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  3. // PSG-Barça (4-0)

Ma référence à moi

Ça faisait trop longtemps qu'à Paris, l'appellation « match référence » était accolée à des victoires qui ne méritaient pas un tel label. Après le triomphe barcelonais, Paris tient enfin son vrai match phare. Et au-delà d'être le match le plus abouti de cette saison, le 4-0 de mardi soir est sans doute le plus gros coup d'éclat du PSG depuis l'arrivée des Qataris.

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Quand ils sont trop prononcés, les mots ne veulent plus rien dire. Rabâchés, répétés, martelés, ils finissent usés, et n'ont plus aucune puissance lorsqu'ils arrivent jusqu'à nos tympans ou qu'ils défilent sous nos yeux. Au Paris Saint-Germain, depuis l'arrivée en grande pompe du projet QSI, l'un des termes qui a le plus tourné en boucle est celui de « match référence » . Chaque entraîneur, chaque saison, chaque campagne européenne a cherché le sien. Car en passant sous pavillon qatari, Paris a clairement posé ses ambitions sur la table, peut-être un peu trop vite, peut-être un peu trop fort. Gagner la Ligue des champions, et en cinq ans si ce n'est pas trop demander. Rien de plus, rien de moins. Et en plus d'afficher sans complexe un appétit de glouton et des yeux sans doute plus gros que le ventre, le PSG nouveau révélait sa formule magique : un projet dont les piliers, les pierres angulaires, seraient des joueurs bigger than life capables de l'incarner, et des coups d'éclat spectaculaires et retentissants qui allaient déchirer les cieux du football européen. Ce genre de moment où Paris montrerait qu'il n'était pas qu'un club fanfaron et trop pressé. Des cailloux balancés sur le chemin de la conquête du titre suprême, pour faire trembler les futurs adversaires et donner envie aux plus gros poissons du foot mondial de venir poser leurs valises à Paname. Sauf que jusqu'à présent, à chaque fois que le PSG a affirmé tenir son « match référence » , il ressemblait plutôt à un club en quête de reconnaissance qui présentait n'importe quelle victoire un peu prestigieuse comme un chef-d’œuvre en se voyant plus gros que le bœuf. Avec le 14 février 2017, la plaisanterie est terminée.

Imaginer l'inimaginable


Paris tient enfin son bijou, son trésor absolu. Comme si jusqu'à maintenant, Nasser avait bâti les murs de la chapelle Sixtine, mais qu'il avait dû attendre le 4-0 contre le Barça pour regarder ses joueurs en peindre le plafond. Il est vrai que cette saison, Paris a dû jouer les gagne-petit. Et dire qu'en novembre dernier, après le 4-0 infligé à Rennes, certains avaient osé parler de « match référence » . Même après une simple victoire 2-0 contre Bordeaux début octobre, Matuidi lâchait en zone mixte qu'il y voyait un « match référence » . Sur la scène européenne, ces dernière saisons, le PSG s'est bien offert quelques moments de bravoure, comme la victoire 3-2 contre le Barça en octobre 2014, et Laurent Blanc avait à l'époque lui-même prononcé le terme magique. Ou lors de la victoire démentielle 3-1 contre Chelsea au Parc, ou après la qualification de feu toujours contre Chelsea en 2015. Mais comment s'y retrouver, au milieu des « C'est notre match référence » balancés en pagaille ? Même après le 2-2 contre Arsenal il y a trois mois, ces deux mots étaient apparus. Le pire, c'est qu'à chaque fois, ces victoires n'avaient débouché sur rien. Paris s'est fait sortir au retour par les Blues en 2014 malgré le 3-1 de l'aller. Et l'année où il avait battu le Barça 3-2 en poules, le PSG avait pris une taule contre ces mêmes Barcelonais en quarts de finale quelques mois plus tard. Mais un 4-0 envoyé au Barça version 2016-2017 en phase éliminatoire de Ligue des champions, voilà qui pose un club. Un scénario a priori inimaginable, et pourtant. Aidés par des Barcelonais pas rentrés dans leur match, les Parisiens ? À peine, et c'est minimiser l'impact de la défense parisienne qui a tout verrouillé. Et on ne parle pas ici d'un exploit seulement sportif, mais bien d'un match qui, même s'il n'a pas été le plus compliqué à gagner, va marquer les esprits par sa puissance et son caractère surréaliste. Dream bigger, promettait Nasser. Paris s'est enfin offert une belle tranche de réalité.

Par Alexandre Doskov
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