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Madar : « Le Classico 1999, c’était un vrai match d’hommes »

L’homme au catogan a joué son premier PSG/OM un soir de mai 1999. À cette époque, l’OM file vers le titre et le PSG lutte pour sa survie. Dans un match bouillant, les Olympiens se font planter deux fois en cinq minutes.

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Quels souvenirs gardez-vous des PSG-Marseille ?
C’était des matchs particuliers, surtout celui de 1999. C’est un miracle car on perd 1-0, on est dominés et je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de Rolland Courbis quand il sort Dugarry et Maurice, deux mecs qui leur permettaient de garder le ballon assez haut. Jusque-là, on ne voyait pas le jour. On était asphyxiés. Et là, on a commencé à jouer, car ils ne tenaient plus le ballon devant. Tant mieux, car on était morts au classement. Si on ne gagne pas ce match, on se fait lyncher. J’étais arrivé en janvier et on ne gagnait pas un match. Le titre, l’OM le perd contre nous. Après oui, le PSG/Bordeaux de la dernière journée était particulier.

En quoi celui de 1999 est important dans l’histoire de cette rivalité ?
C’est mon premier, j’en ai donc de drôles de souvenirs. J’avais déjà joué au Vélodrome. Rien qu’avec Sochaux, et j’étais jeune, on avait pris des gifles dans le tunnel. Même mon président avait pris un coup. Mais un PSG-OM, c’est assez spécial. T’as une ambiance électrique. Avec le temps, ce Classico a évolué en bien au niveau de cette violence. Aujourd’hui, les mecs se connaissent tous. Il y a plus d’étrangers dans les deux équipes, notamment au PSG. On parle beaucoup moins de la suprématie de Marseille ou Paris en équipe de France. Avant, les deux équipes formaient le noyau dur des Bleus. On a perdu cette petite guéguerre. C’est mieux pour le spectacle.

Vous vous souvenez de votre match ?
Ce match a compté, pas parce qu’on avait battu Marseille, mais parce que j’avais fait un bon match. Je suis passeur sur les deux buts et je me souviens de Laurent Blanc à la fin du match qui me félicite. Offensivement, on avait fait un bon match. Un match d’hommes. Quand tu sors vainqueur d’un match d’hommes, c’est valorisant. Après ce match, on m’a dit que Rolland Courbis s’était intéressé à mon cas pour un transfert. Si je l’avais su…

Vous faisiez équipe avec Marco Simone en attaque. Pourtant, vous vous étiez pris le bec en plein match peu de temps avant contre Lyon.
Marco, c’était le profil de joueur que je ne pouvais pas voir. J’aimais bien l’homme, mais le joueur pouvait parfois m’énerver. Après, je ne vais pas cracher sur un mec qui a joué à l’AC Milan, qui a gagné des titres, etc. J’ai gagné quoi, moi ? Rien. Par rapport à mon jeu, je n’aimais pas les joueurs égoïstes. Contre Lyon, on perd 1-0 à domicile, il est sur le côté droit de la surface et peut me la glisser au centre, je n’ai plus qu’à pousser la balle dans le but. Mais il préfère se servir de mon appel et frapper petit filet. Ça m’a énervé et j’ai été lui dire dans la foulée : « T’es un enculé. Ce que tu fais, c’est honteux. » Moi, je voyais le bien de l’équipe. C’était peut-être con de ma part, mais bon. Ces comportements égoïstes, ça me rendait malade. Surtout quand tu voyais les autres possibilités offertes par tes partenaires. J’ai joué à La Corogne avec Rivaldo. Il ne jouait que comme ça. Je n’en pouvais plus de ce type. Mais Rivaldo, derrière, il marquait. Tout le temps. Alors tu fermes ta gueule. Le nombre de fois où il se servait de mes appels pour s’ouvrir la porte… Il me faisait toujours croire qu’il allait me donner la balle, alors que non. Mais il plantait derrière. Rivaldo, c’était un génie.

C’est si particulier que ça, l’ambiance autour d’un PSG-OM ?

Au début quand tu entres pour l’échauffement, lors de la présentation des équipes, tu sens qu’il se passe quelque chose dans les tribunes. Mais j’avais fait un Liverpool-Everton six mois avant, j’étais quand même vacciné. En Angleterre, c’est un autre monde. La ferveur est folle. À chaque déplacement d’Everton, peu importe le stade, t’as 5000 mecs des Toffees qui ont fait le déplacement. C’est hallucinant. Après, un PSG-OM, c’est quelque chose quand même. Surtout celui de 1999. Les supporters nous avaient fait comprendre qu’il ne fallait pas perdre ce match. Déjà qu’on avait raté la saison… Courbis nous a remis dans le jeu avec ses changements bizarres. On a repris confiance en retrouvant la maîtrise du ballon. Ça nous a permis d’attaquer et de faire tourner le match en cinq minutes. C’est comme quand Laurent Blanc sort Marco Verratti aujourd’hui. Ce n’est plus le même PSG.

Vous regardez le PSG aujourd’hui ?
Je prends du plaisir à regarder ce club, car on voit des buts. Il y a des bons joueurs, techniques. C’est plaisant. Mais au bout d’une heure, quand ils mènent 3-0, je m’ennuie car il ne se passe plus rien. On se fait chier, ça devient du handball. J’ai envie qu’ils prennent l’habitude de tirer de loin, de centrer plus souvent. Le jour où ils seront mis en danger en faisant leur jeu, ça pourra peut-être leur servir de savoir faire autre chose. La possession de balle peut être stérile. C’est souvent le cas. J’ai besoin de voir cette équipe prendre des risques. C’est pour ça qu’un mec comme Lucas doit tirer son épingle du jeu. Il a cette capacité à prendre les espaces, à effacer des joueurs. Sauf qu’il est maladroit dans le dernier geste.


Propos recueillis par Mathieu Faure
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