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Lukaku, barbaque de luxe

Quelques semaines après avoir refusé de prolonger son contrat avec Everton, Romelu Lukaku s’est donc engagé avec Manchester United avec un objectif simple : prouver qu’il est bien ce qu’il prétend être, soit l’un des meilleurs attaquants du monde. Ou l’histoire d’un changement de catégorie.

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Il faut le voir, il y a un peu plus de cinq ans, enfermé dans un espace qu'il estime trop confiné pour lui. Quelques mois plus tôt, au moment de quitter son club formateur, Anderlecht, Romelu Lukaku avait glissé cette confession à son entraîneur de l'époque, Ariel Jacobs : « Coach, en tribunes, je vais mourir. » Le gamin d'Anvers ne voulait pas vraiment quitter Bruxelles, mais savait aussi qu'il n’avait déjà plus tellement le contrôle de ce qu’il était devenu au moment de quitter l’adolescence. Soit « un phénomène » aux yeux de la majorité des recruteurs européens, mais surtout un monstre physique à qui l’on vient tirer les tresses. À ses pieds, il y a le Barça, le Real de Mourinho, mais aussi le Chelsea de l’idole Didier Drogba. C’est l’été 2011, et Lukaku a déjà eu mille vies dont une de vedette au cœur du documentaire De School van Lukaku. Dans l’un des épisodes, on le voit alors en pleine sortie scolaire avec les jeunes de l’institut Saint-Guidon de Bruxelles, à Londres. Face caméra, le jeune Romelu se lâche : « Quel stade... Si un jour dans ma vie je devais pleurer, ce serait le jour où je jouerais ici. J'aime Chelsea. (...) Non, je ne rêve pas. Je jouerai ici un jour. J'en suis sûr. »


Romelu Lukaku ne s’est pas planté. Il a vu Londres, il a vu Chelsea, il a vu Stamford Bridge, mais le 5 février 2012, il est immobile, coincé dans une situation qui ne décolle pas, simple spectateur du bordel entre les Blues et Manchester United (3-3). Alors, de temps en temps, il pousse sa tête pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté, sur l’autre banc. Une fois la rencontre terminée, il se lèvera pour aller rencontrer un mec que son père lui avait décrit comme un joueur « grave » . De quoi parlent-ils ? « On s’est parlé de nos situations. Je lui ai dit : "L'année prochaine, quand on aura notre chance, les gens vont parler de nous" » , racontera quelques années plus tard Romelu Lukaku. Un peu plus de cinq ans plus tard, celui qui est devenu international belge aurait pu retrouver ChelseaAntonio Conte l’avait pointé comme un objectif prioritaire du mercato estival des Blues pour remplacer Diego Costa. Raté, ce sera finalement Manchester United avec Paul Pogba, le fameux joueur « grave » .

« Je me demande si je peux être à leur niveau »


Alors, les questions s’entrechoquent : pourquoi Manchester United ? Romelu Lukaku vaut-il vraiment plus de quatre-vingts millions d'euros (hors bonus) ? Est-il vraiment adapté au système Mourinho ? Et, surtout, a-t-il vraiment le niveau pour changer de catégorie ? Une évidence, d’abord : l’histoire de Romelu Lukaku devait se poursuivre ainsi. Il devait toucher, un jour, un autre monde. Tout simplement car on ne tourne pas à une vingtaine de buts en moyenne par saison en Premier League sans rêver d’aller se frotter aux meilleurs du circuit. N’est-ce pas d’ailleurs pour ça qu’il a refusé de prolonger son contrat avec Everton il y a quelques mois ? En partie, car à 24 ans, Lukaku veut désormais jouer la Ligue des champions, mais a surtout besoin de répondre à ses interrogations : « Quand je regarde Suárez, Lewandowski, Benzema et Cavani, je me demande si je peux être à leur niveau. Je vais vous le dire cash : je suis l’un des meilleurs attaquants de Premier League. J’en suis sûr à 100%. Est-ce que je peux être l’un des meilleurs du monde ? Certainement. Mais, pour cela, vous avez besoin d’une scène sur laquelle vous pouvez vraiment montrer ce que vous valez. » Oui, en d’autres termes, Everton était, après quatre saisons, devenu trop petit pour lui, et le départ de Lukaku risque d’ailleurs de libérer des Toffees qui jouaient depuis plusieurs mois essentiellement pour lui. Mieux, son départ était aujourd’hui une évidence, tant le Belge a tout mis en œuvre depuis début 2017 pour se mettre à dos son employeur, son entraîneur et ses supporters en dégainant sans protection contre les ambitions d’Everton et se frottant même à Ashley Williams en plein match en avril dernier.

La beauté et le « sac à merde »


Mais alors, pourquoi Manchester United ? Parce que le club s’est attaqué au dossier depuis déjà plusieurs semaines - depuis que Lukaku a refusé de prolonger son contrat avec les Toffees en réalité - et qu’il était plus abordable que la piste menant à Álvaro Morata dont on ne sait pas s'il aurait été capable de s’adapter rapidement aux besoins de la Premier League. Parce que Mino Raiola, aussi, forcément. Voilà maintenant plusieurs années que Mino le terrible bosse avec Romelu Lukaku - les deux hommes se sont rapprochés au moment où l’attaquant belge galérait à Chelsea - et le poser à United était parfait pour l’agent italien qui a fait du club mancunien son nouveau jardin, ce malgré le fait que Sir Alex Ferguson vient de l’allumer en l’insultant de « sac à merde » . Manchester United a définitivement changé, il faut s’y habituer parce qu’on n’a pas vraiment le choix en réalité. Depuis ses débuts chez les grands, Lukaku tient par exemple Zlatan Ibrahimović en exemple, le voilà désormais successeur désigné. Et il faut se dire une chose : Romelu Lukaku est probablement le meilleur buteur que pouvait récupérer United cet été. Pourquoi ? Peut-être parce que si on oublie souvent qu’il est encore jeune, Lukaku est performant depuis près de cinq ans en Premier League, qu’il possède une présence physique hors du commun, qu’il excelle dans les déplacements, que sa puissance est quasiment unique et qu’il colle parfaitement au style Mourinho. Romelu Lukaku est donc une bête à affiner, mais une valeur sûre.


Dans tout ça, il y a José Mourinho, un homme que Romelu Lukaku porte plus haut dans son cœur que ce qu’a longtemps aimé balancer la presse anglaise. Mieux, le Belge aime dire qu’il prend du plaisir à voir défendre une équipe de Mourinho - « Quand Mourinho défend, c’est beau » - et qu’il porte un respect immense pour l’entraîneur portugais qu’il a connu à Chelsea. S’adapter au style Mourinho est soumis à une condition essentielle : sacrifier la notion d’individu pour l’ouvrage collectif. Lukaku, lui, a cette capacité. Un atout considérable pour un Manchester United qui sort d’une saison complexe et qui n’a pas encore totalement dessiné sa nouvelle identité, même si certaines copies de la deuxième partie de saison ont laissé apparaître de premiers signes. En attendant, voilà le cas du buteur réglé et la deuxième arrivée de l'été bouclée. Romelu Lukaku vient de trouver son espace d’expression. Il ne lui reste plus qu’à trouver les réponses à ses propres questions. Tout ça en étant aujourd’hui l'un des joueurs les plus chers de l'histoire de son sport. Rien que ça.



Par Maxime Brigand
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