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Macron, Emery, même combat ?

Emmanuel Macron en sera. Une nouvelle pièce de l'échiquier des présidentielles 2017 vient de prendre place, sans qu'on sache s'il sera un pion sacrifié à la va-vite ou une « reine » qui fera le « roi » . En attendant, à l'instar de son frère jumeau Unai Emery, lui aussi débarqué en outcast dans le pré-carré du foot national - avec son ego, ses dents blanches et quelques idées iconoclastes -, on ramassera les copies en mai.

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Il s'est enfin libéré. Terminé le faux suspense. Emmanuel Macron déposera bel et bien sa candidature à la présidence de la République française. « En marche » vers son destin, mi-Mao mi-libéral, le petit timonier du centre, et de tous bords, va pouvoir (dé)montrer de quoi il est capable en s'installant, ni à droite ni à gauche, mais au cœur du débat. Sauf que bien loin du confort de Bercy, et des déclas faussement anticonformistes dans L'Express ou Le Point, il faudra désormais savoir briller là ou cela compte, dans les meetings et les urnes. La vérité du terrain s'en cogne des bonnes notes à l'ENA, quand il causait autour d'un panaché de la vétusté des logiciels politiques du siècle précédent. Eh oui, balle au pied, tous les schémas tactiques ne valent que par le score qui fait sourire le propriétaire et le public. Le beau tacticien du FC Séville, débarqué avec son beau costume et ses convictions sur le jeu, se frotta lui aussi à la dure loi de la rigidité du réel, quand toutes les belles constructions intellectuelles finissent dans les pieds de Cavani, et plus rarement au fond des cages adverses. Il faudra donc un peu plus que des belles lectures, et des statistiques de l'OCDE, pour conduire les électeurs à glisser leur bulletin dans l'urne. Les voilà tous les deux au pied du mur, avec un plafond de verre, premier tour et quarts de finale, qui ne cédera pas simplement devant la beauté de leur karma. « Pour moi, l’ambition n’est pas une notion qui s’accorde au futur, mais au présent » , disait Unai Emery avant d'arriver au PSG. Depuis, il révise un peu plus son Bled, semble-t-il.

De la Ligue des champions au droit du travail


Ils ont pourtant tout compris. Aujourd'hui, le style vaut programme, car plus personne ne les lit vraiment. C'est en Seine-Saint-Denis, à Bobigny, ville récemment subtilisée par la droite aux communistes – tout un symbole - que l'homme qui veut renouveler la politique française, faire barrage au possible Trump hexagonal, redresser l'économie, rendre le patron heureux et les salariés à leur fiche de paie, a professé aujourd'hui son coming out. Un ministère, c'était bel et bien trop peu, trop étroit pour lui. Il ne voulait pas vivre à l'ombre d'un fantomatique François Hollande qui lui avait pourtant offert la lumière et le droit d'exister entre Manuel Valls et Najat Bellaud-Kacem. Il a eu droit à toutes les attentions médiatiques, les séductions de caméras et les baisers des micros. Il a appris à donner des interviews et a distribué les bons mots. Son attitude a séduit, parce qu'elle dérangeait sans effrayer. Il était la nouveauté dans une classe politique qui sentait le « déjà vu » et l'angoisse décliniste devant le cataclysme populiste. Il était le rookie au milieu d'un petit landerneau. Il portait bien la cravate sur chemise blanche et sortait des évidence sur notre temps d'une candeur de bon élève. « La France est bloquée par les corporatismes. Dans le fond, elle n'est plus à la hauteur de sa promesse. » À chacun son Zlatan qui empêche de voir plus loin. Celui de Macron s'appelle « droit du travail » . À chacun sa Ligue des champions. Celle d'Emmanuel porte le doux nom de « mondialisation » .

