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  2. // Bordeaux/OL (2-0)

Lyon touché-coulé ?

Victoire précieuse de Bordeaux dans ce match de la peur. Défaite-catastrophe pour un OL qui se retrouve 17ème au classement. Claude Puel est désormais directement menacé.

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Normalement Claude Puel aurait dû tenter un coup, surprendre. Venir à Bordeaux pour achever des Girondins en plein doute, la tête bien dans le sac malgré leur semaine commando au Cap-Ferret. Parce que Bordeaux était prenable. Et ce n'est pas un Ben Kalfallah à l'Ouest, un Jussiê pas vraiment capable de mener le jeu tout seul (malgré son joli but dans les arrêts de jeu), un Plasil à demi éteint et surtout un jeu sur les côtés passablement déserté (on est désormais loin du ramonage en règle des couloirs « d'avant » par Chalmé, écarté ce soir, et Trémoulinas, nettement moins actif)... Lyon pouvait enfoncer ce Bordeaux encore un peu plus. Il est vrai que l'OL a disputé la Coupe d'Europe dans la semaine. Mais c'était mardi, à 11 contre 10 face à un Schalke plus que limité. Au lieu de ça, c'était la tristesse. Avec en premier lieu la grosse déception Gourcuff, constamment sifflé à Chaban. Un mot sur les sifflets stupides du public bordelais à chacun de ses ballons touchés : quand Bordeaux sera à nouveau champion de France, on espère qu'il se souviendra de Laurent Blanc et Yoann Gourcuff, acteurs majeurs du titre de 2009. Le problème c'est que Bordeaux va attendre encore un bout de temps avant d'être champion... Retour à Yoann, décevant, jouant bas et pratiquant un registre désespérément stéréotypé en balançant toujours côté droit vers Briand.

Lisandro a logiquement raté son duel face à Carrasso suite à une longue balle bien inspirée de Briand (30ème). « Logiquement » parce que Lyon n'y est plus. D'ailleurs, Lisandro sortira tout aussi logiquement à la 50ème, sur « blessure » : direct vestiaire, sans saluer le banc lyonnais. A ce propos, fallait-il faire jouer Lisandro, déjà touché et incertain pour ce match ? Tout s'est précipité pour l'OL quand Diarra a marqué à l'heure de jeu. A la base une main volontaire de Réveillère sur son côté droit à 30 mètres de la cage de Lloris : coup-franc idiot et biscotte beurrée pour Anthony R. Plasil centre au premier coin des 6 mètres pour le sommet du crâne de Diarra : un petit effet lifté propulse le ballon dans le petit filet opposé de Lloris. 1-0 : petite cause, grands effets. Dans la tribune VIP Aulas a compris : c'est foutu. Déjà, dans la semaine il est venu éteindre le début d'incendie qui couvait après le nul 1-1 contre VA. Si le sort de Claude puel n'était pas encore scellé, un ultimatum devrait prochainement lui être signifié. Gagner le 100ème derby contre St-Étienne sera un minimum...

Autres faits calamiteux côté lyonnais. L'absence de leader. Et ce n'est pas un Toulalan encore « fragile » qui va remonter les mécaniques, malgré le brassard qui lui enserre le bras. Du coup c'est Diakhaté, le dernier arrivé, qui donne de la voix ! Titulaire, Makoun ne profite pas de l'occasion qui lui est donnée de briller en perdant quelques ballons faciles. Lovren fait son match, de même que Cissokho, dont c'est le retour, ou bien même Bastos, pas génial mais actif, comme Briand. Parce qu'il est là le drame : en face, Bordeaux n'aura pas montré grand-chose, ne se montrant quasiment jamais dangereux, même après le premier but de Diarra. Gomis aurait même pu égaliser sur un coup-franc parfaitement centré de Gourcuff : tout seul au deuxième poteau il pique une tête foireuse à côté de la cage au lieu de viser le poteau opposé ou servir Makoun seul devant le but de Carrasso (71ème). Pire ! Le même Gomis bien lancé dans l'axe par Pjanic se retrouve face à Carrasso encore et sa frappe légèrement déviée par le gardien heurte la transversale (89ème) ! Il ne restait plus que l'estocade « logique » encore, le coup de grâce, l'exécution : le but de Jussiê après un long raid solitaire où il passe en revue Diakhaté, Lovren et Toulalan avant de glisser à ras de terre le ballon sous le corps de Lloris (90ème + 4). Évidemment, on était dans les arrêts de jeu, le moment où ça fait le plus mal...

Et Bordeaux ? Encore sauvé par un coup de pied arrêté. Comme au Parc, contre le PSG (2-1). Comme « avant » , du temps de Gourcuff et Chamakh... Encore sauvé aussi par Carrasso, décisif sur sa sortie dans son duel face à Lisandro (30ème) et sur la frappe de Gomis qu'il dévie de l'épaule sur la barre. Autrement dit, Bordeaux ne peut se reposer pour l'instant que sur le charisme de son gardien et sur les coups de pied arrêtés. Le problème c'est que ça ne suffira pas pour la suite. C'était déjà pas mal pour ce soir contre Bordeaux et c'est tant mieux pour le moral... Mais pour le reste, le jeu bordelais frise toujours la même indigence. Le faux emballement du jeu girondin après le but de Diarra tient plus des espaces créés par un Lyon parti à l'abordage pour égaliser qu'à une emprise de fer sur la rencontre. On ne voit toujours pas comment les Girondins pourront forcer des défenses adverses et marquer des buts avec une animation offensive manquant d'allant et de percussion et surtout qui peine à trouver les attaquants. Mine de rien, le départ de Cavenaghi n'est sûrement pas un événement mineur et sans importance. Au contraire : il a sans doute compris avant tout le monde que la pauvreté offensive de Bordeaux ferait passer un sale début de saison aux attaquants girondins. Tout s'arrangera ? On demande à voir... Bordeaux a gagné le match à ne pas perdre face à un OL cliniquement à la ramasse. C'est tout.

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