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Lyon, la saison de tous les dangers

S'ils sont heureux de retrouver la Ligue des champions, ce soir, après plus de trois ans d'attente, les Gones le savent, la répétition des matchs peut leur être fatale.

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C'était il y a trois ans et six mois, presque jour pour jour. À une semaine près. Ce 7 mars 2012, l'OL jouait son dernier match de Ligue des champions. Une défaite surprise, 1-0, face à la modeste équipe de l'APOEL Nicosie, pour une élimination tout aussi improbable en huitième de finale de la compétition reine. Depuis, plus rien. Ou presque. Un tour préliminaire face à la Real Sociedad en 2013, pour deux défaites sur le score de 2-0 ; et un peu de C3, avec un quart de finale face à la Juventus en 2014. C'est tout. Car, oui, depuis trois ans et demi, l'OL n'a plus rien d'un cador européen. Il est loin le temps des victoires face au Real Madrid ou des éliminations injustes face au PSV en quart de finale. Bref, le temps a passé. Sans faire de cadeaux. Pourtant, contre toute attente, la saison dernière fut très colorée pour la bande de Fournier. De superbes révélations avec Fekir, Tolisso et Ferri. Des confirmations avec Lacazette, Umtiti et Lopes. L'OL s'est montré solide. Plus que ça, même, puisque les Gones auront fait douter jusqu'au bout les Parisiens dans une course au titre restée indécise jusqu'au sprint final. L'OL a finalement passé la ligne d'arrivée en seconde position. De quoi retrouver la Ligue des champions. Enfin. Une immense joie pour le club et les supporters. Et même si le cadeau pourrait bien être empoisonné, les Lyonnais s'en tapent, ils comptent bien l'ouvrir quand même.

Un manque d'ambition très français


Souvent, on ne peut s'empêcher de reprocher au football français son manque d'ambition. Des critiques pas vraiment volées, car en la matière, les exemples ne manquent pas. Comme lorsque Rolland Courbis, en avril dernier, se pointe en conférence de presse pour affirmer qu'il ne veut pas de l'Europe la saison prochaine : « Cela serait catastrophique. Je maintiens mon point de vue auprès de mon président qui est la personne la plus importante du club. Si on peut éviter une Coupe d'Europe sans le faire exprès… » Des déclarations parfaitement en phase avec la mentalité française qui se veut parfois trop réfléchie, pas assez libre. Pas assez fantasque, en somme. Quel genre d'entraîneur peut ainsi affirmer qu'il ne veut pas d'une compétition européenne, pourtant bénéfique en matière d'image, d'indice UEFA et de gains financiers ? Un entraîneur qui pense trop à l'après, tout simplement, qui sait que le jeu n'en vaut pas vraiment la chandelle.

Comme le confirme la suite des propos de l'entraîneur montpelliérain, lors de cette même conférence de presse : « Il ne faudra pas être étonné si on est 15es ou 16es la saison prochaine. Jouer le jeudi et le dimanche, avec quatre ou cinq jeunes pas encore prêts pour jouer en Ligue 1 ou en Ligue Europa, cela paraît difficile. » Si ce genre de propos peut paraître énervant, car symptomatique d'une philosophie défaitiste, ils s'inscrivent pourtant dans un raisonnement pas si ridicule que ça. Car dans le fond, quel est l'intérêt de se qualifier pour une compétition dans laquelle on n'a que très peu de chances de briller et qui risque de nous être fatale pour le quotidien, à savoir le championnat ? La réponse est simple : l'amour des grands rendez-vous, tout simplement. Et l'envie de progresser sans cesse. Une façon de voir les choses à laquelle l'OL s'est toujours montré fidèle. Et qu'il devrait encore respecter cette année, lors de ses matchs de Ligue des champions.

