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  2. // Schalke 04/OL (3-0)

Lyon, qualifié inquiet

Davantage grâce à la victoire de Tel-Aviv contre Benfica qu'à sa propre performance, médiocre, l'OL sera en huitièmes. Mais après une défaite cuisante, les Gones ne se sont pas vraiment rassurés.

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La configuration est simple. Si Lyon gagne, Lyon qualifié en huitièmes. Si Schalke gagne, Schalke qualifié. Alors, dans leur stade aussi couvert que bruyant, les Allemands partent pied au plancher. Plus tranchants, plus entreprenants, ils gagnent tous les duels et abreuvent leurs attaquants. Raul d'abord, avec son jeu dans les intervalles, Farfan ensuite, avec ses courses effrénées. Schalke fonce à droite, Cissokho est au supplice, le rythme est très intense, les occasions se multiplient. Et c'est sur une belle action de Raul ponctuée par Farfan que s'ouvre le score.

L'avantage, c'est qu'en attaquant ainsi, les Allemands laissent forcément des espaces dans leur défense. Lyon a des occasions, mais Lisandro est trop gourmand : sa feinte de frappe lui fait perdre du temps et il ne peut plus ajuster. Reste que les Lyonnais peuvent marquer, mais ils ont intérêt à le faire vite, avant que Schalke n'en claque un autre. D'ailleurs, Schalke vient d'en claquer un autre, sur une nouvelle attaque rapide, but d'Huntelaar. Les Lyonnais n'ont pas su se donner le temps ; ils sont maintenant menés. La défense est fébrile, le milieu dominé, Gourcuff effacé, les attaquants frustrés : ce n'est pas vraiment la panacée. Mais ça pourrait être pire. Sur une nouvelle percée, Farfan se prend Lloris dans les guibolles. Pénalty ? Non, simulation. Puis, sur une nouvelle perte de balle dans leur camp des Lyonnais, c'est Raul qui tente une merveille de lob, claqué au-dessus de sa barre par Hugo Lloris. Ensuite, c'est Gourcuff qui reste au sol, on pense à une entorse du genou, ce n'est qu'un coup, Yoann se relève, pendant que Tel-Aviv est en train de gagner contre Benfica. Surtout, les joueurs de Schalke se détendent un peu. Tout ne va donc pas si mal pour Lyon et il reste une mi-temps.


Puel a "recadré certaines choses". Gomis entre pour Cissokho, de retour de blessure, Bastos recule d'un cran. Les Lyonnais restent en 4231, avec Lisandro (énervé) et Briand (effacé) sur les côtés, Kallström (ratisseur) et Toulalan (tacleur) au milieu, ils commencent à pouvoir poser le jeu, mais absolument pas à l'enflammer. Ils ne semblent pas capables de revenir. Encore moins quand Gourcuff sort sur civière, touché à la cheville suite à un tacle de Metzelder. Entre en jeu Miralem Pjanic. Mais Lyon ne se montre pas pour autant plus dangereux. Puel demande à Lisandro de reprendre l'axe. Le match est haché, Schalke casse le rythme et essaie de ne pas laisser son adversaire s'exprimer. Ils y arrivent tant bien que mal et perdent rapidement la balle, mais les Lyonnais ne sont pas capables d'en profiter. Entre maladresses, hors-jeu, approximations, les hommes de Claude Puel ne font preuve d'aucune assurance tout au long de cette seconde mi-temps. Ils s'en prendront même un troisième, chanceux mais humiliant, sur une frappe contrée d'Huntelaar. Heureusement pour Lyon, entre temps, les Israéliens ont la bonne idée d'en coller deux autres aux Portugais. Lyon s'incline trois à zéro mais Lyon est qualifié (avec la possibilité d'une première place) pour la suite de la compétition. Ce sera en février, ce qui laisse du temps pour se refaire. En huitièmes, montrer autre chose que ça sera une obligation. Dans quinze jours contre Tel-Aviv, ce serait une bonne idée.

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