France - Ligue 1 - 16e journée - Ce qu'il faut retenir
Par Mathieu Faure
Lyon, la force tranquille
Lyon qui gagne le derby (comme d'habitude) et qui mène toujours la danse devant un PSG revigoré et un Marseille fatigué, le trio de la Ligue 1 s'articule décidément autour de l'axe PLM. Enfin, pour la première fois depuis belle lurette, Mickaël Landreau a regardé le championnat de son canapé.
Bastos vient de claquer une mine au fond des filets
Paris Saint-Germain, une semaine sur deux
Il va falloir peut-être s'y habituer, à ce nouveau schéma tactique pondu par Carlo Ancelotti. Un 4-4-2 que plus personne n'utilise. Pourtant, c'est dans cette configuration de départ (plus un 4-2-4 sur le pré) que le PSG vient de boucler une semaine importante avec une victoire contre Porto (2-1) et la démonstration face à Évian Thonon Gaillard au Parc des Princes (4-0). Alors oui, il faut relativiser la folie parisienne, tant l'opposition savoyarde était proche du néant, mais dans l'intensité et l'esprit, le PSG s'est rendu le match facile. Une nouveauté cette saison. Dans cette histoire, Thiago Motta et Javier Pastore sont les grands gagnants de cette semaine. L'Italien par son sens de la première passe et sa place centrale dans le XI francilien, et l'Argentin par la qualité de son jeu et sa vision ont permis à ce PSG de livrer un match de football très agréable à regarder. Dans cet océan d'éloges, on en oublie le nouveau double-double d'Ibrahimović (un but-une passe) et le 3000e but officiel claqué par Ezequiel Lavezzi. Reste maintenant à confirmer cette embellie avec un déplacement coupe-gorge sur la pelouse de Valenciennes, mardi. En cas d'échec, on connaît la chanson : la crise, José Mourinho, tout ça.
Saint-Étienne a trop parlé
Roland Romeyer, co-président de Saint-Étienne, a fait le beau durant la semaine en chambrant la cylindrée de Rémi Vercoutre. Comme d'habitude, Sainté a joué le match dans la semaine et s'est oublié le jour J. Les Verts ne devraient plus jouer ce jeu-là, ça ne leur va pas. Toujours cette saloperie de complexe d'infériorité contre le voisin lyonnais. Dans le Chaudron, même en supériorité numérique suite à l'expulsion de Dabo, les ouailles de Christophe Galtier ne sont jamais rentrés dans la rencontre. Triste. Prévisible. Elles sont là, les limites de cette équipe. Incapables de se faire violence sur le moyen terme. À l'inverse, Lyon vient d'accrocher à son palmarès Marseille, Montpellier et Saint-Étienne en moins d'une semaine. Costaud. Dans ce derby, c'est avant tout en restant maître de ses nerfs (paradoxal quand on reluque le rouge de Dabo) que les Rhodaniens se sont rendus le match facile. Et puis Bastos, quoi. Il entre, allume Ruffier (complètement à la rue sur le coup) et boum ! Ça fait 50 buts en Ligue 1 pour le Brésilien et cinq points d'avance pour l'OL. Ça sent bon. Très bon même.
Marseille, le trou d'air
Quand on veut rapidement dégraisser un effectif, on risque de connaître un sacré trou d'air dans la foulée. Et Marseille est en plein dedans. En une semaine, l'OM vient de prendre sept buts au Vélodrome pour deux défaites (1-4 contre Lyon, 0-3 contre Lorient) et a perdu Kaboré (expulsé) et Cheyrou (blessé à Brest) pour la suite. Vu que l'effectif d'Élie Baup est aussi épais qu'une feuille de papier toilette, le turnover est inexistant, et physiquement, l'équipe ne tient pas le rythme. Contre Lorient, Marseille est passé à côté de son match alors qu'une victoire lui aurait donné accès au maillot jaune avant le derby Sainté-OL. Mais force est de constater que ce Marseille-là attend la trêve avec impatience, histoire de recharger les batteries. Un match qui aura confirmé le malaise Loïc Rémy, toujours aussi malheureux. L'avant-centre peine à retrouver son niveau et enchaîne les rencontres sans saveur. Quoi qu'il en soit, tout n'est pas à jeter à Marseille puisque l'équipe est toujours dans le peloton de tête et que le calendrier s'est allégé avec la fin de cette mascarade européenne.
