Méfiance Lyonnais, méfiance !
Méfiance Lyonnais, méfiance !
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Décidément tout le camp à Liverpool. Non content d’accumuler les déboires sportifs, médicaux, financiers et relationnels, voilà qu’on apprend que l’ancienne icône du club, Kenny Dalglish, se fait dynamiter sa baraque à la grenade. Ce fait divers bien étrange est finalement assez symbolique de ce qui allait attendre les Reds par la suite : une saison de merde. Distancé de manière quasi irrémédiable en Premier League, éliminé de la Carling Cup, le club du nord de l’Angleterre joue probablement sa saison mercredi soir à Gerland en Ligue des Champions, sauf à considérer que la FA Cup est un véritable objectif, ce qui serait d’une tristesse absolue. En effet, en cas de défaite combinée à une probable victoire de la Fiorentina sur Debrecen, les Anglais seraient quasi dehors. Un sacré pas en arrière pour des Reds qui rêvaient de conquérir enfin le titre après vingt ans d’abstinence, mais un retour à des fondamentaux bien connus sur les bords de la Mersey où la C1 a très régulièrement sauvé des saisons par ailleurs désastreuses. En clair, se focaliser sur l’Europe comme on s’accroche à une bouée de sauvetage, Liverpool sait bien faire et très souvent, ladite bouée lui a permis de voyager assez loin. Et les périples en France n’ont pas été le plus hostiles pour les Rouges ces dernières années. Une bizarrerie d’ailleurs : jusqu’en 2006, Liverpool s’était toujours fait châtier dans l’Hexagone (Saint-Étienne, Auxerre, Paris, Strasbourg, Marseille) mais depuis, il l’a toujours emporté (Bordeaux, Toulouse, Marseille deux fois). Quant à son bilan comptable de trois misérables points après trois journées, il faut se souvenir qu’il y a deux ans, la Maison Rouge avait attaqué la phase retour des poules avec une minuscule unité dans la besace : à l’arrivée, les quintuples champions d’Europe avaient terminé premiers du groupe. Mais ça, c’était au temps où les Anglais étaient en pleine possession de leurs moyens. Évidemment cette fois, l’histoire se présente bien différemment.
Blanc, Le Guen : « L’OL est supérieur à Liverpool »
A Gerland, Liverpool débarquera tout bonnement sans Gerrard, Skrtel, Aurelio, Johnson et très probablement sans Torres ni Aquilani. Soit plus de la moitié des titulaires supposés, Gerrard et Torres en tête, ou les deux seuls joueurs capables de tirer l’équipe de ce guêpier. A poil total ! Mais au fond, ces blessures disent aussi beaucoup de la puissance du moment dans une escouade. Ces soucis qui plombent le quotidien de Liverpool étalent au grand jour la faiblesse insigne de l’effectif où Yossi Benayoun fait actuellement figure de joueur-clé. Pour info, on parle là d’un ancien joueur du Racing Santander. Aussi bon soit-il, c’est assez inquiétant. Ce constat est d’autant plus alarmant qu’en face, Lyon aussi connaît sa part de désagréments sous la forme d’une épidémie de problèmes aux adducteurs (huit titulaires longuement touchés) sans que cela n’ait mis en péril la marche lyonnaise, premier du groupe et deuxième de Ligue 1. Laurent Blanc ou Paul le Guen, invités à commenter le duel à venir, n’y sont pas allés avec le plat du couteau : « Lyon est la meilleure équipe de cette poule, supérieure actuellement à Liverpool ». Pour mettre un peu de piment dans la vie rhodanienne, il a fallu qu’un Sidney Govou aille se mettre une bonne mine en boîte ou que Toulalan envoie chier Claude Puel (voir Toulalan, toute une énigme) sans que cela ne bouleverse vraiment l’OL system. Oui, le tableau paraît idyllique à l’heure de ce match retour et pourtant une chose doit inviter les Gones à la plus grande prudence : si Liverpool n’a pas les moyens actuellement d’enchaîner les perfs, il sait encore cibler les rendez-vous cruciaux, une faculté comme inscrite dans son ADN. Il y a quinze jours, les Reds avaient un peu laissé filer, la tête déjà tournée vers le sommet face à Manchester. Avec le résultat que l’on sait. Cette fois, sinistrement battus à Fulham, les hommes de Rafael Benitez ont peut-être bien fait du rendez-vous avec Lyon LE match à ne pas manquer. Lloris et les siens sont prévenus.






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