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Lyon, où sont les fafs ?

Pointés du doigt pour des actes racistes en tribune et en dehors, les supporters lyonnais sont dans le collimateur des pouvoirs publics. Mais derrière l’effet d’annonce, la réalité est plus nuancée dans les virages selon ceux qui la vivent chaque week-end.

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« Le retour du racisme en tribune » , c’était le point d’orgue de la conférence de presse donnée par Antoine Boutonnet, chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), le lundi 20 février au ministère de l’Intérieur. Dans la liste des groupes de supporters surveillés (Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nice, Saint-Etienne), seuls les gones le sont effectivement pour des faits en liens avec du racisme. Corroborant la réputation historique de certaines tribunes lyonnaises, quelques supporters lyonnais, à coups de « White power, une seule couleur  » contre Montpellier et de tags nazis à Saint-Etienne, ont redonné une coloration brune à un virage du stade Gerland en particulier, le virage sud. « Dans cette tribune, beaucoup d’amalgames sont faits avec la politique. Pour des gens extérieurs, c’est compliqué de faire la différence mais il n’y a pas qu’une seule entité dans le virage » , contre-attaque d’emblée Christophe, porte-parole de Lyon 1950, le seul groupe officiel de la tribune. Un avis partagé par l’Olympique Lyonnais pour qui « le virage sud est très complexe » . Oui mais voilà, aujourd’hui, certains dans ces travées y ont la parole radicale plus facile.

«  Dès qu’il y a un débordement dans le virage, le seul élément identifiable c’est Lyon 1950  »

Il y a encore quelques années, pourtant, le sud ne se faisait pas autant remarquer par ses prises de positions politiques. Les Nucleo Ultras (2000- 2007) formaient un groupe résolument ultra, se positionnant ouvertement contre le foot business. Les Lugdunum’s Lyon (1993-2007), le principal groupe du virage, n’était, comme les Nucleo, pas spécialement tourné vers la politique au stade, même si individuellement, certains des membres de ses deux entités pouvaient afficher leur nationalisme. Globalement, même s’il est clair que les virages lyonnais ont toujours penché à droite, les « fafs » étaient moins visibles au milieu des années 2000 dans le virage sud qu’au virage nord dans les années 1990, à la grande époque nationaliste des Bad Gones. Même parmi les « indépendants » , cette frange de supporters lyonnais essentiellement regroupés dans le virage sud, dont le nombre est difficilement identifiable, et qui sont souvent à l’origine des « fights » avec d’autres groupes dans la rue, tous n’étaient pas nationalistes. Si l’on en croit Julien (le prénom a été changé), un habitué du virage depuis une dizaine d’année, il y avait chez les « indépendants » des gens de gauche, d’extrême droite et d’autres complétement apolitiques. «  Chez eux, quelques-uns faisaient même la chasse aux jeunes qui essayaient de politiser la tribune et disaient à ceux qui voulaient jouer les fafs que la politique n’était pas la bienvenue dans le virage  » , se souvient Julien. C’était davantage le coup de poing qui servait de dénominateur commun.

En 2007, Nucleo Ultras et Lugdunum’s ont fusionné pour fonder la Cosa Nostra Lyon (CNL). Objectif : avoir un groupe qui pèse dans le virage. Mais, dans les anciens groupes, certains supporters, pas forcément emballés par le rapprochement, s’éloignent. Rapidement, pourtant, forte de plus de 500 membres, la CNL se fait entendre et entre dans des relations houleuses avec Jean-Michel Aulas. Accusé de débordements violents, le groupe a été dissous, en avril 2010, par décret du ministère de l’intérieur, alors qu’il n’est plus reconnu officiellement par le club. «  Les difficultés avec le club relevaient essentiellement de problématiques ultras (fumigènes, nom du groupe, violences) et n’étaient pas du tout liées à la politique » , explique une source proche de l’OL. Lors de la dissolution de la CNL, Christophe et quelques autres ne veulent pas que le virage sud s’assoit : «  On s’est dit qu’il fallait faire repartir quelque chose, monter un nouveau groupe pour faire revivre la tribune.  » A 37 ans, dont plus de dix passées au sud, Christophe a une certaine légitimité pour soutenir le projet. Rejoints par certains jeunes du Virage Nord désireux de s’impliquer davantage, le groupe vire ultra et les rangs du noyau grossissent rapidement. Après un an de balbutiements, Lyon 1950 est reconnu par l’Olympique Lyonnais à l’été 2010.