L'OL en veut, peu importe le risque


En mai dernier, lorsque les Lyonnais ont définitivement validé leur place en LdC, le sentiment qui dominait était évidemment la joie. La fierté, même. Pas une seule pensée sur le danger que peut représenter cette compétition pour une équipe à l'effectif réduit. Jean-Michel Aulas, en tête, balançait sur Twitter sa fierté de président : « Je voudrais dire à tous ceux qui nous soutiennent que nous sommes heureux d'être l'OL. La petite musique va venir dans le Grand Stade. » Preuve que le club a de l'ambition, à défaut d'avoir peur. Pourtant, à l'heure où les Gones s'apprêtent enfin à retrouver le tournoi qu'ils ont tant aimé au début des années 2000, une question vient naturellement à l'esprit : ne vont-ils pas se cramer pour toutes les compétitions ? L'esprit de Rolland Courbis planerait presque au-dessus de la cité rhodanienne, répétant que le retour de bâton peut être vraiment douloureux quand il arrive dans la gueule. Lorsque l'on regarde l'effectif lyonnais, on constate rapidement qu'il est loin d'être pléthorique. Et que jouer sur tous les tableaux risque de causer quelques dégâts, surtout quand on connaît l'intensité des joutes européennes. Lors de la saison 2012-2013, Montpellier en a fait les frais en terminant à la neuvième place d'un championnat qu'il avait pourtant remporté la saison précédente. La faute au nombre de matchs. La faute à la Ligue des champions.

Mais l'OL a tellement trimé pour revenir à ce niveau, qu'il est hors de question de s'avouer vaincu avant l'heure. Évidemment, les espoirs lyonnais en ont pris un sacré coup lorsque Fekir s'est écroulé sur la pelouse du stade José Alvalade en septembre dernier, le genou en vrac. Son absence longue durée vient clairement contrarier les plans d'Hubert Fournier qui avait fait de lui la pièce maîtresse de son dispositif. Mais peu importe, il faudra bien faire sans. Ou essayer, du moins. Refusant le joker médical, Aulas a déclaré qu'il comptait, encore une fois, sur sa pépinière de jeunes talents pour combler le trou béant qu'a laissé l'international tricolore. Le choix de la jeunesse. Comme il est de coutume du côté de Lyon, ces dernières années. Reste à savoir si le club a encore sous le coude d'aussi belles pépites que les saisons précédentes. Une chose est sûre, avec un effectif limité, les Gones devront essayer de se mettre à l'abri rapidement, dans un groupe à leur portée. Pour gagner du temps. Et du repos. Une certitude : la saison risque d'être longue. Et à l'heure actuelle, difficile de savoir la gueule qu'elle aura à la fin, du côté de Lyon.

Par Gaspard Manet
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ohundnisursofoot Niveau : CFA2
Lacazette - Beauvue, c'est largement suffisant pour La Gantoise, c'est clair. Après, un N'jie aurait pu être intéressant contre des équipes plus importantes, de part son imprévisibilité. Je pense qu'Aulas a fait une connerie en le vendant, malheureusement pour les Lyonnais.

Derrière faut voir que si Lacazette est cramé, c'est niet pour l'Euro.
T façon si on prend trois branlees à l'aller, on signe Cacapa Violeau et Luyindula. Et Santini au banc,tiens.
On craint rien.
En tout cas c'est clair que cette année est clairement un gros point d'interrogation, encore plus depuis la blessure de Fekir.
Mais généralement je trouve que les supporters Lyonnais que je cotois, et moi le premier, sont généralement optimiste.

Le recrutement était franchement satisfaisant, meme pour la LdC, et on gagne enfin de la profondeur de banc. Le truc c'est qu'on ne sait pas si Lacazette était en sur-régime ou non, si ce 4-4-2 ne commence pas à s'essouffler, et surtout maintenant que vont donner ces remplaçants en attaque, Cornet et Kalulu.

