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Madrid, la fausse-surprise Essien

De son chapeau, Mourinho vient de dégainer sa soi-disant surprise. Avec la venue inattendue de Michael Essien, le Real Madrid s’offre un plein de testostérone et de détermination. Cette fois, c’est acquis, les Merengues sont parés pour la guerre.

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Personne ne l’attendait, et sûrement pas lui. Qui plus est après que ce malin de José Mourinho n’a cessé de répéter tout au long de l’été : « Nous allons recruter un joueur qui apportera un plus à l’équipe, mais un joueur et c’est tout. » Pourtant, dans ces dernières vingt-quatre heures folles du mercato, Michael Essien s’est engagé, le temps d’une saison, au Real Madrid. Un prêt des plus inattendus, puisque le milieu ghanéen était annoncé avec insistance dans un autre club londonien du district d’Islington. Le Black Star retrouvera ainsi son ancien mentor, José Mourinho, et s’apprête à découvrir un championnat qui lui est inconnu. Une transaction gratuite qui ravit tout le monde : Chelsea dégraisse, Madrid s’engraisse et Essien progresse. Un combo gagnant qui prouve, s’il le fallait encore, que ce Real sauce Mourinho s’apparente de plus en plus à une machine de guerre. Désormais en ordre de marche.

Ciao Lassana, Hola Michael

Cette venue de dernière minute a été rendue possible par le départ de Lassana Diarra. Un temps envoyé du côté de Milanello, l’international français s’est finalement envolé vers le richissime Anzhi Makhachkala. En prêt, lui aussi. José Mourinho a donc convaincu son patron, Florentino Pérez, de parfaire son escouade. Granero ayant également fait ses adieux pour les Queens Park Rangers, le technicien portugais ne comptait plus que quatre milieux axiaux au sein de son effectif. Et encore, le néophyte Luka Modrić n’a pas coûté 35 millions d’euros pour s'adonner à de simples tâches défensives, ce secteur étant réservé à la barbe rousse de Xabi Alonso et à l’activité de Sami Khedira. Avec Michael Essien, Santiago Bernabéu fait le plein de testostérone et s’offre des possibilités de turn-over quelque peu obligatoires. Tenir une saison à plus de soixante coups d’envoi avec une seule doublette relève de l’impossible.

Surtout, José n’a pas recruté un inconnu. Ce qui a sans doute rendu possible cette transaction, c’est la filiation existante entre les deux hommes. Pour rappel, en 2005, tout juste auréolé d’un premier titre de champion avec ses Blues, José Mourinho exige de son propriétaire la venue de Michael Essien. Pour lâcher son poulain, fraîchement désigné meilleur joueur de Ligue 1 pour l’exercice 2004-2005, Jean-Michel Aulas demande la modique somme de 50 millions d’euros. L’affaire se réglera autour de 38 millions, auquel s’ajoute le Lusitanien Tiago. L’acclimatation au fighting spirit britannique se fait très rapidement pour le natif d’Accra, qui se met dans la poche son entraîneur, ainsi que Stamford Bridge. Indéboulonnable jusqu’en 2008, il connaît par la suite une série de blessures. En septembre de cette même année, il est contraint de rester hors des prés jusqu’au mois de mars suivant. Son retour se veut tonitruant et est ponctué par un délice de reprise de volée face à un certain FC Barcelone, tiens donc…


Déjà indispensable ?

Pas vraiment gâté par un physique tout aussi lâche que surpuissant, Essien se pète à nouveau. En juillet 2011, son traître de genou le flingue pour toute une saison qui sera blanche. Le blanc, justement, qu’il s’en va donc revêtir pour ce nouvel exercice ibérique. Sitôt débarqué à Madrid-Barajas, le bison africain se sent prêt à enfiler la liquette de la Casa Blanca. Dès sa présentation de ce samedi après-midi, Essien se dit « en pleine forme, et si je ne l’étais pas, le Real Madrid ne m’aurait pas contacté » . Il en profite également pour cirer les bottes de son ex-nouvel entraîneur, qui est « comme un père. Il m’a élevé à Chelsea où nous avons créé une grande relation. » Si cette dite relation est toujours d’actualité, c’est parce que le garçon veut jouer. Et, à l’inverse d’un Lass, lassé de se voir baladé entre le milieu et le couloir droit, Michael s’en carre : « Il y a de grands joueurs et je suis prêt à jouer à n’importe quel poste. » Jouer, jouer, encore jouer. À force de répétition, Mourinho n’hésite pas une seconde et l’intègre illico dans son escouade pour affronter ce dimanche Grenade. Alors, déjà indispensable, ce Essien ? Le sophisme oblige tout son monde à l’attente, mais nul doute que le Black Star aura un rôle sur mesure pour cette expérience inédite. Sous réserve d’une santé qui tienne la route, histoire de ne pas parler de vraie mauvaise surprise.

Par Robin Delorme
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