Belhanda, l'homme muet
L'an dernier, Younès Belhanda était sans doute le meilleur joueur de Ligue 1 avec Eden Hazard et Nene. Cette saison, le milieu de terrain du Maroc est devenu un paria sifflé par ses propres supporters. Il faut dire que les champions de France galèrent au classement avec une tristounette douzième place. Bien loin des échappés. La Ligue des champions digérée, Montpellier se devait de (re)lancer la machine. La venue d'Ajaccio est tombée à pic, puisque les Corses sont repartis de la Mosson avec une bonne gifle dans la gueule (3-0 dont un bijou d'Utaka). Auteur du troisième but, Belhanda a demandé à ses propres fans de moins la ramener sur son jeu. Une preuve que la rage de vaincre est toujours dans le coin. Montpellier va mieux et c'est tant mieux. On commençait à s'ennuyer...
Il va falloir peut-être s'y habituer, à ce nouveau schéma tactique pondu par Carlo Ancelotti. Un 4-4-2 que plus personne n'utilise. Pourtant, c'est dans cette configuration de départ (plus un 4-2-4 sur le pré) que le PSG vient de boucler une semaine importante avec une victoire contre Porto (2-1) et la démonstration face à Évian Thonon Gaillard au Parc des Princes (4-0). Alors oui, il faut relativiser la folie parisienne, tant l'opposition savoyarde était proche du néant, mais dans l'intensité et l'esprit, le PSG s'est rendu le match facile. Une nouveauté cette saison. Dans cette histoire, Thiago Motta et Javier Pastore sont les grands gagnants de cette semaine. L'Italien par son sens de la première passe et sa place centrale dans le XI francilien, et l'Argentin par la qualité de son jeu et sa vision ont permis à ce PSG de livrer un match de football très agréable à regarder. Dans cet océan d'éloges, on en oublie le nouveau double-double d'Ibrahimović (un but-une passe) et le 3000e but officiel claqué par Ezequiel Lavezzi. Reste maintenant à confirmer cette embellie avec un déplacement coupe-gorge sur la pelouse de Valenciennes, mardi. En cas d'échec, on connaît la chanson : la crise, José Mourinho, tout ça.
Saint-Étienne a trop parlé
Roland Romeyer, co-président de Saint-Étienne, a fait le beau durant la semaine en chambrant la cylindrée de Rémi Vercoutre. Comme d'habitude, Sainté a joué le match dans la semaine et s'est oublié le jour J. Les Verts ne devraient plus jouer ce jeu-là, ça ne leur va pas. Toujours cette saloperie de complexe d'infériorité contre le voisin lyonnais. Dans le Chaudron, même en supériorité numérique suite à l'expulsion de Dabo, les ouailles de Christophe Galtier ne sont jamais rentrés dans la rencontre. Triste. Prévisible. Elles sont là, les limites de cette équipe. Incapables de se faire violence sur le moyen terme. À l'inverse, Lyon vient d'accrocher à son palmarès Marseille, Montpellier et Saint-Étienne en moins d'une semaine. Costaud. Dans ce derby, c'est avant tout en restant maître de ses nerfs (paradoxal quand on reluque le rouge de Dabo) que les Rhodaniens se sont rendus le match facile. Et puis Bastos, quoi. Il entre, allume Ruffier (complètement à la rue sur le coup) et boum ! Ça fait 50 buts en Ligue 1 pour le Brésilien et cinq points d'avance pour l'OL. Ça sent bon. Très bon même.
Quand on veut rapidement dégraisser un effectif, on risque de connaître un sacré trou d'air dans la foulée. Et Marseille est en plein dedans. En une semaine, l'OM vient de prendre sept buts au Vélodrome pour deux défaites (1-4 contre Lyon, 0-3 contre Lorient) et a perdu Kaboré (expulsé) et Cheyrou (blessé à Brest) pour la suite. Vu que l'effectif d'Élie Baup est aussi épais qu'une feuille de papier toilette, le turnover est inexistant, et physiquement, l'équipe ne tient pas le rythme. Contre Lorient, Marseille est passé à côté de son match alors qu'une victoire lui aurait donné accès au maillot jaune avant le derby Sainté-OL. Mais force est de constater que ce Marseille-là attend la trêve avec impatience, histoire de recharger les batteries. Un match qui aura confirmé le malaise Loïc Rémy, toujours aussi malheureux. L'avant-centre peine à retrouver son niveau et enchaîne les rencontres sans saveur. Quoi qu'il en soit, tout n'est pas à jeter à Marseille puisque l'équipe est toujours dans le peloton de tête et que le calendrier s'est allégé avec la fin de cette mascarade européenne.
