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  2. // OL/Schalke 04 (1-0)

Lyon, à l'expérience

Médiocres en championnat, les Lyonnais, comme l'on pouvait s'y attendre avec eux, ont remporté leur premier match de poule. Mais...

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C'est le retour de la Ligue des Champions et de l'OL version "Europe".

Soit une attaque Bastos Lisandro Briand ; un maillot immonde ; un milieu Toulalan Pjanic Gourcuff ; cinq arbitres, un assistant derrière chaque but (Michel Platini a été entendu, normal, c'est le président de l'UEFA, donc il a toujours raison, mais de toute façon, il a toujours raison) ; une défense Diakhaté Reveillère Kolodziejcak Lovren ; un maillot vraiment immonde ; et trois points dans la besace à la fin du match.


D'entrée, ce qui est remarquable, c'est le retour de Jérémy Toulalan au milieu du terrain. Plus à l'aise, mais sans doute aussi parce que notre œil est plus habitué à le voir évoluer au milieu du terrain, Jérémy besogne d'entrée dans son rôle de sentinelle. Deux gros tacles de la Toul' permettent aux siens de récupérer la balle et de repartir de l'avant, et donnent l'illusion que Lyon va dominer son adversaire. C'est sans compter les erreurs défensives de l'OL qui donnent l'occasion à Schalke en général et à Farfan en particulier de se montrer dangereux. Grosse frappe de l'ancien du PSV, mais Lloris sort une claquette dont il a le secret. Plus tard, il sortira une frappe croisée en se couchant parfaitement. Hugo est vraiment un des touT meilleurs gardiens de la compétition.


Pour le battre, la tactique de Felix Magath est simple. Offensivement : mettre la pression sur la charnière lyonnaise, profiter de son inexpérience donc de ses erreurs. Défensivement : couper la relation entre le binôme Gourcuff/Pjanic et leurs attaquants. Schalke est organisé dans un 433 où les trois du milieux sont chargés de s'occuper des deux meneurs de l'OL et les attaquants de gêner Toulalan, quitte à laisser les latéraux un peu libres. Résultat : Lyon n'arrive pas à aller au bout de ses actions ; vingt minutes de jeu, et Lisandro n'a toujours pas touché le moindre ballon. Pendant ce temps, Farfan continue d'affoler la côté gauche lyonnais. Face à lui, Kolodziejcak connaît autant de difficultés qu'un dyslexique pour écrire le nom de ce défenseur.


Mais, parce qu'en football, il y a un souvent un mais, c'est bien l'OL qui ouvre le score. Transversale de Briand, de droite à gauche, tête de Moritz en retrait pour son gardien trop molle, anticipation de Bastos, vitesse de Bastos, tacle de Bastos, but de Bastos. Et ça repart. Nouvelle transversale lyonnaise vers son international brésilien, Moritz pris à nouveau, deuxième but lyonnais pas loin. Pratique, Lyon a trouvé un maillon faible dans les rangs de Schalke et a ainsi pu ouvrir le score sans même que son avant-centre n'ait encore touché le cuir. Plus pratique encore, l'arbitre voit rouge direct sur une intervention plus foireuse que méchante de ce pauvre Deac. Les commentateurs disent « c'est sévère » , mais auraient hurlé comme des porcs si l'arbitre avait ainsi expulsé un Gone. Quoiqu'il en soit, maintenant, le match est pipé.


Farfan, pas bête, va provoquer Kolodziejcak juste derrière. L'arbitre met le jaune, Magath réclame le rouge, normal. La mi-temps approche, Gourcuff commence à montrer le coup de son pied sur une belle frappe ; la deuxième période s'annonce tranquille pour l'OL, alors que Schalke l'avait carrément bien gêné.



Les Allemands sont maintenant en 441, avec Huntelaar seul en pointe, Raul et Farfan dans un rôle de milieux excentrés. Côté lyonnais, le grand bénéficiaire de l'infériorité numérique adverse est Toulalan, maintenant beaucoup plus libre de ses mouvements. A l'image de Busquets à Barcelone (peut-être, après Forlan, le meilleur joueur de la dernière Coupe du Monde), Jérémy occupe ce poste hybride et moderne de pivot devant la défense. A la relance, il vient ainsi s'incruster entre les deux centraux pour assurer la première passe, permettant ainsi aux latéraux de monter d'un cran (au niveau des deux milieux créateurs), et aux deux ailiers de resserrer. Bref, en phase offensive, Lyon opère quasiment en 343. Observer Jérémy dans ce rôle, qui a le mérite de clore le débat quant à son positionnement, sera le principal intérêt d'une seconde mi-temps un peu morne.


Contraint d'être pragmatique, Schalke essaie de trouver directement Huntelaar. Et quand les Allemands s'autorisent une phase de possession un tant soit peu développée, les Lyonnais ne passent pas loin de les cueillir sur un contre mené par Briand, mais la frappe de Pjanic (qui commence à sacrément bien tirer les coup-francs, à la Juninho) passe de peu à côté. Il reste vingt minutes de jeu, Lyon cherche autant à mettre ce deuxième but qui les mettrait définitivement à l'abri qu'à bien se trouver dans le jeu. Ils ne feront pas l'un mais quelque peu l'autre. La relation Gourcuff /Pjanic est encore loin d'être optimale mais paraît prometteuse, surtout une fois que Lisandro sera physiquement au top. En attendant, Lyon a réussi son entrée en Ligue des Champions, mais davantage grâce à Moritz et l'arbitre qu'à ses propres qualités.

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