À Emery le cuirassé parisien, à Macron l'armada médiatique


Unai Emery avait, lui aussi, quitté la tranquillité de l'éternelle cinquième ou quatrième place de la Liga, lassé de gagner des Ligues Europa, et de regarder dialoguer Luis Enrique et Diego Simone. Il est parti tenter sa chance, fuyant la rivalité Atlético-Real-Barça comme Macron veut s'extirper de l'étau FN-PS-LR. Le pari est risqué. Et les médias aiment adorer ou détester - l'important reste de squatter les retweets - ceux qui s'aventurent la fleur au fusil sur la pente du seul contre tous. Tant pis pour Ben Arfa ou les milieux populaires, on ne peut pas plaire à tout le monde. Voila donc la feuille de route. À Emery le cuirassé parisien, à Macron l'armada médiatique. En face, la fracassante résilience d'un monde qui ne veut désespérément pas se plier aux calculs, aux palettes et aux sondages. La L1 a son OGC Nice, la politique son Mélenchon. Cours camarade, le vieux monde attend que tu te vautres.

Par Nicolas Kssis-Martov
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Dans cet article

Nan mais ça suffit le Emery-bashing !
zinczinc78 Niveau : CFA
Note : -1
La principale différence est que sur un malentendu, Emery peut gagner la C1..
Ce commentaire a été modifié.
Plutot sur 5 malentendus...
1 réponse à ce commentaire.
Elcocolonel Niveau : DHR
https://www.youtube.com/watch?v=9u4bD_DzaNw

Parlez pas politique les gars. Sérieux. ICI SITE DE FOOT. Créez society.com et laissez-nous vivre hors des débats ridicules de présidentielles.
Mais oui c'est tellement vrai... Ca m'enerve rien que de voir la tete de Macron, c'est bon on bouffe de la politique sur tous les sites, ici ca doit etre une bouffe d'oxygene...
1 réponse à ce commentaire.
Entièrement d'accord. Surtout si c'est pour sucer le chibre de ce gros fils de * de banquier qu'on voit déjà partout.
Si tu pouvais me faire la liste des jobs acceptables, qui permettent de ne pas se faire appeler un fils de pute, ça m'aiderais.
Moi aussi je veux être un mouton.
LincolnDeGalatasarayOnT'OubliePas Niveau : Loisir
Cherche pas, si t'es banquier et que tu fais de l'oseille avec l'oseille des gens t'es un fils de pute. Tu veux la liste ? Tiens :

PROSTITUÉ
ACTRICE X
CYRIL HANOUNA
VENDEUR DE DROGUES DURES
STRIP TEASEUSE
ETCETERA ETCETERA

Tous les métiers sus-nommés sont infiniment plus honorable que banquier et y en a d'autres, même Eric Zemmour c'est plus honnorable que banquier.
Ce commentaire a été modifié.
Etcétéra etcétéra, c est un boulot pour les bègues ?
3 réponses à ce commentaire.
bandinidakar2 Niveau : District
Non mais venir sur sofoot pour se détendre et voir la gueule de c.. de Macron... pfff vous abusez en plus de l'associer a Emery... Macron le rebut de l'humanite, méprisant, condescendant... bravo sofoot, vous m'avez gâché ma journée
Bixente Lizarazu Niveau : Loisir
Sans vouloir t'offenser, ta vie doit être bien naze pour que ta journée soit gâché par un simple papier sur So Foot. Je dis ça, je dis rien ...
Dis rien ,dans ce cas .C'est mieux .
+1, cette expression est d'un débile
3 réponses à ce commentaire.
Macron... notre Hillary nationale qui attend sagement sa fessée déculottée.
C'est à peu près tout l'inverse... Hillary était la candidate ultra favorite face à un clown, Macron est un outsider. Hillary était l'incarnation du système et de la caste en place depuis des générations, Macron n'est pas un politique de carrière et n'est pas rattaché à un parti.

Bref on peut ne pas adhérer mais évitons de dire n'importe quoi. Ca n'a pas l'air d'être le cas ici et globalement je pense qu'il a aucune chance mais pour pas mal de gens il incarne une alternative intéressante au duel entre les opportunistes qu'on se tape depuis toujours et les extrêmes qui vont souvent trop loin.
luckystar Niveau : CFA
Alors que lui, l'opportunisme très peu pour lui... biberonné par Hollande, à peine 2 ans ministre, il sent le vent médiatique dans le dos et y va donc en chiant sur son mentor.

