1. // C.d.Ligue
  2. // OL/Metz (3-0)

Lyon fait le job

Cette fois, Lyon n'a pas craqué. L'an passé, à ce même stade de la compétition, soit les huitièmes de finales de cette Coupe de la Ligue, le FC Metz avait éliminé l'Olympique Lyonnais, à Gerland. Pas cette saison.

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Trois buts à un, buts de Mendy, Renouard et Rocchi contre un de Cris ; Metz avait crée la surprise en terres lyonnaises. Quelque part, c'était là le début de la fin pour les futurs-ex-champions-de-France. Cette fois, la logique a été respectée. Tant pis. Pourtant, le Football Club de Metz a tout essayé. Ils n'ont pas à rougir de leur performance. Ils ont réussi à résister, tout en faisant peser une menace constante sur l'ogre lyonnais, et ce même réduits à dix à partir de la 70e. Pour ce faire, ils ont commencé par bien entamer ce huitième de Coupe de la Ligue. Volontaires et appliqués, les messins semblaient en ce début de match pouvoir donner le change à leurs homologues lyonnais. Organisés en 4-5-1, soit avec un milieu renforcé, les mosellans, tels Rocchi, Cardy ou encore Johansen, se sont bien battus. Les attaquants, Mendy et Sakho en tête ont bien percuté. Mais, au fur et mesure que la rencontre s'avançait, les grenats ont petit à petit reculé. Vases communicants obligent, les lyonnais dans le même temps ont monté d'un cran, puis d'un cran, puis d'un cran. La sentinelle Toulalan a donné le ton pour les Gones. Bastos et Lisandro ont pointé le bout de leur nez. En bon petit prince, Miralem Pjanic a lui semblé quelque peu réticent à l'idée de faire du mal à ses anciens copains. Alors ce sont les deux hommes forts de cette première mi-temps coté lyonnais qui s'en sont chargés: coup franc précis de Michel Bastos, tête habile de Jérémy Toulalan. Les messins sont touchés et auraient pu couler en cette fin de première période. Toutefois les tentatives des attaquants lyonnais n'ont pas abouti. Et comme en plus le but de Yanis Tafer a justement été refusé pour hors-jeu, la mi-temps est arrivée avec un suspens quelque peu entretenu. Il y avait match.

En début de seconde mi-temps, les lyonnais ont remis la pression sur les joueurs de Ligue 2, forcément. Ils cherchaient alors à mettre ce deuxième but qui leur aurait permis d'être serein et de faire tourner. Sauf que ces bons vieux messins ne l'entendaient pas de cette oreille et n'ont clairement pas abdiqué. Solidarité, moral d'acier, les sempiternelles valeurs messines leur ont permis de résister. Et même plus puisqu'affinités, quelques jolies combinaisons et autres coups de butoir ont fait trembler Claude Puel et ses hommes. Il a fallu l'intervention de monsieur l'arbitre pour définitivement mettre les messins dans l'embarras. Sorti à la rencontre de Lisandro, Christophe Marichez s'est fait expulser, durement. Les lorrains se sont alors retrouvés à dix, et leur camp est devenu plus en plus difficile à défendre. Mais il en fallait plus pour les abattre, ces coriaces. Sous l'impulsion de Thibaut Bourgeois, fraîchement rentré, ils se sont encore procurés quelques opportunités. Même à dix, les pensionnaires de Ligue 2 sont restés dangereux, avec un gros pressing et une envie palpable même à travers l'écran de la télévision. Yvon Pouliquen, au micro de France 4 : « Perdu pour perdu, il faut continuer à mettre la pression sur les lyonnais. On a eu deux trois occasions, espérons que la prochaine sera la bonne » . Las, la prochaine, tête trop croisée de Bourgeois, échouera comme les précédentes. Les messins ne reviendront pas, pire, les lyonnais en rajouteront une couche. Borbiconi, exemplaire, et ses petits camarades ont résisté tant bien que mal avant de craquer. Deux buts en plus dans la musette, Lisandro et Lisandro: 3-0, l'affaire est pliée. Pour autant, les messins n'ont pas à rougir.

Les Lyonnais n'ont plus. Contrairement à l'an passé, Claude Puel avait qualifié l'élimination face au FC Metz de « catastrophique » , les lyonnais ont cette fois fait le job sérieusement. Coté satisfactions: Toulalan, Toulalan et Toulalan, l'envie de Bastos et une qualité technique certaine. Coté insatisfactions: un manque de réussite qui les a prévenus de se mettre à l'abri plus tôt, une charnière Cris - Boumsong un tantinet balourde et une certaine incapacité à pleinement dominer un adversaire largement à sa portée durant une longue période. Il est loin le rouleau compresseur qui pouvait étouffer sa victime 90 minutes durant. Il faut dire qu'Ederson et Essien, ce n'est pas tout à fait la même. En attendant le printemps, le rouleau resurgit parfois, le temps de séquence de cinq, dix minutes. C'est déjà ça. Si ça tient derrière, ça pourrait suffire pour remonter sur le podium de Ligue 1. Place plus conforme au standing lyonnais dans une division au-dessus de son adversaire du jour, un certain FC Metz. Qui sait, l'an prochain ce sera peut-être en Ligue 1 que les Grenats viendront défier Lyon sur sa pelouse.

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"les lyonnais non plus" serait plus adéquat
le but de Tafer a été justement refusé pour hors jeu, sauf que deux à trois messins le couvraient...
et la comparaison entre Ederson et Essien est un peu osée vu que l'un est 10 (ou ailier) et l'autre 6...
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