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  2. // Uruguay/Pérou (2-0)

Luis Suarez frappe deux fois

Deux pions de Luis Suarez offrent à l'Uruguay sa première finale depuis douze ans. Et confirme la renaissance de la Celeste, entamée l'an dernier en Afrique du Sud.

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Uruguay-Pérou: 2-0

Buts: Luis Suarez (53e et 58e) pour l'Uruguay


Luis Suarez est un sacré poison. Diego Milito et Nicolas Burdisso en ont fait la triste expérience samedi à Santa Fé, commettant une bonne dizaine de fautes sur l'attaquant de Liverpool. Les défenseurs péruviens ont à leur tour pu constater à quel point ce dernier est un attaquant pénible à marquer, qui se déplace et joue à merveille de son corps, avec ou sans le ballon. Agaçant et opportuniste, le Suarez. À la réception d'un coup de canon de Diego Forlan déclenché aux vingt-cinq mètres repoussé par Raul Fernandez alors que le ballon semblait se diriger en sortie de but, il vient tromper en embuscade le nouveau gardien de l'OGC Nice (1-0, 53e). Encore patraque, le Pérou n'a pas le temps de réaliser, que cinq minutes plus tard, le « Pistolero » s'échappe à la limite du hors-jeu sur une magnifique ouverture d'Alvaro Pereira, élimine le portier péruvien et marque son troisième but du tournoi (2-0, 58e), tous inscrits contre la Blanquirroja, contre qui l'Uruguay avait fait match nul lors de son entrée dans la compétition (1-1). En première période, Alvaro Pereira, auteur de deux buts au premier tour, avait déjà trouvé la faille sur un énième coup franc de Forlan, mais fut logiquement signalé hors-jeu.

Suarez : trois buts, tous contre le Pérou

Sans briller, l'Uruguay de Tabarez a prouvé que la machine bien huilée du dernier Mondial n'était pas complètement rouillée. Avec l'apport des Alvaro (Pereira et Alvarez) sur les ailes, le travail de sape de Suarez, les incessants décrochages de Forlan, le rayonnement d'une paire de milieu récupérateur dans laquelle le Napolitain Walter Gargano a remplacé avec soin Diego Pérez (suspendu) aux côtés de son « faux jumeau » Egidio Arevalo Rios et l'abattage du chien de garde Diego Lugano, les Charruas ont déroulé. Oscar Tabarez craignait surtout les deux fers de lance « incas » , Paolo Guerrero en pointe, soutenu de près par Juan Vargas. « Notre préoccupation, c'était surtout ces deux là. On avait mis en place un dispositif afin d'éviter de prendre un but comme celui que nous avions pris lors du dernier match (contre l'Argentine, en quart de finale). Nous n'avions néanmoins pas prévu que Vargas joue en neuf et demi » . Le Maestro ne s'y est pas trompé. La première véritable alerte de la partie dans la surface celeste est l'œuvre du milieu de la Fiorentina, dont le centre tendu à ras-de-terre file sous le nez du portier uruguayen, mais aussi sous celui de Guerrero et Advíncula (24e). Sept minutes avant la fin du temps réglementaire, Guerrero est tout près de surprendre Fernando Muslera sur une frappe puissante, relâchée puis bloquée par le nouveau gardien de Galatasaray.

Forlan : « Une équipe, pas une sélection »

Mais c'est bien l'Uruguay qui se montre la plus réaliste, en infligeant deux coups de poignards à son rival dans le premier quart d'heure de la seconde mi-temps. Et comme si cela ne suffisait pas, le Pérou voit Juan Vargas, son meilleur joueur, se faire expulser à la suite d'un vilain coup de coude sur Sebastian Coates (69e). La suite n'est qu'une histoire de résistance uruguayenne et d'impuissance péruvienne. Le tout résumé par le « Pistolero » surgi de la nuit. « Nous avons frappé aux moments opportuns » , balance Luis Suarez au bord du terrain avec un pragmatisme digne de son sens du but. Son compère de l'attaque, Diego Forlan préfère pointer la force de cette formation : le collectif. « Ce groupe méritait une finale. Nous ressemblons davantage à une équipe qu'à une sélection. Cela fait longtemps que l'on joue ensemble. On se connaît et cela se voit sur le terrain » . Cette continuité envoie l'Uruguay « à la conquête de l'Amérique » comme titre ce matin Ovacion, le supplément sport du quotidien uruguayen El Pais. Un triomphe dimanche, contre le vainqueur du duel Paraguay-Venezuela, offrirait à la Celeste sa quinzième couronne continentale et l'installerait seule sur le toit de l'Amérique, une unité devant l'Argentine. Un joli pied de nez au voisin d'en face du Rio de La Plata, douze ans après sa dernière finale (Brésil, 0-3) seize après son dernier titre à domicile (Brésil, 1-1, 5-3 aux TAB) et vingt-quatre ans après son dernier sacre hors de ses terres...sur le territoire argentin (1-0, Chili).

Les buts en vidéo

Par Florent Torchut, à Buenos Aires

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" Diego Milito et Nicolas Burdisso en ont fait la triste expérience samedi à Santa Fé"
Ah ben tiens Diego Milito joue DC maintenant le bougre? ça peut donner des idées à l'Inter en cas de blessure de Samuel, Lucio ou Ranocchia...
+1 Anonyme78! Mais l'important est que les gens aient compris que FT voulait parler de son frère, Gabriel Milito! :D
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