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Madrid et son derby des petits frères

En grossissant le trait, ce Rayo Vallecano-Getafe a des airs de mini Real-Atlético. Aussi bien historiquement que sportivement, les deux autres clubs de Madrid sont en effet liés de très près à leur mentor respectif.

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Loin des strass, des paillettes et des petits fours de Zurich, il y a bien du ballon rond en ce lundi soir. Pas de Depardieu en tribunes, mais un public chaud bouillant, prêt à s’enflammer pour ce derby de Madrid sitôt la galette des rois digérée. L’autre derby de la capitale espagnole, celui des petits frères, clôt donc cette 18e journée de Liga. Entre un Rayo Vallecano actuellement neuvième et un Getafe à seulement une longueur, il sera question de suprématie citadine. «  Le Rayo est au-dessus de nous au classement. En cas de victoire, c’est nous qui serons devant. On va se battre pour être la troisième équipe madrilène  » , lance Alvaro Vazquez, avant-centre de Getafe. Car loin derrière les intouchables Real Madrid et Atlético, les deux équipes de banlieusards n’ont jamais eu la prétention de devenir numéro un de la capitale. Rien de vraiment surprenant : Rayo comme Getafe ont des histoires bien trop liées à celles de leur parrain. Les Colchoneros pour l’un, les Merengues pour l’autre.


Socio du Real et filiale de l’Atlético


D’histoire commune entre ces deux clubs, il n’y en a pas avant les eighties – El Geta n’a été officiellement formé qu’en 1983. En attendant la création de Getafe, El Rayo a donc dû se battre seul face aux deux mastodontes locaux. Depuis 1924, cette équipe du quartier de Vallecas a toujours souhaité conserver son côté atypique. Pensionnaire du championnat des fédérations ouvrières de football entre 1931 et 1936, elle a toujours tenu à garder son indépendance, sportive mais pas que. Car à l’image de son club, le quartier de Vallecas est une ville dans la ville : « On n’est pas de Madrid, on est de Vallecas » peut-on y entendre. Pourtant, sous l’égide de Franco, le club des communistes de Madrid aura bien du mal à tenir cette ligne. A l’aube de la saison 1949-1950, un « accord d’aide mutuelle » est signé avec l’Atlético Madrid : les deux clubs peuvent dès lors s’échanger joueurs et entraîneurs selon leur bon vouloir. Histoire de ne pas froisser le grand Real, le Rayo a l’obligation de mettre un peu de blanc à son maillot – tout en gardant sa bande diagonale rouge, fruit du lien amical qu’il entretient avec River Plate.

Côté Getafe, la filiation est, elle, bien plus marquée. Avant sa création en 1983, ce club de la banlieue sud était appelé « Peña Madridista de Getafe » . Son président, Angel Torres Sanchez, n’a jamais caché être un aficionado du Real Madrid : pour preuve, il en est même socio. En novembre dernier, alors que le club merengue s’offre une belle polémique au sujet de son centre de formation, ce magnat de l’industrie vole au secours de la Fabrica : «  Elle fonctionne parfaitement, elle est juste différente de celle du Barça. Le Real Madrid tient la meilleure cantera d’Europe  » . Une déclaration d’amour pas vraiment désintéressée : depuis qu’il est aux manettes du club, légion sont les jeunes pousses du Real venus parfaire leur formation à Getafe, les plus doués faisant ensuite le chemin inverse (à l’instar des Granero et Pedro Leon). A Vallecas, le refrain est le même à la différence près qu’il se conjugue avec les Colchoneros. En énorme difficulté financière depuis sa remontée à l’été 2011, le Rayo profite de prêts de nombreux Matelassiers (Diego Costa en tête).


En route vers l’Europe


Toujours en galère de thunes, les deux clubs ont pourtant trouvé leur rythme de croisière. Pas vraiment porté sur la défensive, le Rayo Vallecano s’est fait apôtre du jeu offensif. Avec Paco Jémez, le Zeman local, à sa tête – celui-là même qui avait déclaré ne jamais pouvoir jouer comme le Celtic Glasgow face à Barcelone avant d’en prendre cinq dans la musette – le Rayo est une machine à spectacle. Son franchise-player, le minot Leo, a déjà signé avec l’Atlético Madrid pour six millions d’euros… Getafe s’est, lui, tapé le luxe en début de saison de faire trébucher son grand frère du Real – avant de se faire fesser par le Barça. Bref, depuis le début de ce millésime 2012-2013, Rayo et Getafe sont les belles surprises de la Liga en compagnie du Betis et de la Real Sociedad. A tel point que les bougres ne sont qu’à quelques unités des places européennes. Celui qui l’emportera ce lundi soir ne pointera plus qu’à deux ou trois longueurs du sixième Levante, premier qualifié pour l’Europe. Un comble pour ces deux clubs qui apprécient leur anonymat citadin.

Par Robin Delorme, à Madrid
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