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Lyon attend les soldes

Financièrement à l'étroit, non qualifié pour la Ligue des Champions pour la première fois depuis 1999, effectif inchangé, l'OL s'apprête à vivre une saison sans folie. Dans l'ombre des nouveaux agitateurs du marché des transferts, Lyon tente de (re)construire quelque chose. Mais quoi ?

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"L'objectif, c'est d'être européen. Cela comprend la Ligue Europa, qui a été revalorisée sportivement et financièrement". Il y a peu, quand un entraîneur lyonnais osait balancé un tel discours au public, il était bon pour la guillotine verbale. Aujourd'hui, Rémi Garde peut tranquillement véhiculer ce message sans risquer de perdre sa tête. D'autant plus que cette ligne directrice est appuyée dans les faits et gestes par son président, Jean-Michel Aulas. Oui, quelque chose a changé à Lyon. Difficile de savoir quoi, exactement. Ce qui est certain, c'est que l'argent ne coule plus autant qu'à la belle époque. Les recruteurs ont perdu leur flair et l'humilité a remplacé l'arrogance.

Bon vent, Lloris ?

Quatrième l'an passé, on se demande ce que vaut cet OL ? Pour le moment, le mercato est léger comme l'air. Aucune recrue mais des départs. Et pas des moindres. Acheté respectivement 8,4 et 14 millions d'euros à Rennes et Nice, John Mensah et Ederson viennent de prendre la tangente. En contrepartie, Lyon n'a rien encaissé. Pas un seul putain d'euro. Mensah a été libéré de sa dernière année de contrat et Ederson n'a pas été prolongé. On a connu l'OL plus costaud en matière de plus-values. Niveau départs, d'autres devraient embrayer le pas : Cissokho – que l'OL cherche à vendre depuis deux ans –, Källström que le Rubin Kazan a érigé au rang de priorité, entre autres. Cela étant dit, le gros point noir concerne Hugo Lloris. Pour la première fois depuis son arrivée dans la capitale des Gones, le capitaine de l'équipe de France a demandé à être transféré. Oui, Hugo a émis un souhait de manière appuyée. C'est rare pour être souligné.

Avec Lisandro, Lloris est le seul élément pouvant ramener du pognon dans le 69. C'est aussi un joueur irremplaçable. Dans les coulisses du club, on a pris connaissance de la volonté du joueur de partir. Mais pas à n'importe quel prix. Pour Jean-Michel Aulas, c'est 20 millions d'euros et avant le 15 juillet. Bientôt, donc. Clairement, laisser partir Lloris reviendrait à laisser filer le train de l'ambition. Quant à la succession du meilleur portier français actuel, plusieurs pistes émergent déjà. Qu'elles soient internes ("ce serait probablement le tour de Rémy Vercoutre" selon Garde) ou externes (Costil, Ahamada, Ruffier voire Ospina); aucunes d'elles n'apportent autant de garanties que l'ancien Niçois. Dans cet aveu de faiblesse, le message envoyé à la concurrence est clair : cette saison, faites sans Lyon.

Chantôme, Gourcuff, Corgnet

Pour le moment, c'est surtout la case "arrivées" qui tire la tronche. C'est bien simple, elle est vide. A la rigueur, le seul frémissement positif pourrait provenir du Paris-SG avec lequel l'OL est en train de négocier, selon le journal L'Equipe, la venue sous forme de prêt de Clément Chantôme. Un mec au talent certain complètement broyé mentalement par une saison passée sur le banc avec comme voisin de galère Kevin Gameiro, Mamadou Sakho et Diego Lugano (15 matches, 8 titularisations). A priori, Chantôme viendrait pour occuper le côté droit du milieu rhodanien. Dans le même style, le blase de Benjamin Corgnet, la pépite de Dijon, a également été balancé. Au milieu, justement, on devrait (re)trouver la ganache de Yoann Gourcuff. Jadis meilleur joueur du championnat de France, l'ancien Bordelais est à la peine depuis son arrivée à Lyon. Alors que tout semblait se dessiner pour un divorce à l'amiable entre le club et le joueur, il semblerait que l'Amour soit revenu dans la danse. Hasard ou pas, c'est quand les magazines peoples prêtent une nouvelle idylle au fils Gourcuff que l'idée de conserver le joueur une saison de plus a pris de l'épaisseur.


D'une, parce que le retour sur investissement serait, là aussi, proche du ridicule pour un mec payé plus de 22 millions d'euros en 2010. De deux, parce que Jean-Michel Aulas a une idée fixe : Gourcuff va exploser. Enfin. "Yoann a eu une préparation spécifique avec son propre préparateur physique, avec qui j’ai longuement parlé, opine le patron lyonnais sur football.fr. Ce préparateur physique m’a confirmé que Yoann était en pleine santé physique et morale". Autrement dit, Gourcuff compte comme une recrue. Et ça, c'est une bonne nouvelle. Surtout au sein d'un club qui peine à recruter. C'est d'ailleurs l'avis d'un spécialiste, Emmanuel de Kerchove, l'agent de Michel Bastos, qui a reconnu, dans le magazine Lyon-Capitale, que l'OL patinait quand il s'agissait de dénicher des perles rares. Notamment hors de France: "Lyon va davantage vendre que recruter. La France n'est pas le meilleur marché pour l'OL, même s'il y a toujours moyen de faire des affaires. Les autres équipes leur font payer des joueurs à des prix excessifs. Le vrai problème à Lyon, c'est l'absence d'une cellule de recrutement orientée vers l'international". Une belle pierre dans le jardin du board rhodanien. En attendant, l'OL a repris en douceur. Pas de vague, pas de folie, juste l'envie de poursuivre l'apprentissage de Garde.

La charge de Jean-Michel Aulas

Heureusement, dans ce climat un peu soft sur le marché des transferts, il reste un homme pour mettre l'ambiance : Jean-Michel Aulas. Le président a profité ce matin de la presse locale pour sabrer dans son effectif et sniper les indésirables. Et les cadres ont morflé. Pour commencer, le capitaine Cris, qui selon lui, a "freiné l'évolution du duo Koné-Lovren". doit quitter la France. Trop vieux. Trop cher. Trop lent. "S'il s'en va, on aura un plan B qui peut très bien venir du Brésil (on parle de Leo, ndlr). Claude Puel avait fait resigner Cris car il le craignait", glisse-t-il avant d'en mettre une couche sur son latéral gauche. "Il paraît qu'Aly Cissokho a changé d'agent et que ça va aller mieux, alors il va partir, et le petit Dabo sera avec nous". Boum. Mais ce n'est pas fini, Jean-Michel s'est aussi payé son Suédois: "J'ai vu un très bon Källström à l'Euro 2012, et je n'ai pas vu du tout le même avec nous la saison dernière. On aurait pu le transférer l'hiver dernier, on a attendu, là on va voir". Le Président ne s'arrête pas en si bon chemin puisqu'il flingue aussi Michel Bastos coupable de choisir ses matches. "A deux ans d'un Mondial au Brésil, il va aller beaucoup mieux, croyez-moi". Sympa, l'ambiance. JMA veut faire le ménage dans son vestiaire et ne prend pas la route diplomatique pour y arriver...

Par Mathieu Faure
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