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Luis Suárez, premier du nom

Alors que son homonyme uruguayen cartonne sous la liquette blaugrana, Luis Suárez Miramontes reste le grand oublié de l'histoire du FCB, et plus largement du football espagnol. Retour sur la carrière du seul Ballon d'or estampillé de par-delà les Pyrénées.

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Le musée du FC Barcelone, l'un des plus visités du pays, héberge un petit nouveau. Depuis ce milieu de semaine, la collection blaugrana compte un énième Ballon d'or dans ses vitrines. Daté de 1960, il porte le nom de Luis Suárez Miramontes. « Je l'ai eu chez moi durant toutes ces années, j'ai eu le temps de le regarder de nombreuses fois, mais c'est désormais l'heure pour qu'il reste dans ce merveilleux musée, où il y a tant de trophées, pour qu'avec le temps, les gens sachent qu'il y a eu un Galicien qui est arrivé au Camp Nou et qui a remporté le Ballon d'or » , raconte-t-il dans son discours face caméra. À ses côtés, Andrés Iniesta rougit presque : « Qu'il soit le seul joueur espagnol à avoir gagné ce trophée dit pratiquement tout et abrège les éloges et les qualificatifs » . Premier sujet de Felipe, et premier Blaugrana à avoir soulevé la récompense dorée, il n'est que rarement élevé au rang de Xavi, Casillas ou Raúl. Pis, au Camp Nou, rares sont les aficionados à se souvenir de cet ailier classieux et buteur, qui préfèrent se souvenir de Kubala, Cruijff et Ronaldinho.

Pour Di Stéfano, « l'architecte du football mondial »


L'arrivée du natif de La Corogne sur la côte méditerranéenne intervient en 1954. Avec une seule petite année professionnelle dans les jambes, il découvre un FC Barcelone soumis à de nombreux problèmes. Surtout, il débarque avec un qualificatif peu sympathique délivré par le président galicien de l'époque, qui expliquait que « le jeu de Suárez ne va pas au Depor, le public ne l'apprécie pas, et le vendre est un bénéfice pour tous » . « Il faut savoir que quand j'avais 13 ans, je jouais contre des adversaires qui en avaient 16. Quand j'en avais 16, je jouais contre des gens de 22 ans, énumère-t-il dans une ancienne interview au Pais. Je souffrais d'une infériorité physique, mais j'étais beaucoup plus fort techniquement. » Rapidement, il fait son nid dans un Barcelone où il partage le devant de la scène avec le chouchou du public, Kubala. À tel point qu'une légende, qui court toujours autour de la nébuleuse azulgrana, veut que les deux hommes se détestent. « Justement, c'est Kubala qui a conseillé à la direction barcelonaise de le recruter après un Barça-Depor remporté 6-1 » , raconte Gil Carrasco, son biographe.

Malgré une attaque redoutable, les Blaugrana doivent faire avec la domination du Real Madrid, aussi bien sur le plan domestique que continental. Après deux Coupes de l'UEFA, deux Ligas et autant de Coupes d'Espagne, la précieuse passation de pouvoir avec le rival castillan intervient en 1960. Alors vainqueurs des cinq premières éditions de la Coupe d'Europe, les Merengues sont défaits dès le premier tour de la compétition par le FC Barcelone de Luisito. Alfredo Di Stéfano va même jusqu'à qualifier l'international espagnol « d'architecte du football mondial » . Un compliment qui se voit approuvé quelques semaines plus tard, lorsque Luis Suárez reçoit le premier, et toujours dernier, Ballon d'or pour un joueur de par-delà les Pyrénées. « Il était classieux, élégant, faisait des passes de 40 mètres et mettait le ballon dans les pieds de ses coéquipiers, il marquait. Et en plus il se battait, comme personne, rappelle son biographe. La fameuse finale de Berne en 1961 que le Barça a perdue face à Benfica en est le parfait exemple. Il avait tout donné sur le terrain. » Une défaite 3-2 qui sera son dernier match sous le jersey blaugrana.

« En Espagne, on ne m'estime que peu »


Car, en cette année 1961, le Barça se trouve dans une situation intenable. Le président de l'entité, Miro-Sans, plonge le club dans une grave crise économique. Avec la construction du futur Camp Nou, la dette devient faramineuse et est en passe de mettre en banqueroute le club. Pour autant, il offre au sélectionneur espagnol le poste d'entraîneur avec un contrat millionaire. Un grand n'importe quoi qui fait grimper la colère dans les rangs des socios. Sous la pression populaire, Miro-Sans est contraint à la démission. La direction qui lui succède décide alors de vendre sa star. Contre 25 millions de pesetas - un record pour l'époque - l'Inter de Milan récupère le jackpot et Luis Suárez. En Italie, il trouve un statut à la hauteur de son talent. Mieux, sous la houlette d'Helenio Herrera, il remporte deux Ligues des champions et devient le « dieu » des supporters nerazzurri. Aujourd'hui, Luis Suárez, conseiller de l'Inter, considère qu'on l'estime « peu en Espagne » : « C'est un peu dans notre caractère, on a toujours tendance à mettre en valeur ce qui vient d'ailleurs » . Comme d'Uruguay, par exemple.


Par Robin Delorme, en Espagne
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