Mais les difficultés ne manquent pas... « C’est pas évident d’être un groupe officiel au virage sud, c’était d’ailleurs aussi le cas pour la Cosa Nostra Lyon avant nous, car dès qu’il y a un débordement dans le virage, le seul élément identifiable c’est le groupe » , déplore Christophe. En d’autres termes, une source proche du club analyse : «  Avec la présence des « indépendants » , ce n’est pas possible pour un groupe d’avoir la mainmise sur le virage sud et de contrôler tout ce qui s’y passe comme dans le virage nord où les Bad Gones sont la seule entité. » Et justement, comme ça déborde plus ouvertement qu’avant et que les pouvoirs publics cherchent des responsables, c’est le nom de Lyon 1950 qui se murmure. Selon Julien, pourtant, la réalité est complexe : «  Quand tu viens au sud soit tu adhères à un groupe et tu es cadré, soit tu viens à côté et dans ce cas tu es libre de faire un peu ce que tu veux. Chez les Indeps, les anciens qui canalisaient autrefois les débordements politiques ont pris du recul, du coup ça a libéré certains jeunes, plus engagés en matière de politique qui ne rencontre plus les mêmes barrières qu’avant.  »

«  La violence fait partie des choses qui attirent dans la tribune  »

Si certains croient pouvoir se lâcher plus facilement qu’auparavant, c’est aussi parce que le virage sud traîne une réputation de nature à drainer les jeunes nationalistes en recherche de sensations fortes. « A Lyon, c’est le virage sud qui regroupe la plupart des mecs qui bougent dans la rue. On ne peut pas nier que la violence fait partie des choses qui attirent dans la tribune et qui attirent une certaine catégorie de personnes » , explique Julien. Mais qui dit violence ne dit pas forcément tendance nationaliste. En tout cas, chez les anciens. Chez les plus jeunes, en revanche, qui semblent surfer sur la radicalisation de l’extrême droite dans la cité du Rhône, c’est une autre histoire. « Les trois, quatre têtes pensantes, actifs politiquement et qui vont au stade, sont au virage sud. La ville de Lyon devient un laboratoire de l’extrême droite en France, donc forcément ça contamine les tribunes  » , signale un connaisseur de l’extrême droite locale. Selon Rebellyon, un média alternatif et anti-autoritaire lyonnais, auteur d’un article très détaillé sur la question, l’extrême droite radicale drague depuis quelques années la frange des supporters indépendants. Tour à tour, les jeunesses identitaires et la mouvance néo-nazie tentent d’attirer des hooligans lyonnais dans leur giron et dans leurs actions. Et de fait, autour du Bunker Korps, l’ancien local de Lyon Dissident ouvert en avril 2010 et fermé depuis, diffusant notamment les matchs de l’OL, supporters et militants nationalistes se côtoyaient.

De son côté, Christophe l’assure, Lyon 1950 ne fait pas de politique : « Les retours que la LICRA a fait de notre rencontre ne décrivent pas la réalité. Il y a un vrai travail pour laisser la politique en dehors du groupe. Après on n’est pas à l’abri d’un raté mais on saura faire le nécessaire pour pas que ça se reproduise. Il faut qu’on essaie de faire comprendre aux gens à l’extérieur que Lyon 1950 ne peut pas être utilisé à des fins politiques. » Ce qui n’est pas le cas de Mezza Lyon, une fime d’une quinzaine de personnes, créé il y a quatre ans, et qui s’affiche ouvertement nationaliste. Ce sont six de ses membres qui ont été interpellé à Saint-Etienne pour des tags nazis à proximité du local des Magic Fans. De nombreux supporters indépendants se laissent de plus en plus aller à l’expression de leurs convictions nationalistes, comme à Montpellier en janvier dernier. Le bloc de béton à gauche de la tribune Jaurès n’est donc pas si homogène qu’on veut bien le laisser croire. Différentes tendances cohabitent (fans, ultra, violente, raciste) et le retour d’idées d’extrême droite semble davantage être le fait d’une minorité influente et visible que personne ne contredit. Un peu comme dans un certain Kop à Paris il fut un temps.

Par Anthony Cerveaux
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BULLSHIT

Cet article n en vaut pas la peine
Pas d'accord, il tente quand même de tracer une tendance générale. Sans se prononcer, certes, mais en laissant quelques indices de poids.

