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Luis Fernandez : « Je savais exactement où j'allais le tirer »

Plus que quelques jours avant le début de la Coupe du monde. Enfin ! À cette occasion, So Foot est parti à la rencontre d'anciens joueurs qui ont disputé cette compétition, pour qu'ils nous parlent de leur Coupe du monde à eux. Aujourd'hui, c'est Luis Fernandez qui nous raconte sa Coupe du monde 1986.

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En 1986, vous débarquez au Mexique en étant champions d'Europe en titre. Est-ce que vous arrivez plus confiants pour la compétition ?
C'est vrai qu'en 1986 on venait de gagner l'Euro, il ne faut pas oublier que l'équipe de France avait également terminé 3e de la Coupe du monde 1982 en Espagne (4e en réalité, ndlr), donc oui, tu ne peux arriver qu'avec plus de confiance et de maturité. Donc quand on arrive au Mexique, on a des certitudes, on sait qu'on a un groupe qui a les forces pour faire quelque chose de beau à la Coupe du monde.

Vous parlez des forces de l'équipe, c'est vrai qu'à cette époque, il y a une sacrée équipe entre Platini, Bats, Giresse, Papin, Amoros, Rocheteau, vous…
C'est vrai qu'on a une grosse équipe, mais il ne faut pas oublier que cette année-là, il y a l'Argentine de Maradona, le Mexique qui joue à domicile et qui est très fort, le Brésil, je ne t'en parle même pas. Il y avait quand même de gros clients en face. Et puis une Coupe du monde, il faut surtout être prêt physiquement et dans sa tête. Tu sors d'une saison entière, ce n'est pas toujours évident d'être top, même si un tel événement te permet de te transcender. Une compétition comme celle-là ne se joue pas que sur le physique, il faut que la tête et la confiance suivent, si ce n'est pas le cas, ça peut poser problème.

D'ailleurs, au début de la compétition, on vous attendait plus forts que ça, avec une courte victoire contre le Canada (1-0) et un nul contre l'Union soviétique (1-1) ?
C'est vrai que le début a été difficile, mais il faut bien penser qu'il y a le changement climatique, l'adaptation à l'altitude qui est délicate, on avait énormément de mal à respirer. Et puis, comme je te disais, tu sors d'une grosse saison avec ton club, il y a forcément de la casse, c'est inévitable. Après, l'essentiel, c'était de gagner le premier match, et on l'a fait. Derrière, le nul contre les Russes, ça reste un bon résultat, car on les avait vus entrer dans la compétition en mettant six buts à la Hongrie.

D'ailleurs, pour ce nul contre eux, c'est vous qui égalisez et qui entretenez l'espoir de la qualification. Est-ce que vous vous souvenez bien de ce but ?
Ouais, je me souviens surtout de la passe de Giresse. L'avantage de jouer avec des joueurs comme ça, c'est qu'ils ont la faculté de vous trouver tout de suite, il suffisait de faire un appel et ils vous servaient dans les meilleures conditions. Le ballon arrivait exactement là où tu l'attendais. Sur mon but, j'ai la chance de bien réussir mon contrôle ce qui fait qu'après je n'ai plus qu'à le mettre hors de portée du portier.

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Un but en Coupe du monde, ça a une saveur particulière ?
Quand tu marques un but en Coupe du monde c'est incroyable, oui. En plus, là c'était contre l'URSS qui était, à l'époque, l'une des grandes nations du football. Quand tu marques dans une telle compétition, c'est quand même un moment particulier, je peux te le dire, même si je n'en ai pas marqué beaucoup (rires), puisque j'ai mis celui-là, et un tir au but contre le Brésil en quarts. Mais c'est bien, c'est quelque chose qui restera, je suis content d'y être arrivé.

La suite de la compétition est remarquable, puisque vous sortez de votre poule, vous éliminez l'Italie, tenante du titre, en huitièmes. Et puis, bien entendu, il y a ce fameux quart de finale contre le Brésil qui est considéré, encore aujourd'hui, comme l'un des plus beaux matchs de l'histoire. Parlez-nous de ce match.
Le Brésil était en train de réaliser une belle Coupe du monde, ils avaient une équipe formidable qui enchaînait les bons résultats. C'était clairement les favoris pour gagner cette Coupe du monde, de toute façon. En plus, au bout d'une quinzaine de minutes de jeu, ils nous plantent un but qui nous a fait mal à la tête. Un but d'une rapidité d'exécution et d'une finesse remarquables. Ensuite, on arrive à revenir grâce à Michel (Platini) juste avant la mi-temps. La deuxième mi-temps est vraiment remarquable avec des actions des deux côtés, un ballon qui va d'un camp à l'autre, c'était un match assez spectaculaire.

Ça reste, pour vous, le plus beau match auquel vous ayez participé ?
Oui, clairement ! On a quand même tenu tête à une équipe qui jouait formidablement bien au football. Et puis ce match avait tous les ingrédients des grands matchs : de la qualité, du suspens, du jeu, des occasions. Ça reste un match référence, pour moi. Tu as le but du Brésil qui est à montrer dans les écoles de football, et puis nous qui avons su relever la tête. En plus, sur le terrain comme en tribunes, l'ambiance était remarquable. C'était vraiment le match parfait, le genre de match pour lequel on aime le football, finalement.

