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Lyon-Lille, l'axe du mâle

Lyon - Lille, c'est deux modèles qui s'opposent, des dirigeants qui appartiennent à la même famille, des échanges de joueurs, des câlins, des regards mielleux et des déchirures...

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Sur Mappy, Lyon - Lille, c'est 682 kilomètres. En football, c'est entre 5 millions d'euros et un Kader Keita. Ça ressemble à ça, finalement, l'axe entre les deux clubs. Depuis 20 ans, ça se refile des joueurs, souvent directement, parfois indirectement. Preuve d'une relation qui vit bien ce mariage d'amour et de billets verts. Ce soir, les deux amoureux se retrouveront une nouvelle fois dans le noir, à Gerland, pour s'enlacer tendrement.

Les big boss

D'un côté, Jérôme Seydoux, qui occupe une place au conseil d'administration de l'Olympique lyonnais et à celui d'Accor. De l'autre, son frère, Michel, à la tête du LOSC après une brillante carrière dans le cinéma. Bien entendu, les Seydoux Bros sont également au CA du groupe Pathé (avec Dany Boon, si, on vous le jure). Un groupe qui possède 20% de l'Olympique Lyonnais. Finalement, les deux frangins sont constamment en phase. Aussi bien personnellement que professionnellement. Le genre de relation qui facilite les deals entre les deux clubs. D'autant que Jean-Michel Aulas apprécie la manière de faire du boss Lillois, et vice et versa.

Les réussites

La plus belle, c'est sans aucun doute Eric Abidal. En deux ans à Lille, sous les ordres de Claude Puel, il explose en défense centrale. Pour moins de 8 millions d'euros, il débarque à Lyon, dans son fief natal, et règne sur le côté gauche de la défense lyonnaise pendant trois saisons. Il s'invite même en équipe de France, où il devient un pilier du back four français. Lyon le refourgue en 2007 au Barça pour 16 millions d'euros. Entre temps, Abidal a récolté trois titres de champion de France en trois ans. Un mutant. Michel Bastos est également à ranger dans le coin des satisfactions. Le Brésilien n'est pas de la trempe d'Abidal, mais il s'est imposé dans les deux clubs avec le même brio. Buteur, sprinteur, pourvoyeur de caramels dans les ficelles, bonne mentalité et bon camarade de jeu, Michel Bastos fait l'unanimité. D'autant qu'il débarque de nulle part. Lille va le déloger de l'obscure taule brésilienne Figueirense FC pour en faire une star de Ligue 1 (lors de sa dernière saison lilloise, il liquide 14 buts et 10 passes décisives). Jean-Michel Aulas en tombe amoureux et, en 2009, raque 18 millions d'euros pour lui payer un billet TGV Lille Flandres - Lyon Part-Dieu. Depuis, il enchaine les matches avec la liquette des Gones, avec une certaine réussite.

Enfin, on peut dire qu'Eric Assadourian a laissé une petite trace dans les deux clubs. A Lille, c'est certain, où sa dégaine fait les beaux jours de Grimonprez-Jooris pendant un quinquennat. L'international arménien est comme un poisson dans l'eau au sein de son club de cœur. En 1995, l'Ol et Aulas commencent à grandir. Le boss rhodanien s'amourache du milieu de terrain et l'embarque dans le 69. Il ne restera qu'une saison. Son bilan est mitigé mais il restera l'un des héros lyonnais du match contre la Lazio Rome, où Eric embraye un but et une passe dé' pour éliminer les Romains de la Coupe UEFA. Un petit plaisir, quoi.

Les ratés

Comment ne pas évoquer Kader Keita ? De lui, Claude Puel déclarait qu'il s'agissait d'un "artiste pas structuré, capable de créer des brèches dans les blocs défensifs adverses" avant de l'enrôler à Lille. Dans le Nord, Keita détruit tout sur son passage : les reins des défenseurs adverses, les nerfs de son coach, et l'AC Milan en Ligue des Champions. La France ne parle que de lui, de sa vitesse, de ses dribbles, de ses changements d'appui. Un love tellement intense que l'OL lâche près de 20 plaques pour arracher l'Ivoirien. Sauf qu'à Lyon, la greffe ne prend pas. Keita est barré par Govou et Alain Perrin, son coach, n'arrive pas à trouver un schéma tactique idéal pour son poulain. C'est un fiasco. Une erreur de casting qui se poursuivra la seconde année avec Claude Puel, pourtant son mentor lillois. Keita est bradé à Galatasaray après deux ans et une perte de plus de 10 millions d'euros. Le Directeur Financier fait la gueule.

Puel, c'est également un raté sur toute la ligne entre les deux clubs. On parle d'un coach réputé à Lille, où il officie pendant six saisons, tout en hissant le club en C1. Balèze. A cette époque, Puel a le vent en poupe. Tout le monde le veut. Son équipe pratique un football plaisant et le mec a du caractère. Il débarque à Lyon, qui reste sur sept titres de champion de France, pour franchir un palier. Le début de la fin. En trois ans, l'ancien milieu de Monaco se met la moitié du Rhône à dos et ne remporte aucun trophée malgré une demi-finale de C1 au compteur. Le divorce est douloureux. Il réclame 5 millions à son ex devant les prud'hommes. Sa demande est rejetée en décembre dernier. C'est beau, l'amour.


Les mystères

A Lille, la doublette Mathieu Bodmer-Jean II Makoun avait tout d'une grande. Bodmer était classe, élégant, doué techniquement quand Makoun était bagarreur, ratisseur et injouable dans les airs. A Lyon, ils n'ont rien laissé. Ou que des miettes. Bodmer partira au PSG avec l'étiquette de gâchis. Makoun, lui, sera bradé comme une vulgaire merde au Pirée moyennant 4 millions d'euros (il avait été recruté pour 14 plaques). Au final, difficile d'évaluer leurs années lyonnaises. Sur certains matches, les deux mecs étaient au diapason d'un collectif bien rodé. Sur d'autres, ils étaient inexistants...

Les récupérations

Entre des choix carrières douteux et/ou brillants, certains ont fréquenté les deux clubs. Parfois avec réussite, d'ailleurs. Rendons hommage à Abedi Pelé, Florent Balmont, et Pierre-Alain Frau. Des mecs biens.

Par Mathieu Faure
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