Je suis persuadé que si on fini encore en LdC à la fin de l'année, avec les revenus du nouveau stade, ça annonce le retour du très grand Lyon, et pourquoi pas se battre pour le titre, vraiment cette fois, d'ici 1 ou 2 ans.
Il y a de quoi être optimiste. Ils ont eu beaucoup de chance au tirage. Le groupe est à leur portée.
Ca fait quelques temps qu'ils n'ont pas connu la ligue des champions, il n'y a pas de raisons qu'il n'y ait pas d'engouement derrière l'équipe.
La motivation sera là. Ils vont gagner ce soir.
Pour le moment c'est cool.
"Car dans le fond, quel est l'intérêt de se qualifier pour une compétition dans laquelle on n'a que très peu de chances de briller et qui risque de nous être fatale pour le quotidien, à savoir le championnat ? " C'est un raisonnement circulaire : l'inconvénient de jouer en ligue europa pour une équipe qui a terminé 5 ou 6e, c'est que ça va diminuer ses chances de terminer 5 ou 6e l'année suivante, position dont le principal avantage (sportif) est de se qualifier pour la ligue europa....
paul.la.poulpe Niveau : Ligue 1
M'est avis que la question du niveau du onze est encore plus importante que celle de la profondeur du banc. Avec un onze qui tourne bien, et en abandonnant les coupes national, je pense que l'OL peut très bien gérer le championnat et la C1, en faisant tourner que légèrement. Avec une qualif en 8ème, et une élimination (si l'OL tombe sur un gros car deuxième de poule derrière Valence), Lyon n'aura plus de coupe d'Europe à partir de mars et pourra gérer tranquillement sa fin de championnat (ça fait pas hyper ambitieux mais à mon avis c'est un scenario qui plairait à Aulas).

En revanche, avec un onze pas assez bon, l'OL devra cravacher en championnat, donc ne pourra pas faire tourner, et si jamais y'a Europa League, ça peut faire beaucoup de matchs en plus (mais ça peut aussi donner de belles émotions).
El Chelito Delgado Niveau : CFA2
Message posté par paul.la.poulpe
M'est avis que la question du niveau du onze est encore plus importante que celle de la profondeur du banc. Avec un onze qui tourne bien, et en abandonnant les coupes national, je pense que l'OL peut très bien gérer le championnat et la C1, en faisant tourner que légèrement. Avec une qualif en 8ème, et une élimination (si l'OL tombe sur un gros car deuxième de poule derrière Valence), Lyon n'aura plus de coupe d'Europe à partir de mars et pourra gérer tranquillement sa fin de championnat (ça fait pas hyper ambitieux mais à mon avis c'est un scenario qui plairait à Aulas).

En revanche, avec un onze pas assez bon, l'OL devra cravacher en championnat, donc ne pourra pas faire tourner, et si jamais y'a Europa League, ça peut faire beaucoup de matchs en plus (mais ça peut aussi donner de belles émotions).


Il faut prendre en compte que c'est Lyon et les blessures perpétuels (longue en général, comme arsenal l'autre poissard ) donc il y a des chances qu'un mec se blesse 3 mois.En défense ( a part umtiti qui est trop important) on pourra le remplacer ya du monde, en revanche en attaque si tu te retrouve avec un Cornet ou kalulu titu en champion's ou contre le psg c'est dure.
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
Sinon vu le debut de saison de Montpellier, les propos de Courbis deviennent d'autant plus savoureux...
Sans coupe d'europe, tu vas sans doute finir dans le dernier quart du classement, mon petit Roland.
Bon, toujours pas de live...
Message posté par DarkPass'
Bon, toujours pas de live...


ça vous dit, on fait le live nous-même, sur cet article ?

parce que vu la prestation lyonnaise y a des trucs à dire
ya une explication a cette absence de live sur tous les matchs de C1?
Quelle tristesse pour l'instant le jeu des Lyonnais!
Message posté par bosgy


ça vous dit, on fait le live nous-même, sur cet article ?

parce que vu la prestation lyonnaise y a des trucs à dire


C'est vrai qu'ils se font salement bouffer là. Physiquement, ils n'y sont pas du tout, ya pas l'intensité LdC là. Et le pire c'est j'ai l'impression qu'il leur faudrait un but encaissé pour se réveiller...
Allez Lacaz, la prochaine est la bonne!
Putain, le but de Florenzi...

C'est la fin de la hype des gardiens allemands.
Mon dieu les latéraux Lyonnais...ils souffrent, c'est dur pour eux là.
A priori changement d'organisation tactique, en esperant qu'on se fasse un peu moins bouffer !
Vous pensez que le rouge était mérité?
Non un peu dur ce rouge
paul.la.poulpe Niveau : Ligue 1
Pas illogique le rouge. Le geste est pas maîtrisé. Un peu plus de poids et ça peut faire jambe pétée
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