Je connaissais pas l'histoire des groupes lyonnais, donc déjà pour ça c'est intéressant. Ce qui est certain en ce qui me concerne, c'est qu'à chaque fois que j'ai vu des grafitis "Bad Gones 87" et Lyon 1950", ces noms étaient associés à la croix celtique, gammée plus rarement pour pas dire jamais. Qui plus est, c'est dans les parties gangrénées -et très touristiques donc visibles- de la ville que l'on tombe sur ces abominations. C'est vachement plus rare dans d'autres quartiers dits "rouges" ou ouvriers par tradition...

Côté violence, il y a de la violence et des mecs violents dans cette ville. Je sais pas ce qu'il se passe dans d'autres, donc inutile de chercher à comparer, mais ce qui est certain c'est que, oui, le stade catalyse ces gars en recherche de baston, mais ça c'est un lieu commun, non? Malheureusement, on ne les rencontre pas que là, pas d'chance.
Comme souvent les meilleurs articles de Sofoot concernent les tribunes. Je trouve celui ci particulièrement bien fait, et (ce qui est rare pour les articles présent sur le site) mériterait d’apparaître dans le magasine. Heureusement que sofoot est là pour faire des articles qui replacent les dérives politiques des tribunes dans un contexte plus large et qui ne cèdent pas à l'amalgame facile. Quand je vois les articles que l'on pouvait trouver ça et là à propos du Parc pre-Plan Leproux, parfois je me demandais si j'allais dans le même stade que certains journalistes.
ça sent l'article SF demain "on était au SDF avec les méchants nazillons de l'OL"..
j'ai rien contre ce genre d'articles,mais tout de même.
si ils sont comme au temps du parc "repère de l'extrême droite" (10-12 trous du boule).. faut il vraiment crier au loup? les stades français sont quand même bien plus "propres" que chez nos voisins du sud de l'Europe.
faut rester vigilant c'est certain, mais attention à pas donner trop d'intérêt à une infime minorité de neuneus.
de toute façon, la fédé et la ligue ont tout prévu. d'içi l'Euro,et ses magnifiques stades, il sera devenu bien plus compliqué de trouver une place de foot à moins de 50e.
et c'est bien connu, en imper burberry-tods on peut voter bleu blanc rouge,mais on l'garde pour soi.
En tout cas ça rassure qu'il y a encore des journalistes qui différencient fans/ultras/violence/racisme !
Bon article je trouve. Il reflète bien ce que je peux constater quand je vais dans le virage sud.
Je rejoins Hem69 sur la violence dans la ville... la droite de la droite ne se voit pas qu'au stade, elle se promène librement dans le vieux lyon et à fourvière. Les même jeunes identitaires qui vont se battre avec les supporters de grenoble cherchent aussi la merde dans le centre touristique. Les problèmes en tribune révèlent un mal beaucoup plus profond.
Abesses, je crois sans trop me mouiller que tu peux multiplier ton chiffre par un autre à deux chiffres pour les trous duc. Le nombre d'agression caractérisées ne peut pas être perpétré par si peu de personnes dans la 2 ou 3e ville française, surtout que certains sont sensés croupir en taule au moins pour un temps.
cet article fait des AMALGAMES HONTEUX entre nationaliste et raciste

Soyons precis.

le nationaliste n'est pas du racisme !!!

Je répète: le nationalisme n'est pas du racisme !!!

Le nationalisme n'est pas du racisme !

le nationalisme n'est pas du racisme !

Je suis Réunionnais moitié d'origine Blanche européene par mon pere et moitié Indien par ma mere. J'ai donc un métis avec des origines exotique. Je suis partisan des langues régionales ( creole reunionnais, créole des antilles, Occitan, Alsacien et Breton, j'apprécie beaucoup les autres mouvement de protection des langues régionales qui sont present dans d'autres pays que le Mien. en exemple le barça a cause de leur role d' étendard de la langue catalane durant le franquisme ) Je ne suis PAS RACISTE. Et J'AIME mon PAYS !!! c'est à dire la FRANCE. et j'aimerais beaucoup que mon pays aille mieux, que mon pays retrouve une place de grand dans le monde. ==>>je suis donc un nationaliste, c'est a dire un partisan de la nation ! Je suis avec l'equipe de France, et j' étais avec eux meme durant l'ere Domenech, et je n'aime pas les propos des membres de la Fédé et de BLANC sur les quotas raciaux... Si j'etais un footbaleur pro aux lieux d'etre un étudiant, les quotas serait tombé sur moi.
Je suis impliqué dans la vie de la cité: J'ai voté Bayrou aux presidentielles et j'ai participé aux dépouillement des bulletins de vote le soir du premier tour, et je vais le refaire le soir du second tour de la présidentielle, et aux deux tours des legislatives.

