Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 3 Résultats Classements Options
  1. // Foot & Politique
  2. // Emmanuel Macron

Macron, Emery, même combat ?

Emmanuel Macron en sera. Une nouvelle pièce de l'échiquier des présidentielles 2017 vient de prendre place, sans qu'on sache s'il sera un pion sacrifié à la va-vite ou une « reine » qui fera le « roi » . En attendant, à l'instar de son frère jumeau Unai Emery, lui aussi débarqué en outcast dans le pré-carré du foot national - avec son ego, ses dents blanches et quelques idées iconoclastes -, on ramassera les copies en mai.

Modififié
Il s'est enfin libéré. Terminé le faux suspense. Emmanuel Macron déposera bel et bien sa candidature à la présidence de la République française. « En marche » vers son destin, mi-Mao mi-libéral, le petit timonier du centre, et de tous bords, va pouvoir (dé)montrer de quoi il est capable en s'installant, ni à droite ni à gauche, mais au cœur du débat. Sauf que bien loin du confort de Bercy, et des déclas faussement anticonformistes dans L'Express ou Le Point, il faudra désormais savoir briller là ou cela compte, dans les meetings et les urnes. La vérité du terrain s'en cogne des bonnes notes à l'ENA, quand il causait autour d'un panaché de la vétusté des logiciels politiques du siècle précédent. Eh oui, balle au pied, tous les schémas tactiques ne valent que par le score qui fait sourire le propriétaire et le public. Le beau tacticien du FC Séville, débarqué avec son beau costume et ses convictions sur le jeu, se frotta lui aussi à la dure loi de la rigidité du réel, quand toutes les belles constructions intellectuelles finissent dans les pieds de Cavani, et plus rarement au fond des cages adverses. Il faudra donc un peu plus que des belles lectures, et des statistiques de l'OCDE, pour conduire les électeurs à glisser leur bulletin dans l'urne. Les voilà tous les deux au pied du mur, avec un plafond de verre, premier tour et quarts de finale, qui ne cédera pas simplement devant la beauté de leur karma. « Pour moi, l’ambition n’est pas une notion qui s’accorde au futur, mais au présent » , disait Unai Emery avant d'arriver au PSG. Depuis, il révise un peu plus son Bled, semble-t-il.

De la Ligue des champions au droit du travail


Ils ont pourtant tout compris. Aujourd'hui, le style vaut programme, car plus personne ne les lit vraiment. C'est en Seine-Saint-Denis, à Bobigny, ville récemment subtilisée par la droite aux communistes – tout un symbole - que l'homme qui veut renouveler la politique française, faire barrage au possible Trump hexagonal, redresser l'économie, rendre le patron heureux et les salariés à leur fiche de paie, a professé aujourd'hui son coming out. Un ministère, c'était bel et bien trop peu, trop étroit pour lui. Il ne voulait pas vivre à l'ombre d'un fantomatique François Hollande qui lui avait pourtant offert la lumière et le droit d'exister entre Manuel Valls et Najat Bellaud-Kacem. Il a eu droit à toutes les attentions médiatiques, les séductions de caméras et les baisers des micros. Il a appris à donner des interviews et a distribué les bons mots. Son attitude a séduit, parce qu'elle dérangeait sans effrayer. Il était la nouveauté dans une classe politique qui sentait le « déjà vu » et l'angoisse décliniste devant le cataclysme populiste. Il était le rookie au milieu d'un petit landerneau. Il portait bien la cravate sur chemise blanche et sortait des évidence sur notre temps d'une candeur de bon élève. « La France est bloquée par les corporatismes. Dans le fond, elle n'est plus à la hauteur de sa promesse. » À chacun son Zlatan qui empêche de voir plus loin. Celui de Macron s'appelle « droit du travail » . À chacun sa Ligue des champions. Celle d'Emmanuel porte le doux nom de « mondialisation » .

À Emery le cuirassé parisien, à Macron l'armada médiatique


Unai Emery avait, lui aussi, quitté la tranquillité de l'éternelle cinquième ou quatrième place de la Liga, lassé de gagner des Ligues Europa, et de regarder dialoguer Luis Enrique et Diego Simone. Il est parti tenter sa chance, fuyant la rivalité Atlético-Real-Barça comme Macron veut s'extirper de l'étau FN-PS-LR. Le pari est risqué. Et les médias aiment adorer ou détester - l'important reste de squatter les retweets - ceux qui s'aventurent la fleur au fusil sur la pente du seul contre tous. Tant pis pour Ben Arfa ou les milieux populaires, on ne peut pas plaire à tout le monde. Voila donc la feuille de route. À Emery le cuirassé parisien, à Macron l'armada médiatique. En face, la fracassante résilience d'un monde qui ne veut désespérément pas se plier aux calculs, aux palettes et aux sondages. La L1 a son OGC Nice, la politique son Mélenchon. Cours camarade, le vieux monde attend que tu te vautres.

Par Nicolas Kssis-Martov
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 10:02 350€ offerts EN CASH pour parier sans risque sur la Coupe du monde
Hier à 15:49 Pourquoi c’est largement mieux de regarder un match AuBureau plutôt qu’au bureau ? Hier à 14:00 Des bourses d'échanges Panini près de Nantes 5
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Podcast Football Recall
Hier à 12:20 Où trouver le guide SO FOOT du Mondial 2018 ? Hier à 11:33 Suivez la Coupe du monde sur un bateau à Paris ! 9 Hier à 10:00 Des fans colombiens cachent de la vodka dans des jumelles 9 Hier à 09:54 La chanson de N'Golo Kanté (via Facebook SO FOOT) Podcast Football Recall Épisode 30: France-Pérou, terrain glissant, la fougue iranienne et le métro de Moscou mercredi 20 juin Vers une pénurie de bière pendant le Mondial ? 49 mercredi 20 juin Tinder fait sauter les réseaux russes pendant le Mondial 34 mercredi 20 juin La chanson d'Oldelaf pour encourager les Bleus (via Facebook SO FOOT) Podcast Football Recall Épisode 29: Le blocus français, le blocus saoudien et l’œdipe marocain
À lire ensuite
Pelé, la tête dure