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Lyon, la charnière par défaut

Fragile derrière depuis le début de la saison, l’Olympique lyonnais n’arrive pas à aligner une défense centrale capable de rivaliser avec les plus grands, comme l’a montré la défaite à Paris. Normal : les Gones ne disposent pas d’éléments suffisamment performants à ce poste pour lutter contre les gros d'Europe.

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Mouctar Diakhaby. Emanuel Mammana. Mapou Yanga-Mbiwa. Nicolas Nkoulou. Voilà les défenseurs centraux de métier que possède l’Olympique lyonnais au sein de son effectif. Rien de honteux. Loin de là, même. Mais totalement insuffisant pour espérer remporter une Ligue Europa ou pour prétendre à une qualification en Ligue des champions via les trois premières places de Ligue 1. En témoigne le caractère indispensable désormais attribué au premier nommé. À vingt ans et après 17 petites rencontres de Ligue 1 disputées, Diakhaby représente actuellement le patron de l’arrière-garde lyonnaise. Ce qui prouve bien qu’il existe un problème dans ce secteur de jeu chez les Gones.

Des qualités indéniables...


Attention, l’objectif n’est pas de descendre chacun des arrières axiaux de Lyon. D’ailleurs, aucun n’est mauvais. Diakhaby représente une bonne surprise et plaît par son dynamisme, son inconscience et ses capacités aériennes. À tel point qu’il incarne d’ores et déjà le futur de son club. Après des débuts difficiles liés à une période d’adaptation logique et une blessure regrettable entre mi-novembre et janvier, Mammana revient bien et ses performances laissent apparaître quelques promesses pour la suite. Yanga-Mbiwa, lui, connaît toujours des sautes de concentration, mais sa solidité au duel et son esprit de guerrier sauvent régulièrement les meubles. Enfin, Nkoulou a refusé de partir cet hiver, a remporté la Coupe d'Afrique des nations, mais ne joue absolument plus (son dernier match en championnat remonte au 22 octobre et il a écopé d’un carton rouge en début de mois avec la réserve). Difficile de le juger, donc.

... mais pas suffisantes face aux poids lourds...


Reste que quelles que soient leurs qualités respectives, les éléments défensifs dont disposent Bruno Génésio sont encore trop limités pour le top niveau. Cela s’est encore vu dimanche soir contre un petit Paris Saint-Germain. Alors non, Yanga-Mbiwa et Diakhaby n’ont pas été ridicules du tout. Sérieux dans le marquage et dans les duels individuels, ils ont même fait le taf. Mais face aux meilleurs d’Europe, ça ne suffit plus. Fautif sur le premier pion d’Adrien Rabiot, le jeune Mouctar va apprendre que l’erreur humaine ne pardonne pas face à des joueurs de ce calibre. Si les deux compères n’ont pas beaucoup été aidés par Jérémy Morel, qui a laissé un boulevard permanent dans le couloir gauche, l’OL se doit d’investir dans une valeur sûre, un crack capable de bouffer son adversaire direct, qu’il s’appelle Gaëtan Laborde, Edinson Cavani ou Javier Pastore. Capable de remonter le bloc équipe qui était positionné « trop bas  » face au PSG, comme l’a dit Diakhaby en zone mixte. Chose qu’a bien comprise Nice en renforçant son arrière-garde avec Dante, par exemple.

... et qui doivent être enrichies


Finalement, la défense centrale de l’OL est aussi et surtout une victime collatérale des choix de son entraîneur. Car en alignant un quatuor offensif Alexandre Lacazette-Nabil Fekir-Mathieu Valbuena-Memphis Depay, Génésio sait pertinemment que les efforts défensifs collectifs vont être drastiquement réduits et que sa charnière centrale va être mise à rude épreuve. S’ils veulent continuer dans cette voie en optant pour un football sexy au détriment (forcé) de la protection des cages d’Anthony Lopes, Jean-Michel Aulas et le staff technique doivent plancher dès maintenant sur le mercato estival et se concentrer sur la venue d’un taulier axial. Histoire de réduire les responsabilités de Diakhaby tout en lui donnant l’opportunité de grandir sereinement, de faire de Yanga-Mbiwa une option davantage facultative qu'obligatoire, et de laisser Mammana s’installer tranquillement. Dès lors, l’accès à la C1 et l’obtention de titres redeviendront des ambitions réalistes et réalisables.



Par Florian Cadu
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