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Luis Suárez, ni top ni flop

Dans l'œil du cyclone pour cause de manque d'efficacité, Luis Suárez est attendu pour ce quart retour de Coupe du Roi. Loin du diktat des statistiques, son intégration dans le moule catalan est pourtant une réussite qui prédit un avenir radieux à la MSN et au FCB.

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28 bougies pour une doudoune. Luis Enrique n'est pas avare en compliments, mais reste un radin en cadeaux. Son homonyme Suárez en a fait les frais pour le jour de son anniversaire. Cantonné sous la guérite face à Elche, l'Uruguayen a assisté emmitouflé dans sa parka au set blanc de ses coéquipiers. Un doublé pour ses deux comparses Messi et Neymar et un pion de son concurrent Pedro plus tard, une certaine presse s'est amusée du faible rendement offensif de la recrue la plus onéreuse de l'été blaugrana – 81 millions d'euros tout de même. Malgré sa longue suspension post-Mondial, ses plates excuses et son statut de Soulier d'or lui avaient conféré une patience toute relative de la part des observateurs. Depuis ses débuts officiels, Luis Suárez facture 16 apparitions et cinq petites banderilles avec le FCB. De quoi donner du grain à moudre aux accrocs des statistiques qui ne cessent de le qualifier de « flop » . A contrario, Lucho est « enchanté par son rendement, indépendamment des buts » . Entre ces deux points de vue inverses se trouve inévitablement la réalité du terrain. À l'évidence, El Pistolero est tout sauf une erreur de casting.

Altruiste sous-coté ou diktat des stats ?


Blaugrana et Colchoneros se tirent la bourre. Face au bloc simeonesque, le Barça mise sur sa technique et ses enchaînements. À la récupération dans la surface adverse, Rakitić dépose d'un intérieur succulent la chique dans les pieds de Luis Suárez. À quelques décimètres d'Oblak, l'Uruguayen traduit son trop plein d'envie par un missile au-dessus de la barre. La pointe barcelonaise se bouffe les doigts, mais le Camp Nou ne lui en tient pas rigueur. Mieux, il l'ovationne. L'an dernier, une telle occasion aurait sûrement fait ficelle pour le Soulier d'or – en compagnie de CR7 – aux 31 unités. En manque de confiance face aux cages, il ne se cache pas : « Même si j'aime donner des passes, ils m'ont acheté pour marquer des buts, non pour faire des passes. J'ai toujours vécu de mon travail, et mon travail est le but. » Avec cette sortie médiatique, Suárez évoque son mal tout en confortant les sceptiques. Son rendement arithmétique en deçà de ses attentes lui fait regarder de loin les chiffres fous de ses comparses de la MSN. Pendant que Neymar affiche 19 buts, Lionel Messi en est à 31 depuis le début de saison. Luis Suárez, lui, culmine à cinq petits pions.

Mais Luis Suárez, c'est un iota plus que des banderilles, « c'est un joueur qui crée toujours des espaces grâce à son corps et ses mouvements » , dixit Gerard Piqué. Et oui, depuis ses débuts timorés lors du Clásico, la position de Luis Suárez a un tantinet évolué. Peu à l'aise avec les mouvements de ses deux comparses offensifs, pas aidé par sa reprise repoussée de quatre mois, il a souvent inter-changé de poste avec Messi, se retrouvant à quelques reprises ailier droit. Depuis la revanche - suite au dernier match de l'exercice passé - en championnat face à l'Atlético de Madrid, le système et le onze type de Luis Enrique ne bougent plus : Neymar conserve le couloir gauche, Luis Suárez évolue plein axe et Lionel Messi part de la droite. Un schéma qui fait dire à Xavi qu'il « me rappelle Eto'o par sa voracité, par son instinct de prédateur dans la surface. Il fait partie de ceux qui se retournent toujours vers le but, comme le faisait Samuel. » Depuis le début de l'année, l'entente entre Messi et l'Uruguayen n'est plus simplement technique. Capable de concentrer sur lui plusieurs défenseurs, il permet à son partenaire de retrouver un peu de liberté lorsqu'il rentre sur sa patte gauche.

Le syndrome Messi


Même pour les amoureux des statistiques, une donnée tord l'idée d'un investissement raté. Avec déjà huit caviars distribués en 16 apparitions, il a déjà sorti ses petits amis de situations étriquées. Ainsi, entré à la pause face à Almería, il avait déverrouillé une situation mal embarquée par deux services sur mesure. Comme quoi, les stats... Quoi qu'il en soit, faute d'efficacité, cette mise au service du collectif a beaucoup à voir avec le syndrome Messi qui a déjà frappé Samuel Eto'o, Zlatan Ibrahimović et David Villa, dans l'obligation de se mettre aux services du Diez. Avec un milieu de terrain moins protagoniste, un jeu plus vertical où contre-attaquer n'est plus une insulte, Luis Suárez dispose de plus de marge de manœuvre que ces prédécesseurs. Mieux, il répond présent lors des grands rendez-vous. Face au PSG en Ligue des champions et à l'Atlético en Liga, il a marqué et a délivré ses meilleures prestations de la saison. Et le Barça également. Comme quoi, la nébuleuse blaugrana devrait sans doute faire un peu plus confiance à Luis Enrique lorsqu'il affirme « n'avoir aucun doute concernant Luis » . Pour son 28e anniversaire plus quatre jours, il sera bien titulaire.


Par Robin Delorme, à Madrid
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