Belhanda, l'homme muet
L'an dernier, Younès Belhanda était sans doute le meilleur joueur de Ligue 1 avec Eden Hazard et Nene. Cette saison, le milieu de terrain du Maroc est devenu un paria sifflé par ses propres supporters. Il faut dire que les champions de France galèrent au classement avec une tristounette douzième place. Bien loin des échappés. La Ligue des champions digérée, Montpellier se devait de (re)lancer la machine. La venue d'Ajaccio est tombée à pic, puisque les Corses sont repartis de la Mosson avec une bonne gifle dans la gueule (3-0 dont un bijou d'Utaka). Auteur du troisième but, Belhanda a demandé à ses propres fans de moins la ramener sur son jeu. Une preuve que la rage de vaincre est toujours dans le coin. Montpellier va mieux et c'est tant mieux. On commençait à s'ennuyer...
Par Mathieu Faure
La semaine Twitter

















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Et Sir Alex ce weekend il utilisait quoi contre city? Faut sortir un petit peu..
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Mathieu Faure a des semaines bizarres.
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Je confirme, Mathieu Faure a du se prendre une bonne grosse mine le week end dernier pour avoir réussi à oublier toute une semaine.
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De là à faire le lien entre la décla de Romeyer et la bourde de Ruffier, il y a un pas que je ne franchirais pas. Mais là ou je te rejoins, c'est que ces déclarations à la "josé du bar PMU" ne servent strictement à rien.
Vous pouvez dire à Messi qu'il est le meilleur joueur de tous les temps, que Silva est le meilleur DC de la planète, aucun soucis, ces joueurs sont mentalement blindés.
Mais dire que Ruffier est un Ferrari par rapport à Vercoutre, qui réalise un super début de champ, ou que Nkoulou est "au moins aussi bon que Silva, si ce n'est plus" (Labrune), çà met inéluctablement une grosse pression sur le joueur, qui peut la bonifier comme mal l'encaisser. Pour ces deux joueurs, c'est plutôt la deuxième conséquence.
JMA faisait beaucoup çà à une époque. Il s'est vite ravisé, comprenant que çà ne servait à rien.
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on parle du 4-4-2 LOSANGE!! avec des milieux moins exentrés......
SAF ne l'utilise pas.
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Déja, je ne sais pas ou tu as vu que c'était un 442 en losange, Lavezzi et Pastore jouaient sur les co^tés, T.Motta et Chantome en m.def...
Et sans aller jusqu'a Manchester, rien qu'en France, Lorient l'utilise ce système...
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D'ailleurs, avec 4 buts en 7 bouts de matchs cette saison, sa serait rigolos de connaitre son ratio "minutes disputées/buts marqués"
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putain si ce mec gagne en constance et en physique, il peut être l'un des meilleurs à son poste.
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Je crois que son ratio est d'un but toutes les 71 minutes cette saison mais je n'en suis pas sur . J'adore Bastos mais j'ai quand même l'impression que parfois le mec choisit ses matchs il manque de régularité et parfois est énervant. Dans tous les cas je pense qu'il va partir durant le mercato d'hiver si un club fais une offre satisfaisante pour le club et le joueur . Je trouve ça dommage car il a un talent mmonstrueux
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Moi jsuis pas d'accord avec vous... ce mec, Bastos, ouais parfois il fout la haine quand il joue, il choisi un peu ses matchs même si un joueur a le droit d'être à côté de ses pompes pendant un match, sa arrive même au tout meilleurs. Mais bon sang, un mec avec un talent pareil, une frappe de balle aussi puissante et précise (regardez des compil' et comptez le nombre de poteau/barre rentrant, c'est halucinant) et une technique largement au dessus de la moyenne, faut tout faire pour le garder, rien que pour la notoriété du championnat !
A une epoque, on avait pas mal de très bon brésilien en L1, du coup on nous suivait à fond au Bresil, et sa donnait envie à des pépites de rejoindre les grands frères (d'ailleurs, Bastos est de ceux là). Aujourd'hui, ya plus un seul brésilien connu en france, à part au PSG bien sur, mais c'est tout récent et il y a la jurisprudence QSI qui pése beaucoup dans le regard que les autres pays on sur notre championnat... Résultat, y reste que Bastos de très bon et médiatique ... Bastos et la Brandade (qui est connu aussi au pays, et oui incroyable...).
DOnc perso, moi je m'en cogne un peu au final, que Bastos choisisse ses matchs, tant qu'il continue à distribuer du rêve à chaque fois qu'il frappe du gauche ...
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