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  2. // Lyon/Hapoël Tel-Aviv (2-2)

Lyon a trimé

Pas foutu de faire mieux qu'un match nul face à une valeureuse équipe de l'Hapoël Tel Aviv (2-2), Lyon termine deuxième de sa poule. Au vu du jeu proposé ce soir et depuis le début de la saison par les Lyonnais, la logique est respectée.

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La phase de poules est terminée. Lyon est qualifié. Et pourtant, l'Olympique Lyonnais se conjugue toujours et encore à l'imparfait. Temps du passé, il exprime aussi un décalage avec la réalité. Les huitièmes en poche, l'équipe rhodanienne est dans ses objectifs. En championnat itou, puisqu'après une série de neuf matchs sans défaite (dont 6 victoires), elle est plus que jamais en course pour l'Hexagoal. Mais il y a ce mais, qui depuis trois mois maintenant reste coincé au fond de la gorge. Une gêne déclenchée par la nature du jeu proposé par les Lyonnais : saccadé et hétéroclite devant, spongieux et bancal derrière. Face à une équipe largement à sa portée et dans un match à enjeu réduit, Lyon avait une occasion en or de gommer ses aspérités. C'est raté, malgré une entame avec de bonnes intentions. Lisandro comprend qu'il ne sera pas mieux servi que par lui-même pour remonter le ballon. Ça enchaîne bien autour de lui. Les occasions se succèdent. La défense israélienne trouve à chaque fois un pied ou une tête pour écarter le danger. Mais le onze français joue en rythme. Comme sur ce beau mouvement amorcé, emmené et conclu par Lisandro suite à un une-deux avec Makoun. Sa frappe n'est malheureusement pas cadrée (6ème). Au bout d'un quart d'heure cependant, l'équilibre est déjà brisé. Le hourra football peut commencer.

Face à une équipe lyonnaise coupée en deux, l'Hapoël joue la contre-attaque. Quant aux Gones, ils tentent beaucoup, privilégiant la frappe de loin ou les centres sur les côtés. A toi, à moi, Lyon et l'Hapoël joue ainsi à chou-fleur toute la première période. Sans jamais arriver à trouver les filets de l'autre. Même si ça se joue parfois à pas beaucoup comme pour Vermouth, trop court pour couper un centre de Zehavi (13ème). Ou pour Gomis, qui marque de la tête sur un centre au cordeau de Réveillère, mais qui est également hors-jeu d'une dreadlock. Et quand le tir est cadré et le joueur en jeu, les gardiens de but jouent les rabat-joies. Lloris d'abord, sur une frappe de Tamuz (27ème) puis sur un face-à-face gagné, quand Vermouth se présente tout seul face à lui (38ème). Enyeama sauve aussi les meubles à maintes reprises sur des frappes de Pjanic (27 ème), Gomis (40ème) ou quand il place son défenseur au second poteau sur un corner lyonnais. Cris voit la boule au fond mais Vermouth sauve sur sa ligne (34ème). En dernier recours enfin, il y a son poteau sur ce tir à bout portant de Makoun sur un service en talonnade croisée magique de Lisandro (41ème). Huit corners, des tirs à gogo, le spectateur s'est pas emmerdé face à ce 0 à 0, mais n'a pas vu un match de Champions League.

La seconde période sera l'exacte copie de la première. Avec des buts en plus. Première erreur pour Enyeama et il le paye cash. Le portier nigérian de l'Hapoël repousse des pieds et non des mains la frappe de Bastos. Lisandro suit en renard. (1-0, 68ème). Mais c'était écrit que ce match serait à réaction. Une minute plus tard, le feu follet Ben Sahar profite enfin d'une des nombreuses grossières erreurs de Diakhaté. Le défenseur lyonnais le couvre sur une longue transversale. Du gauche, l'Israélien ajuste Lloris (1-1, 69ème). Seul au second, Briand vendange (68ème) à l'inverse de Zehavi qui score LE but de cette saison européenne. D'abord parce qu'il met un ciseau retourné au ras du poteau sur un centre et ensuite parce qu'il le met à Hugo Lloris (2-1, 69ème).

L'Hapoël Tel Aviv tient son Europa League. L'OL va enchaîner sa troisième défaite en autant de match retour. Lyon fait le siège du camp rouge, mais Enyema est tout feu tout flamme et les écœure un par un. Les occasions de tuer le match sont passées. C'était sans compter sur Lisandro. D'une déviation du talon, il lance l'entrant Lacazette. Enfin tranchant et chanceux, il met la balle au fond grâce au poteau (2-2, 88ème). Lyon mérite officiellement sa deuxième place. A l'abordage toute la partie, les hommes de Puel ont joué à ça passe ou ça casse toute la rencontre. C'est passé deux fois. Ça a cassé autant. Si rien ne change, en huitièmes, ça cassera forcément.

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