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Maidana, le plan anti-Gignac

En débarquant en Amérique, Gignac était prévenu : ici, les défenseurs ne font pas dans la gentillesse. L'ancien marseillais a été servi avec Maidana, le défenseur de River Plate, qui ne l'a pas lâché du match aller. Et qui l'attend désormais dans son Monumental, avec plus de 60 000 fous furieux dans son dos.

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C'est inscrit sur sa page Wikipédia. « En demi-finale et en finale, il a montré un très haut niveau, éteignant les avants-centre rivaux Federico Santander (oui, l'ancien toulousain, ndlr) et André-Pierre Gignac. » Comme si le match retour de ce soir, ouvert et décisif, était déjà réglé : comme à Monterrey (0-0), Jonathan Maidana ne va pas laisser d'espace à Gignac, River Plate va ainsi l'emporter chez lui et soulever la troisième Copa Libertadores de son histoire (après celles de 86 et 96). Arévalos Rios, le milieu international uruguayen de Tigres, a un problème avec cette théorie. « Ils se croient déjà champions, mais on va leur rendre la tâche difficile et leur gâcher la fête » , a-t-il prévenu. À domicile, dans une bonne dynamique, déjà vainqueur de la dernière Sudamericana (l'Europa league d'AmSud), River est en pleine confiance, à l'image de son coach, Marcelo Gallardo, qui aussitôt la première manche terminée avait déclaré que cette coupe ne pouvait plus leur échapper. Symbole de cette sérénité : Jony Maidana, le solide défenseur central du Millonario, devenu idole des médias argentins depuis qu'il a « éteint » ce Français dont on parlait tant.

« Il n'aime pas beaucoup les duels »


Il y a d'abord eu cette phrase, lâchée dans le vestiaire de l'Estadio Universitario avant d'entrer sur le terrain : « Ne vous inquiétez pas, je m'occupe de Gignac » . Et puis d'entrée, ce petit coup de pied derrière le genou, discret, mais qui énerve. Et tout au long de la partie, ce marquage dur, agressif, argentin. « Il n'aime pas beaucoup les duels, il fallait bien le coller, ne pas lui laisser d'espace pour se retourner et se retrouver face au but. Je crois qu'on l'a bien fait  » , répétait Jony après la rencontre. Suffisant pour faire de lui la hype de cette première manche à Buenos Aires, malgré l'avis de Rafael Sobis, le - peu convaincant - partenaire d'attaque de Gignac à Tigres. « Maidana joueur du match ? Pour vous, peut-être. Chacun voit le match qu'il veut. C'est un joueur qui, sans doute à cause de ses limites techniques, essaye de jouer avec la bouche. Il sait être agressif et il parle beaucoup avec l'arbitre, et ça fonctionne. » Un défenseur argentin qui domine et agace un attaquant brésilien et une « star » française ? Les médias locaux adorent ça, ajoutant des références gratuites au 7-1 du Mineirao et à l'image commune du joueur français en Argentine : « pecho frio » , peu sanguin et trop gentil.

Le passé bostero


Ces éloges, Maidana les a bien mérités. Miraculé de la phase de poules, River a basé ses succès sur une défense solide, qui n'a encaissé que deux buts depuis les huitièmes de finale. Dans la charnière centrale de Gallardo, le tout juste trentenaire joue le rôle du sobre et du rugueux, tandis que Funes Mori, son acolyte, se charge des fantaisies (chevauchées, coup-franc dans la lucarne, grosses bourdes). Spécialiste du marquage individuel, Jony est systématiquement chargé de coller au cul de la principale menace rivale : Gignac en finale, Santander en demi, Damiao en quart, Osvaldo en huitième. Avec succès, jusqu'à présent. Si aucun des quatre n'a marqué, lui, si, au Mineirao, face à Cruzeiro (3-0). Cette Copa Libertadores, Maidana l'a d'ailleurs déjà gagnée. En 2007, avec... le Boca Juniors de Roman Riquelme. C'était avant de tenter sa chance au Metalist Kharkiv, et de revenir au pays, d'abord à Banfield, ensuite à River. Avec le maillot à la bande rouge, le gars d'Adrogué a eu le temps de faire oublier aux fans son passé bostero : le but du superclasico en 2010 au Monumental, une fidélité quand le club est descendu à l'échelon inférieur et, depuis l'année dernière, une régularité impressionnante récompensée par une succession de titres locaux et internationaux. En attendant, peut-être, le plus beau, ce soir, dans un Monumental en ébullition. À moins qu'André-Pierre ne prenne sa revanche.

Par Léo Ruiz
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labitapapalacouillacharlotte Niveau : Loisir
c'est quand meme jouissif de voir un gitan se faire marcher sur la gueule
La malediction de SoFoot :

Il va faire un csc cette nuit !
Johanromabatimessi Niveau : Loisir
Ok, mais est ce que Aquino joue ce soir ?
En 2007 il l'a pas vraiment gagné la Libertadores, il n'était jamais titulaire, et même comme remplaçant, c'était rare de le voir ...

En 2007, il ne l'a pas réellement gagné la Copa, il n'était jamais titulaire, et même comme remplaçant, on le voyait rarement ...
thomasito2001 Niveau : DHR
Message posté par Matt78400
En 2007 il l'a pas vraiment gagné la Libertadores, il n'était jamais titulaire, et même comme remplaçant, c'était rare de le voir ...

En 2007, il ne l'a pas réellement gagné la Copa, il n'était jamais titulaire, et même comme remplaçant, on le voyait rarement ...


Ok, mais en 2007 il a fait quoi exactement?
Message posté par thomasito2001


Ok, mais en 2007 il a fait quoi exactement?


Une sorte de Le Crom histoire d'avoir des lignes au palmares ... Bon il était jeune on va dire ...
Message posté par labitapapalacouillacharlotte
c'est quand meme jouissif de voir un gitan se faire marcher sur la gueule


Va te faire voir avec ton pur commentaire de victime.

Qu'est ce que je te hais via tes coms. Toujours à verser dans l'irrespect et la polémique.
Le match se déroule à 3 heures du mat, heure Française.
j'ai cru qu'on parlait de moi, sorry!
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