chute du bloc de l’Est dans les années 90. Aujourd’hui, le niveau des qualifs est bel et bien une blague, mais les Bleus, eux, ont aussi de bonnes bobines de clowns. Franck Ribéry a été élu meilleur joueur UEFA de la saison ? Au regard de sa prestation sans grand relief à Tbilissi, comme à chaque fois en sélection depuis des lustres, on se dit qu’il peut quand même largement remercier le Bayern Munich d’être aussi dominateur pour lui permettre d’exprimer son talent, car visiblement, quand il est moins bien entouré, l’affaire se corse sérieusement. Ceci dit, on aurait tort de cartoucher le Bavarois, un des rares à tenter quelque chose en Géorgie, comme souvent depuis un an d’ailleurs. Mais autour de lui, quel marasme… Et bizarrement, c’est dans ce voyage au bout de l’ennui que tout est finalement devenu plus clair. Avec deux enseignements majeurs : la France jouera bien les barrages, et Karim Benzema a désormais officiellement épuisé tout son crédit. Comme un symbole, au cours de ce non-match absolu, l’image de la soirée s’est déroulée hors du terrain avec ce remplacement du Madrilène, sans un geste, sans un regard pour Didier Deschamps. Et réciproquement. Cette sortie glaciale a pu rappeler fugacement l’expulsion de Zidane lors du Mondial 1998 quand Jacquet ne lui avait pas adressé la moindre attention en quittant le terrain. Le hic dans cette filiation capillo-tractée, c’est qu’on est à peu près aussi certain que Benzema, comme Petit Bonhomme, n’est pas Zizou, que l’équipe de France ne gagnera pas la Coupe du monde dans la foulée. Y sera-t-elle seulement présente ?

Valbuena, sacrifié sur l’autel de Benzema

Saugrenue en d’autres temps, la question se pose de plus en plus aujourd’hui. Et pas simplement parce que l’histoire se dénouera en barrages. Car, soyons francs, lors du tirage de cette poule, on savait avec une quasi-certitude que les Bleus finiraient derrière l’Espagne. Bien sûr, à l’aube du printemps dernier, ils avaient passé une épaule devant la Roja, mais enfin, il y avait quand même une certaine logique à voir Xavi and co reprendre la pole. Non, ce qui est beaucoup plus inquiétant, c’est l’absence totale de progression et même la perte des rares repères acquis en route. Et il est peut-être l’heure de poser la question Deschamps. Évidemment, on n’est pas fou et on devine bien que le Basque ne peut pas transformer des bourricots en purs sangs. Un sélectionneur transcende une équipe, il ne la transforme pas, on est parfaitement d’accord. Mais il n’est quand même pas interdit de pointer certains choix. Son joueur le plus constant et le plus pertinent est Valbuena ? Plutôt que de le conforter à sa meilleure place, en meneur axial, en pérennisant un système qui avait donné quelques satisfactions (le 4-2-3-1), la Dèche a multiplié les changements d’animation, tantôt en 4-3-3, tantôt en 4-4-2, essentiellement pour sauver le soldat Benzema, soit son joueur le plus inefficace. À Tbilissi, Valbuena a été, disons-le tout net, sacrifié sur un côté (le droit), là où son influence est la plus nulle, et c’est la responsabilité de Deschamps. D’ailleurs, quand Gignac est entré pour naviguer à droite et que Petit Vélo s’est recentré, comme par enchantement il a retrouvé quelque chose de sa maîtrise avec notamment deux ouvertures ciselées, dans les dernières minutes, pour Giroud seul face au but. Valbuena, une sorte de symbole quand on y pense. Le lutin serait le meneur d’une grosse écurie européenne, il aurait sans doute davantage de considération de la part du sélectionneur et peut-être même de certains de ses partenaires, suivez notre regard. Étant seulement le maître à jouer de l’OM, son extrême régularité en Bleu ne le préserve pas, ou trop peu, signe qu’en équipe de France, les statuts continuent de dicter certains choix, et ce n’est pas Évra qui dira le contraire. Là encore, Deschamps, avec qui on allait voir ce qu’on allait voir, avec qui les sénateurs verraient tous leurs privilèges jetés à la décharge, nous déçoit franchement.

Un mal pour un bien ?


Mais on serait surpris que l’injustice (le mot n’est pas trop fort) perdure mardi. On l’a dit, la sortie de Benzema augure la fin d’une immunité qui pesait sur à peu près tout le monde : le sélectionneur, les partenaires obligés de monter au créneau pour le défendre (ou au moins faire semblant), ses concurrents, à commencer par Giroud, et même l’intéressé lui-même, condamné à jouer à chaque fois un match dans le match avec son compteur d’inefficacité tenu par le pays entier. De plus, il faut bien admettre qu’après le remplacement du Madrilène, mine de rien, les choses ont été un peu mieux. Oh, rien de folichon, hein. Mais des centres (enfin !), un peu plus de mouvements, de percussion et de services pour Giroud. D'accord, le Gunner n’a rien trouvé de mieux que de tout foirer. Mais enfin, si on a laissé plus de 1200 minutes de crédit à la Benz, on peut en bien accorder plus de 90 à l’ancien Montpelliérain, pour peu que nos latéraux fassent un stage chez Sagnol pour apprendre à centrer. Oui, c’est peut-être enfin l’heure de Giroud, car aujourd’hui, le buteur d’Arsenal n’est plus un numéro deux ad vitam, il est désormais un potentiel numéro un. Et ça change tout dans l’approche d’un événement. Début de réponse mardi en Biélorussie. D’autant que ce couac géorgien qui prive les Bleus de tout espoir de première place possède l’avantage de son inconvénient : étant quasi assuré d’être barragiste, Deschamps peut désormais profiter des deux derniers matchs qualificatifs (assortis d’un amical face à l’Australie) pour faire des choix et les pérenniser afin d’arriver en barrages avec quelques repères à peu près établis. C’est une façon de positiver les choses. Mais aussi une façon de se dire que la situation est grave, mais pas encore désespérée. Et en novembre…

par Dave Appadoo
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