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  3. // Caen/Lyon (3-0)

Lyon crache ses tripes à Caen

En donnant à Lyon une leçon de combativité et d'envie, Caen s'est affirmé ce samedi après-midi comme la capitale française de la tripe (3-0). Abandonné par sa défense, Hubert Fournier a sans doute dit adieu à ses derniers espoirs de titre. Patrice Garande, lui, a fait un grand pas vers le maintien.

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Caen - Lyon
(3-0)

N. Benezet (40'), N. Benezet (43'), S. Privat (84') pour Caen


À trop croire que la meilleure défense était l'attaque, les joueurs de l'Olympique lyonnais ont laissé filer leur dernière chance de remporter le titre de champion de France en fin de saison. Comme contre Nice il y a quelques semaines et comme lors du derby, la défense des Gones a été défaillante en tout point. Tellement qu'on serait tenté de demander à Koné, Dabo et Bedimo de donner un cours dans les écoles de football : « Comment perdre un match en quinze minutes. » Tout d'abord, demandez à vos latéraux d'exercer un marquage aux vingt mètres. Ensuite, expliquez calmement à vos joueurs que le défi physique ne sert à rien dans un match contre une équipe qui joue son maintien dans l'élite. Enfin, assurez vous que vos hommes exercent un pressing très bas, pour laisser au joueur le plus technique de l'équipe adverse le loisir de s'amuser sur le terrain. Avec ces quelques consignes, et une baisse de régime de vos meilleurs joueurs, vous serez certains de perdre votre match et de faire beaucoup d'heureux à Paris.

Benezet s'amuse à reins ville


Ce samedi après-midi, les joueurs de Caen aimeraient bien enfin offrir aux spectateurs de Michel-d'Ornano une victoire. Les coéquipiers de Clément Grenier, en pleine bourre, veulent, eux, embêter le Paris Saint-Germain jusqu'à la dernière journée. Avec Mouhamadou Dabo et Bakary Koné titulaires, la défense lyonnaise ne respire pas la sérénité, et sur son premier ballon, le Burkinabé manque complètement son dégagement. Devant, Fekir tient compagnie à Alexandre Lacazette, bien surveillé par Adéoti et Da Silva. Sloan Privat, lui, profite du marquage très large d'Umtiti et Koné pour donner des sueurs froides à Anthony Lopes (10'). Les Caennais sentent le bon coup et s'installent dans la moitié des mangeurs de quenelles. Jusqu'à ce sauvetage très viril, mais jugé correct, de Dabo devant Koita (12'), qui permet à Gonalons de pousser une soufflante et de re-motiver ses troupes.

Plus calmes, mais toujours aussi brouillons, les Gones ne parviennent pas à bousculer les lignes bien organisées par Patrice Garande. Jusqu'à un numéro de Lacazette qui aurait ouvert le score sans un retour décisif d'un défenseur caennais (23'). Tout aussi en jambes, Nicolas Benezet s'essuie sur toute la défense lyonnaise et bute sur le bon portier portugais (24'). Le match s'emballe et Nicolas Rainville ne parvient pas à suivre la cadence. L'arbitre de la rencontre oublie un penalty sur Nangis (26') et le sanctionne même d'un carton jaune pour simulation. Vercoutre écœure ensuite Lacazette et Koné (29') grâce à deux superbes parades. Déterminé à dégoûter ses anciens coéquipiers, Vercoutre s'impose une nouvelle fois devant Grenier (31'). Dangereux devant, les Lyonnais sont surtout très fébriles derrière. Dabo marque Koita de tellement loin que c'est à se demander si le Caennais ne sent pas vraiment mauvais. Bien au-dessus, les hommes de Garande sont récompensés juste avant la pause. Benezet frappe et ouvre le score avant de doubler la mise après un rush incroyable. Tout simplement splendide.

Les gants de la Rem'


Mauvais pendant 45 minutes, Henri Bedimo cède sa place à Mehdi Zeffane. Les joueurs du stade Malherbe, eux, reviennent sur la pelouse avec exactement la même hargne qu'en première mi-temps. Même sur coup de pied arrêté, les Lyonnais jouent petits bras. Avec leur avance confortable, Privat et consorts laissent le ballon dans les pieds de leurs adversaires et se contentent de les regarder se faire des passes. Bien souvent, la maladresse de Fekir – dont la baisse de régime récente est inquiétante –, et Lacazette mâche le travail pour la défense caennaise. Avec l'entrée d'Hervé, on peut enfin parler des joueurs du SMC comme d'une belle bande. Le match perd en intensité, bien que les quelques contres de Privat et Benezet causent toujours autant de soucis à la défense lyonnaise. Lacazette essaie, encore et toujours, mais le rideau caennais veille.


Emmanuel Imorou réalise un match exemplaire. Impérial devant Grenier (68'), il est le grand artisan de la solidité défensive des Normands. L'entrée de Mohamed Yattara à la place de Jordan Ferri ne permet pas aux Lyonnais de revenir dans un match qu'ils ont d'ores et déjà lâché dans leurs têtes. Sur les deux seules bonnes actions des joueurs du Rhône, Fekir et Yattara butent sur un très grand Rémy Vercoutre (71'). Qui ne leur hurle pas dessus comme à Clément Grenier. Onze saisons sur un banc de touche, ça laisse le temps de nouer des liens, amicaux ou pas. À dix minutes du terme, Nicolas Benezet sort et récolte une standing ovation plus que méritée tant il a été étincelant cet après-midi. Sur un contre éclair, Sloan Privat inscrit un troisième but et assomme des Lyonnais déjà amorphes. Vercoutre, lui, est bien vivant, et s'en va copuler sur le banc de touche avec un membre du staff. Bizarre. À la fin du match, le constat est simple : aucune équipe au monde ne peut prétendre à un titre de champion avec une défense Koné-Dabo. Aucune.

⇒ Résultats et classement de L1


Par Gabriel Cnudde
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