Je ne comprend pas pourquoi on interprette Nationalisme et Raciste. Parce que je ne me sens pas du tout Raciste, et que je suis probablement nationaliste. D'ailleurs ceux qui font des croix gammés, symboles de l'Allemagne Nazis, celle là qui a tué un millions cinq cents mille francais durant la seconde guerre ne sont probablement pas des nationalistes Francais.

Au passage, un groupe qui a pour nom Cosa Nostra (un surnom de la Mafia italienne) est plutot un groupe faisant l'apologie du crime organisé qu'un groupe nationaliste. Un nom du style "pour Notre Club de Lyon" aurait été mieux.
Jaep, tu es un peu à coté de la plaque.

Ce n'est pas l'article qui fait l'amalgame, ce sont les nationaliste, les racistes, les identitaires, les néonazis et qui-sais-je-encore qui s'amalgament au stade et en dehors.

Aimer son pays, sa région, c'est bien. Le problème c'est quand cela te conduit à haïr et rejeter ce qui n'est pas de ton pays ou de ta région... et c'est bien de cela qu'il s'agit ici.
Bon, pour mon dernier post, excusez moi pour l'orthographe et la conjugaison, j'ai ecris ce post tres rapidement.

Sinon voici une petite bédé sur la confusion entre nationaliste et raciste. Confusion orchestré par l'extreme gauche.
www .monsieur-le-chien.fr/index.php?planche=522

pour voir la page suivante, vous cliquez sur Le petit chien en bas.
Pour le lien vous enlevez l'espace entre www et le point. www.
motherfucker Niveau : CFA
@Jaep : un petit tour rapide sur wikipédia t'aurai permis de ne pas raconter n'importe quoi. D'après la définition que tu me donnes, tu n'es pas nationaliste mais patriote, et il y a une sacré différence entre les deux. De Gaulle a dit : "Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres.", et c'est pas une mauvaise définition.
jaep sacré coming-out..
t'as voté Bayrou et tu dépouilles (à chateau rouge?)
mais en 2002, c'était Madelin aka Occident (chelou cela dit au passage pour un gars d'Belleville..)?
Il y a plusieurs definitions de nationalisme:
ww.le-dictionnaire.com/definition.php?mot=nationalisme

Définition du mot :
nationalisme

Nom masculin singulier
1)(politique) doctrine considérant que l'intérêt national passe avant celui des particuliers qui composent la nation
2)(politique) doctrine qui affirme la souveraineté et la prédominance d'une nation

Je suis 1) et pas 2) et dans ces deux définitions, il n'y en a aucune qui disent que les nationalistes sont des gens qui insultent et lancent des Bananes a Bafé Gomis ou à Sidney Govou.
D'ailleurs, ces deux joueurs de foot sont probalement nationalistes au sens 1) car ils acceptent tout deux la taxe 75 % de Hollande, en disant qu'il faut penser un peu aux autres. Ils pensent donc comme 1) l'interet de la Nation passent avant leur interets particuliers.

@ abesses. je ne comprend pas ton post. Je n'ai pas honte de dire que j'ai voté Bayrou, je ne crois pas que cela soit honteux. Et je ne dépouille ni a Belleville ni a Chateaurouge, parce que mon bureau de vote n'est ni a Belleville ni à chateau rouge. Madelin a fait partie de l'UDF et d'Occident, je le savais, mais il a quitté l'UDF il y a bien longtemp. et surtout, on ne peut pas limiter l'UDF au seul Madelin.

P.S. Je ne suis pas vraiment supporter Lyonnais. J'apprécie le club, c'est tout. au passage, je n'habite pas lyon.
Mon post visait juste a démonter, par l'exposé de mon cas particulier, que Nationalisme etait differents de Racisme.
Dans cet article, on fait clairement l'association Racisme et nationalisme. Ce qui est honteux.
Jaep, comme Motherfucker, je pense que tu as une mauvaise définition. Nationaliste a une connotation, selon moi, bien plus négative que patriote.

Je suis moi-même français lusodescendant et ne me considère pas nationaliste mais plutôt proche de patriote quand je défends mes origines ; je n'ai par ailleurs aucune haine ni rancune contre la France, ce serait bien cracher dans la soupe.

