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Luyindula : « Ils n'ont pas arrêté de m'humilier »

A l'occasion de la sortie du numéro 93 de So Foot, Peguy Luyindula revient en exclusivité et en détails sur le conflit qui l'oppose au PSG.

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« C’est comme si je n’existais pas aux yeux du PSG. Les mecs, s’ils
avaient pu me pisser dessus, ils m’auraient pissé dessus
 » . Placardisé
depuis plus d’un an au PSG, Peguy Luyindula livre sa version du
conflit qui l’oppose au club parisien dans le nouveau numéro de So
Foot
. Une interview dans laquelle le joueur expose en détails le
traitement que lui aurait réservé le club depuis que ce dernier lui reproche
d’avoir refusé d’entrer en jeu l’an dernier lors de la demi-finale de
coupe de la Ligue entre le PSG et Montpellier. « Ils n’ont pas arrêté
de m’humilier, de me faire des petits coups en douce (…) Ils ont payé
un costume sur mesure, avec une étiquette à mon nom, et ils ont
préféré le gâcher plutôt que de me le filer. Ensuite, il y a
l’histoire de la photo officielle qu’ils font dans mon dos (…) Et j’ai
lu qu’un jour je me serais moqué de Nenê qui s’était enfermé dans les
toilettes après le match contre Arles-Avignon. Je pense que là, on a
atteint le sommet de l’idiotie!
 » ?

Alors qu’il a décidé de porter l’affaire devant la justice, Peguy
Luyindula revient sur ses relations avec son ancien entraîneur Antoine
Kombouaré ( « Combien d’entraineurs ont dit « merci pour ces deux ans et
demi, c’était super génial » après s’être fait virer? Ce que je vois,
c’est qu’il était content de partir (du PSG). Moi, je ne suis pas
content de rester
 » ), son directeur sportif Leonardo ( « Leonardo, c’est
à peine si je l’ai vu. La première fois que je lui parle c’est à
l’hôtel londonien où nous sommes avant l’Emirates. Il me dit que c’est
le coach qui doit décider des joueurs qu’il souhaite conserver dans
son groupe. Après, il me serre la main, et il me sourit
 » ), et le
nouveau directeur général délégué du club, Jean-Claude Blanc ( « Il a
envoyé une lettre à tous les clubs pour bien me la mettre. Une lettre
dans laquelle il est dit, en gros, que j’orchestre une campagne
médiatique anti-PSG et que je suis blessé depuis huit mois. Une sorte
de lettre de non-recommandation… Jean-Claude Blanc venait juste

d’arriver au club. Il aurait pu être un médiateur, mais non
 » ).

Celui qui se considère aujourd’hui comme un « salarié du PSG, mais pas
un joueur de football
 » revient également sur les conflits qui opposent
les footballeurs à leurs clubs : « Il faut en parler de ça. On parle du
droit d’exercer son travail. On est dans un État de droit. Pour 200
000 euros, t’as le droit d’être harcelé, et puis on peut te couper un
doigt de pied, et te crever un œil? (…) Le problème (en France), c’est
qu’il y a un traumatisme. Les mecs de l’équipe de France, ils ont fait
une grève qui partait d’un bon sentiment, mais qui a été très mal
faite, et qui du coup a été très mal perçue. Le droit de grève, c’est
un droit fondamental de la constitution française. Mais aujourd’hui,
depuis Knysna, les footballeurs n’ont plus ce droit.
 »

Retrouvez 6 pages d'entretien exclusif avec Peguy Luyindula dans le So Foot numéro 93, en kiosque vendredi

La rédaction
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