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  3. // Lyon–Montpellier (2-4)

Lyon explose en vol

Sale semaine pour les Lyonnais. Sortis en Ligue des champions, les Gones se sont fait rouler dessus par Montpellier à domicile (2-4), lâchés par une défense qui a multiplié les bourdes.

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Olympique lyonnais – Montpellier HSC

Buts : Lacazette (14e), Ghezzal (82e) pour l’OL // Gonalons (8e, CSC), Ninga (11e, 48e) et Camara (80e) pour le MHSC

Voici venu le temps des rires et des chants. Ceux de Casimir Ninga et de Montpellier. Après un début de saison catastrophique (aucune victoire lors des sept premiers matchs), les Héraultais ont retrouvé le goût de la victoire et ne se lassent plus de sa saveur. À Gerland, le MHSC profite de l’incroyable fébrilité lyonnaise pour s’offrir une troisième victoire de rang, un sixième match sans défaite en championnat. Les hommes de Rolland Courbis peuvent remercier Maxime Gonalons, Rafael et Biševac, auteurs d’une erreur chacun. Mais aussi de Casimir Ninga. Il y a quelques mois, l’attaquant tchadien traînait ses protège-tibias en D1 gabonaise. Vendredi soir, il a claqué son premier doublé en L1. Acheté pour une bouchée de pain – 75 000 euros, toute proportion gardée - par Montpellier dans les dernières heures du mercato, Ninga fait le plus grand bien à l’attaque héraultaise. Bien épaulé par Ryad Boudebouz et un Jérôme Roussillon en mode Roberto Carlos. En solidarité avec Paris, la défense lyonnaise a laissé des grands boulevards. Les Montpelliérains s’y sont promenés comme des touristes japonais.

Tortue Ninga


Lyon, la gamberge. Humiliés à Nice vendredi dernier, puis piteusement sortis en Ligue des champions par La Gantoise, les Lyonnais vivent une sale semaine. Les hommes d’Hubert Fournier sont en plein doute et c’est pas beau à voir. Car même Maxime Gonalons n’y échappe pas. Les genoux à terre, la tête baissée. On joue depuis une poignée de minutes et le capitaine vient d’être poussé à la faute par Jérôme Roussillon. Depuis le coup d’envoi, Lyon est bousculé par une équipe de Montpellier en pleine bourre. Les hommes de Rolland Courbis se cherchent et se trouvent les yeux fermés, enchaînant les jolis mouvements collectifs. Sur l’un d’eux, Roussillon déboule sur son aile gauche et adresse un centre vicieux dans l’axe. Pressé par Casimir Ninga dans son dos, Gonalons se troue et dévie le ballon dans ses propres filets (0-1, 8e). La bavure. Mais le cauchemar ne s’arrête pas là. Dans la foulée, Bryan Dabo récupère la gonfle dans le rond central et prend tout son temps pour lancer Casimir Ninga en profondeur, plein axe s’il vous plaît. Le Tchadien, plus rapide que Biševac & co, trompe Anthony Lopes d’un subtil ballon entre les jambes (0-2, 11e). Lyon a atteint le fond, mais creuse encore. Son salut viendra, pense-t-on, d’Alexandre Lacazette et surtout d’Anthony Lopes. Le premier réduit le score sur corner (1-2, 14e), au rebond offensif après une superbe claquette de Pionnier face à Beauvue. Quant au second, il maintient l’OL à flot, à la parade face à Ninga et Dabo.

Trois consonnes, trois voyelles, Rafael


À la pause, les Gones s’en sortent bien, tant ils ont été dépassés dans le jeu et mangés dans les duels. En fait, ils auraient même dû revenir au score dans les arrêts de jeu grâce à Corentin Tolisso, mais l’international espoir est signalé hors jeu. Il ne l’était pourtant pas. Dommage. Dommage, car dès le retour des vestiaires, Rafael va faire le break. À la ramasse, à l’image de sa défense, le latéral lyonnais loupe sa passe en retrait pour Anthony Lopes. Le dragster Roussillon, dans tous les bons coups, chipe la balle, mais échoue face au portier portugais. Encore une parade… pour rien. Casimir Ninga a bien suivi et pousse dans le but vide (1-3, 48e). À moitié vide, car contraint au huis clos après les événements face à Sainté, Gerland siffle, dépité. L’entrée en jeu de Clément Grenier, qui n’avait pas foulé une pelouse de Ligue 1 depuis mai dernier, est anecdotique. Ce vendredi soir, Lyon est à la rue. Et Montpellier admirable. Les hommes de Rolland Courbis se font plaisir et font plaisir. Appliqués, sérieux, joueurs. Maladroits aussi. Entré en jeu, Souleymane Camara manque un nouveau face-à-face avec Anthony Lopes. À dix minutes du terme, le même Camara est à nouveau seul face au gardien lusitanien après une erreur de Biševac et un beau déboulé de Boudebouz. Le « super sub » de la Paillade doit s’y reprendre à deux fois, mais peu importe, le quatrième est bien là (1-4, 80e). La réduction du score de Rachid Ghezzal sur coup franc est superbe, mais elle aussi anecdotique. La crise du mois de novembre.

Par Thomas Porlon
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