Par ailleurs, sans faire de condescendance, je pense que ça n'est pas la même chose d'être nationaliste à la Réunion et nationaliste en France. De la même manière, peut-être qu'à Lyon, dans les Vosges et je ne sais où encore, être nationaliste comporte des clins d'oeils appuyés à des régimes fachistes, xénophobes et racistes et encore plus nuancé ou appuyé en fonction des tranches d'âge et de ce que tu fais dans la vie. Dans l'article, il n'est pas question du pharmacien du coin de la rue qui voterait Marine Le Pen, qui va à la messe le dimanche matin et qui participe à la vie de la cité, comme tu dis, par le haut. Non, dans l'article il est question de gens qui rejoignent un groupe parce qu'enclins à la violence et à la haine, le premier servant d'exécutoire au second, et qui participent à la vie de la cité par le bas, dans la rue. Je ne sais pas si tu vois bien la différence. Moi j't'invite à venir dans la cité des gones : moi le gauchiste pas radical du tout, blanc, les yeux bleus, lèvres rouges, et toi le métis centriste-droite pas radicale et nationaliste selon tes dires, tous les deux attifés de la manière la plus normale du monde. On ira boire un pot, discuter de choses et d'autres, puis on ira faire un tour dans le Vieux Lyon à la tombée de la nuit. Il y a -malheureusement- des chances que ta vision du nationalisme à la française et ta propre vision de toi changent radicalement à l'issue de la soirée. Ca se ferait via des bobos au mieux... Et note bien que je te parle de la rue, pas du stade où le risque est quelque peu multiplié.

Après, t'as bien entendu le droit de penser ce que tu veux. Mais je trouve juste ton contexte bien particulier et "édulcoré".
Jaep...

Ta vision du nationalisme est assez romantique, pour ne pas dire naïve...
Quand ces mecs disent "vive la france", c'est pour ne pas dire "dehors les arabes".
Contrairement au nationalisme, le racisme est puni par la loi, du coup ils se cachent derrière de bonnes intentions apparentes pour cracher leur haine.

Renseignes toi un peu sur la marche des cochons par exemple. Sous couvert de protester pour leur droit de manger du porc au Quick, beaucoup de racistes/hools ont défilé le bras en l'air en hurlant des slogans sympas comme "attacher un arabe et lui faire manger du porc", "on est chez nous", "dehors les arabes". Et au passage, histoire que ça soit bien clair, on pète un kebap.

Il faut se méfier du double langage.

Tu peux continuer à te dire nationaliste. Saches juste que les racistes, nazis, identitaires se disent aussi nationalistes.
Jaep ravi que tu dépouilles pas à Belleville, ni chateau rouge..
du coup t'es plus gare du nord pour les iphones??
il fallait lire plutôt "pouil-dé".
tout comme Madelin, c'était qu'une boutade surement trop "intra muros".
mes hommages à François made in France.
bisous
Moi, je crois que les racistes, nazis, les identitaires de Lyon sont des xénophobes, pas des nationalistes. Des tas de gens sont des nationalistes, 99 % de ces gens refuseront d' envoyer des juifs en camp de concentration, ou de virer les Arabes, ou de rejoindrent la division SS-Charlemagne, ou de torturer les gens durant la guerre d'Algérie ou d'indochine.
Et c'est tant mieux.

Vous le dites, Il y a un double language.
Voyons la définition de NATIONALISME dans le dictionnaire de l'Académie FRANCAISE.

On peut consulter le dictionnaire de l'academie francaise sur ce site.

ww.academie-francaise.fr/dictionnaire/

1)NATIONALISME n. m. XVIIIe siècle. Dérivé de national. 1. Sentiment de vif attachement à la nation, exaltation de l'idée nationale ; doctrine politique qui s'en réclame et affirme la primauté des intérêts nationaux. Un théoricien du nationalisme. 2. Mouvement par lequel une collectivité ayant une origine, une appartenance commune revendique le droit de former une nation souveraine, un État indépendant. Le nationalisme italien au XIXe siècle. La montée des nationalismes. Titre célèbre : Scènes et doctrines du nationalisme, de Maurice Barrès (1902).


Dans cette définition. Ou voyez vous du racisme ?

Dans cette définition, ou voyez vous des gens violents ?

D'apres le dictionnaire de l'académie francaise, le nationalisme n'est pas du racisme.

