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  1. // Coupe du monde 2014
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  3. // Uruguay/Angleterre (2-1)

Luis Suárez flingue l'Angleterre

Le duel entre deux historiques du football, l'inventeur du jeu et le double champion du monde (1930, 1950), a tourné à l'avantage d'un Uruguay héroïque, porté par le revenant Luis Suárez, auteur d'un doublé (2-1).

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Uruguay - Angleterre
(2-1)
L. Suárez (38'), L. Suárez (84') pour Uruguay , W. Rooney (75') pour Angleterre.


Le pistolero a dégainé. Attendu comme le Messie côté uruguayen, redouté et haï par le camp adverse, Luis Suárez a surgi après 38 minutes de combat pour ouvrir le score et ressusciter une Celeste que certains avaient enterré trop tôt après son entame de Mondial ratée face au Costa Rica (1-2). L'Uruguay finira par se faire reprendre (Rooney, 75e), mais Suárez, comme l'Uruguay, ne se rend jamais. À la 85e minute, le buteur des Reds s'envole dans le dos de la défense anglaise avant de flinguer Joe Hart avec le sang-froid de l'immense buteur qu'il est. À São Paulo, la Celeste vient d'écrire une nouvelle page de son histoire héroïque face à des Anglais qui étaient prévenus et connaissaient parfaitement leur bourreau : cinq membres du onze d'Hodgson l'ont même fréquenté au quotidien cette saison (Raheem Sterling, Glen Johnson, Daniel Sturridge, Jordan Henderson, Steven Gerrard).

Mais résumer ce succès uruguayen à la performance de Luis Suárez serait réducteur. Car si Roy Hodgson n'a pas changé une équipe qui a perdu mais plutôt bien joué face à l'Italie, Óscar Tabárez, privé de Lugano (forfait) et Maxi Pereira (suspendu), n'a pas seulement compensé ces absences mais a remanié dans les grandes largeurs son onze et son organisation. Face au 4-2-3-1 anglais, avec Sturridge en pointe, El Maestro a misé sur un 4-1-3-2 avec l'énorme Egidio Arévalo aux dents de pitbull en sentinelle, et a laissé Forlán, sans jus face au Costa Rica, sur le banc. « La composition et l'organisation devraient nous permettre d'avoir davantage le contrôle du ballon, nous disait El Loco Abreu deux heures avant le coup d'envoi, et Suárez est un joueur important pour nous, mais aussi pour l'impact qu'il a sur l'adversaire. » El Loco n'a rien d'un fou. Mais plus que le contrôle du ballon, l'Uruguay a, en fait, surtout gagné en capacité à surprendre et à créer avec le trident Gonzalez-Lodeiro-Rodríguez, au service du duo Cavani-Suárez.

Rooney ravive l'espoir

Quand un match oppose garra charrua au fighting spirit, il est forcément question de lutte, de combat, et de tacles appuyés. Et il ne pouvait d'autant plus qu'en être ainsi, quand ces deux grandes nations de football luttent pour ne pas être le premier du groupe de la mort à voir sa tête rouler sur l'échafaud. Au cœur de ce combat, on a même craint le pire quelques secondes quand le genou de Sterling est venu percuter le visage d'Álvaro Pereira, à l'heure de jeu. KO quelques secondes, le joueur du São Paulo FC a fait une grosse frayeur à ses coéquipiers, mais a fini par se relever. Parfois heurté, le match n'a cependant pas été avare en occasions. Côté anglais, Rooney a disposé des meilleures opportunités, notamment quand il a tapé la barre (31e), suite à un coup de boule en altitude à moins d'un mètre de la ligne de Muslera.

Menée à la pause, on attend une Angleterre furieuse au retour des vestiaires, mais elle semble alors plutôt sonnée. Cristian Rodríguez (51e) puis Cavani (52e) se trouvent même sur le point de tuer le match coup sur coup, mais leurs frappes ne trouvent pas le cadre. Les hommes de Roy Hodgson vont toutefois finir par réagir. Rooney, après avoir gâché une nouvelle opportunité en tapant sur Muslera alors qu'il se trouvait aux six mètres (55e), va toutefois finir par conjurer le sort qui semblait l'empêcher d'inscrire un but en Coupe du monde en égalisant à la 75e minute. Il reprend un centre de Johnson, auteur d'une belle percée sur l'aile droite. Mais seulement de manière temporaire, puisque Suárez, en signant un doublé, a quasiment enterré les espoirs de deuxième tour de l'Angleterre, qui semble destinée à signer un nouveau bide lors d'une phase finale. Au coup de sifflet final, les Uruguayens fêtent ce succès comme s'ils venaient de remporter la Coupe du monde. Ils sont, en tout cas, après 90 minutes héroïques, redevenus un acteur redouté de tous. Merci Suárez.

Par Thomas Goubin, à São Paulo
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