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Machach, forcément impardonnable

Zinédine Machach a sans doute disputé son dernier match avec le TFC contre Bordeaux vendredi dernier. Le lendemain, il frappait l’entraîneur de la réserve, Denis Zanko, selon plusieurs témoignages. Une histoire qui risque de se terminer par un licenciement. Mais peut-il en être autrement?

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C’est l’autre embrouille de penalty de la 6e journée de Ligue 1. Et si celle-ci ne s’affiche pas en Une d’un quotidien sportif, elle s’avère bien plus grave que la querelle de cours de récré entre Neymar et Cavani. Rappel des faits. Samedi dernier, Zinédine Machach est convoqué avec la réserve du TFC pour un match de National 3 contre Alès. La veille, le milieu de terrain a disputé 27 minutes lors de la défaite des Toulousains face à Bordeaux. Une entrée où il a démontré ses qualités de percussion et ses défauts récurrents ; à savoir une capacité quasi fascinante à toujours effectuer le mauvais choix. Revenu d’un prêt non concluant à Marseille, Machach (21 ans) n’entretient pas les meilleures relations du monde avec Pascal Dupraz qui, peu après son arrivée, l’avait rangé au frigo après un retard à l’entraînement suivi d’une altercation avec Óscar Trejo. À l’époque, il passe déjà par la case réserve où il se signale par un carton rouge et une suspension de quatre matchs.

« Zinédine a défoncé le coach, qui a cru qu’il allait mourir »


Cette fois, l’affaire est bien plus grave. Surtout quand on connaît l’élément déclencheur, et dérisoire, révélé par L’Équipe dans son édition de dimanche. Avant la rencontre, Denis Zanko (entraîneur de la réserve et proche de Dupraz, ndlr), désigne Yann Bodiger puis Driss Khalid comme tireurs de penalty. Machach conteste ce choix, échange des mots avec le technicien puis quitte les vestiaires pour rentrer chez lui. Une première faute professionnelle, mais presque anecdotique par rapport à la suite des événements. Deux heures et une victoire plus tard (2-0 et avec... un penalty raté par Bodiger), Machach réapparaît du côté du Stadium et entre dans le bureau de Zanko. Depuis le vestiaire voisin, ses coéquipiers du jour entendent des cris et découvrent leur entraîneur au sol, hagard, et Machach au-dessus de lui. Un joueur raconte que « Zinédine a défoncé le coach, qui a cru qu’il allait mourir » . Son agresseur présumé a ensuite quitté les lieux sans un mot. Zanko bénéficie depuis d’un arrêt de travail dont on ne connaît pas la durée.


Voilà pour les faits tels qu’ils sont rapportés par différents témoins. Une réunion s’est tenue lundi entre les représentants du joueur et la direction du TFC. Selon L’Équipe, Machach a été mis à pied et serait parti pour Marseille, sa ville natale. Difficile d’en savoir plus, puisque le club refuse de communiquer. Un silence justifié par son président, Olivier Sadran : « Ça se traitera chez nous, pas sur la place publique. Je n'ai aucun commentaire à faire... Depuis quand une entreprise privée est-elle tenue de s'exprimer dans les journaux ? » C’est son choix, mais on pourrait lui rétorquer qu’un club n’a rien d’une entreprise classique et que les joueurs sont autant des employés que des personnages publics.

Les précédents Cafaro et Rodrigues


Avec la question de la justice (Zanko a porté plainte « pour coups et blessures » révèle La Dépêche du Midi), se pose celle de la morale. Machach peut-il et doit-il rejouer un jour pour Toulouse ? Il y a bien sûr ceux qui peuvent plaider pour l’erreur de jeunesse, évoquer une seconde chance, ou plutôt une troisième dans le cas présent. Les réalistes (ou cyniques) oseront parler de l’impossibilité de licencier un joueur, qui est aussi un actif et dispose d’une valeur marchande. Sauf que dans le cas présent, il ne s’agit pas d’une virée en boîte à la veille d’un match, d’une embrouille à l’entraînement ou même d’un Périscope entre potes sur fond de chicha. Si on garde la comparaison avec le monde de l’entreprise cher à Olivier Sadran, quelle boîte conserverait un employé qui aurait molesté un collègue ou un supérieur ?

Par le passé, le président du TFC s’est montré inflexible dans d’autres cas. L’an dernier, Mathieu Cafaro était licencié pour avoir tiré au pistolet à billes sur un passant, quand Odsonne Edouard, lui, retournait illico au PSG avant la fin de son prêt. Deux ans plus tôt, le prometteur Kevin Rodrigues était renvoyé du centre de formation à la suite d’une bagarre avec deux autres pensionnaires. À Toulouse, « même les mémés aiment la castagne » , mais il existe des limites. Et Machach les a dépassées. Toutes les excuses, les remords, l’inévitable entretien où il expliquera « avoir changé » ne suffiront pas. Parce qu’on les caricature d’un côté entre « caïds immatures » et gamins décérébrés, il ne faudrait pas non plus, par un retour de balancier, qu’on tolère tout des footballeurs et qu’on passe l’éponge sur des agissements aussi graves. Ce samedi 16 septembre, Zinédine Machach a franchi la ligne rouge, celle au-delà de laquelle se trouve la porte. Forcément indéfendable.

Par Alexandre Pedro
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