Macron l'anti-système ? Rien de plus drôle. Issu de l'entre-soi Parisien, énarque, relations avec les hauts milieux financiers, il représente au contraire tout ce que les gens vomissent dans le système.

Pas rattaché à un parti ? il a quand même été ministre dans ce quinquennat. Il représente totalement les sociaux -libéraux. Cad une politique fondamentalement libérale, mais on amuse le peuple avec qq débats de société ou on se montre "progressiste". Au hasard, le mariage homo. Pendant qu'en face, on fait fondamentalement la même politique mais on amuse le peuple avec d'autres débats de société (Burka, repas de substitution). Au niveau de la ligne politique c'est assez proche de Clinton finalement. en tout cas c'est très loin d'un renouveau politique.
Déçus de la gauche, fuyez Macron.
2 réponses à ce commentaire.
"Macron fait réagir. Le PSG aussi. Tiens on va mélanger les deux notions, quitte à pondre un article totalement tiré par les cheveux, on s'en fout, les gens liront..."
Ca compte si on lit pas l'article et qu'on passe directement à la lecture des commentaires ? :s
1 réponse à ce commentaire.
Cafu cremes Niveau : CFA2
Check list pour se prendre une branlee en 2017:

-ne pas avoir de parti
-ne pas avoir de programme
-n'être ni de droite, ni de gauche, ni du centre.
-se définir comme le candidat anti système parce que quand même ça l'a rendu célèbre.
-poignarder dans le dos Hollande qui l'a révélé.
-se mettre ainsi toute la gauche à dos qui va encore plus le pillonner qu'ils n'ont flingué Royal en 2007.
-Avoir le charisme d'une huitre sur la plage d'Arcachon un jour de canicule.

Macron c'est Lucas Digne. Quand t'en as marre d'Evra et que tu vois jouer Digne, tu te dis que Evra (Hollande/Juppe/Melenchon) ça fera bien l'affaire.

Allez Emmanuel, achete du lubrifiant lors de ton tour de France des cfa, tu vas en avoir besoin.
Note : 1

Oops... Me suis trompé : ici, c'est BFM... désolé...
Je sais pas pourquoi mais Emery me fait étrangement penser à Michel. Meme communication sur les réseaux sociaux, expérience d'entraîneur à relativiser (Michel avait aussi failli permettre à l'olympiakos d'éliminer MU, la Séville je suis désolée mais ils avaient souvent l'un des meilleurs effectif du plateau de C3 et il perdait tout ses matchs contre les gros en Liga), l'impression d'être parfois perdu dans ses convictions bancales, des joueurs pas convaincus par son coaching, irrégularité incroyable des perfs (L'OM des clasico ou du match à Bilbao on dirait une autre équipe que ce qui a été proposé toute la saison, idem pour Paris qui a fait de tres bon matchs puis d'autres horribles) etc
Bien sûr faut relativer ca a l'échelle des effectifs c'est à dire que Paris sera champion tout comme Marseille c'est maintenu. Mais pour les objectifs au dessus j'y crois pas du tout. La greffe prends pas et faut pas jeter la pierre aux décideurs parisiens c'était un coup à tenter sur cette saison puisqu'aucun coach n'était dispo.
John Fitzgerald Wilis Niveau : Loisir
Il fait des bons joggings quand même...
Kame House Niveau : CFA
Note : 1
La comparaison n'est pas bonne car Emery ayant déjà gagné des titres, l'équivalent pour Macro aurait été d'avoir été élu à plusieurs reprises.

Vous avez pas remarqué qu'en général quand quelqu'un dit qu'il n'est ni de gauche ni de droite, dans les faits il se trouve à droite.
Non mec, à So Foot on est des bobo hipsters. On fait de l'idéologie, pas de l'analyse.
1 réponse à ce commentaire.
Vous êtes sérieux vous ? Le niveau en chute libre sérieux. Enfin remarquez, quand on voit la qualité des "articles" qui paraissent dans Society.....
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