Cet article de sofoot confond nationalisme et xenophobie. Puis il confond Nationalisme et violence criminel.


Qi il y a des xenophobes et des gens violent, c'est a condamner fermement. la police doit traiter l'affaire.


Vous n'avez tout simplement pas les bonnes définitions. L'Académie n'associe pas Nationalisme à la xénophobie ou à la Violence.

exemple = Staline a tué des millions de gens au nom du communisme. Mais les historiens le savent, c'etait un PRETEXTE. Ce que Staline voulait, c'etait le pouvoir absolu.
Beaucoup de communistes n'ont jammais envoyer des gens aux goulags.
Sartre, Chaplin et PIcasso et Robert HUE ne sont pas des criminels. Des tas de communistes du défilles du 1 er Mai sont des gens parafaitement normaux, comme vous et moi.

des gens comme Pompidou et Giscard sont des nationaliste, et sont des personnes parfaitement saine d'esprit et ont un casier judiciaires vierge.

Les "Identitaires" se servent du nationalisme comme d'un PRETEXTE, ces gens la sont avant tout des criminels, ou des gens qui veulent acceder aux pouvoirs, ou des fous furieux bon pour l'asile.

Vous faites la confusion.
Les communistes sont des internationaliste, je suis en désacord avec eux, mais je ne cherche a les buter. Et je ne cherche pas a tuer des gens d'origine aussi etrangere que moi. Et je parie que Marie George Buffet ne cherchent pas a m'offrir un séjour perpétuels aux Goulags.
C'est tout à ton honneur Jaep.

Seulement, on est sur un site et un article de foot, et toi tu parles des élites et de société à peu près bien pensante (la droite ne l 'est pas pour moi, suffit de voir les campagnes électorales où ils sont prêts à racler les fonds de poubelle pour quelques voies puantes de plus). Ici, il se parle du stade et par extension de la rue. Et la rue, c'est le bras armé de tes têtes bien pensantes. C'est aussi assez gentil de ta part de croire à l'action de la police dans ces cas de nationalisme aigu... Bien que je ne veuille faire trop de généralités.

Je ne suis pas plus d'accord avec toi que 99% des nationalistes de droite ne veulent pas virer les arabes, par exemple. Les nationalistes sont très souvent des catholiques purs et durs, traditionalistes et qui ne sont bien qu'entre eux. D'ailleurs, c'est bien Chirac qui parlait du bruit et de l'odeur?

Ensuite, nous faisons peut-être pour la plupart des amalgames, mais tu en fais un beau aussi : tu es nationaliste et régionaliste (cf les langues régionales, etc)??? Tout en sachant que l'identité nationale française s'est grandement construite en tuant ces particularismes locaux? Va voir un peu l'histoire de la IIIe République et comment étaient accueillis les instituteurs dans les villages de langue d'Oc... Les nations se sont toutes construites en réaction à. On n'est pas nationaliste sans ennemi, du moins j'en vois pas l'intérêt.

J'ai quand même l'impression que tu vis dans une petite tour d'ivoire. Je n'ai nullement l'intention de te juger contrairement à ce que tu pourrais penser, mais par la même occasion, ça me fait toujours bizarre d'entendre dire une personne de couleur ou d'origine étrangère dire qu'elle est de droite. Mais enfin, tu as bien le droit d'avoir tes opinions, ça me fera pas changer d'avis : le nationalisme, ça craint, qu'il soit "doux" ou radical.

Petite citation pour terminer, celle d'un homme qui a quitté son pays pour travailler en France avec seulement un niveau cours élémentaire. Ca ne lui enlève pas sa capacité de réflexion, bien heureusement, mais il m'a dit un jour où je prenais une petite position en faveur des particularismes locaux et plus précisément des langues, "si tout le monde parlait la même langue, il n'y aurait pas de guerres". Bon, le résumé est un peu simpliste, mais tellement vrai au fond. Et le problème du nationaliste c'est de cultiver sa différence tout en refusant celle de l'autre. D'où les tracas...
Certains mots ont sauté dans mon derniers paragraphes il faut lire:

Les communistes sont des internationaliste, je suis en désacord avec eux, mais je ne cherche pas à les buter. Et je ne cherche pas a tuer des gens d'origine aussi etrangere que moi. Et je parie que Marie George Buffet et Pierre Laurent ne cherchent pas a m'offrir un séjour perpétuels aux Goulags.
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