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Quand on arrive à accrocher la séance de tirs au but après un tel match, on se dit que c'est clairement jouable, qu'on va le faire, non ?
De toute façon, pour moi, les tirs au but, c'est pile ou face. Je pense même qu'il faudrait arrêter de les faire tirer, c'est vraiment horrible. Quand tu es du bon côté ça va, mais quand t'es de l'autre c'est affreux. Bon voilà, après 120 minutes de jeu, il te faut bien un vainqueur, mais le facteur chance reste trop important. Ce jour-là, on aurait dû continuer à jouer, et le premier qui marquait aurait été qualifié…

Bon, tout le monde le sait, c'est vous qui mettez le dernier tir au but, celui de la qualification. Comment vous avez vécu ce moment-là ?
Je n'ai jamais hésité, le plus important, c'est de ne pas se poser de questions. De toute façon, si tu cogites trop, tu ne peux pas y arriver. Après, c'est évident que tu peux toujours le rater, le gardien peut l'arrêter, mais ce jour-là, je n'y suis pas allé avec de la fièvre. En partant, je savais exactement où j'allais le tirer, j'étais décidé. Quand tu tires un penalty, il faut être convaincu ; si tu te mets à hésiter sur où tu vas tirer, ça devient compliqué.

Vous vous souvenez des secondes qui ont suivi ce tir au but décisif, de l'explosion de joie notamment ?
Bah, t'es heureux, forcément. Tu partages ta joie avec tes partenaires, tout le monde est content. On était surtout satisfait d'avoir réussi à éliminer cette grande équipe du Brésil. Après, au niveau de la célébration dans l'instant, c'est toujours pareil : tout le monde se saute dans les bras, on s'embrasse. Et puis après des tirs au but, on saute toujours sur le gardien ou sur le dernier buteur, c'est comme ça. Mais c'était un moment de joie intense, un moment très fort.

Bon, et puis il y a cette défaite en demi-finale. Contre l'Allemagne, encore. Que s'est-il passé ?
Pour être honnête, je pense que notre Coupe du monde s'est arrêtée après le quart contre le Brésil. Ce match contre l'Allemagne, je ne m'en rappelle même pas, pour te dire. Je pense également qu'on a trop joué ce match dans nos têtes, on était peut-être trop dans un esprit de revanche par rapport à ce qui s'était passé en 1982, alors que ce n'était pas le bon état d'esprit à avoir. Mais je te promets, c'est incroyable à quel point je n'ai pas d'images. Je sais qu'on perd 2-0, qu'on n'a pas été bons, et puis voilà. Pour finir, heureusement, on sort par la grande porte en finissant 3es du Mondial ; mais c'est vrai qu'on aurait aimé aller au bout et notamment offrir un duel Platini-Maradona en finale, mais on n'y est pas arrivé.


Vous parlez du match de 3e place. Comment on aborde un match comme celui-là, n'est-on pas encore trop frustré par l'élimination ? Arrive-t-on à lui donner une véritable importance ?
Tu lui accordes de l'importance, car ça te permet de finir sur le podium d'une Coupe du monde, ce qui n'est tout de même pas négligeable. Et puis quand t'y réfléchis, être la 3e nation dans une Coupe du monde, c'est quelque chose de fantastique. Le sélectionneur avait fait tourner un peu pour ce match-là, et ceux qui ont joué ont prouvé que l'on était un groupe uni. Ils ont joué ce match de façon remarquable et ça nous a permis de terminer la compétition par une victoire, donc on était vraiment satisfaits.

Aujourd'hui, quand vous y repensez, vous gardez la satisfaction de terminer troisième d'une Coupe du monde ou la frustration de cette élimination en demies ?
La satisfaction d'avoir fait une grande Coupe du monde, quand même. On a été à la hauteur de l'événement, en sortant les Italiens champions du monde et les favoris brésiliens. Au final, on a fait un beau parcours, et je garde la joie d'avoir terminé 3e de cette grande compétition.


Propos recueillis par Gaspard Manet
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Conventionnel Niveau : District
Il est fort ce Luis, moi j'ai jamais su ou j'allais tirer mais toujours qui.
M.Manatane Niveau : CFA
Note : 1
J'étais trop jeune en 86, mais quand on voit ce qu'ont dégagé les matches contre le Brésil en 98 (quoique presque trop facile) et surtout 2006 (match légendaire!), j'aimerais qu'on les retrouve cet été, histoire de donner la fièvre...
LibidoPostToxico Niveau : National
Note : -5
Encore ! on parle encore de ca !!
Il faut arreter de vivre dans le passé !
c'est juste un péno en match a élimination direct en coupe du monde.
Dans les buts? Non je ne sors pas.
Note : 18
Félicitations à Gaspard Manet, qui a réussi à extraire des phrases du charabia que Luis a du lui offrir.
PatrickColleter Niveau : District
Message posté par superr
Dans les buts? Non je ne sors pas.



Tu es trop drôle
Polémique Victor Niveau : Loisir
Ca fait partie des grands moments du foot à la télé ce match contre le Brésil. Désolé pour la qualité d'image :
http://www.youtube.com/watch?v=rklKgWlIDgg
mackallaway Niveau : CFA2
Pour moi, le plus beau, ça restera le match de 2006
En 98, on est chez nous et comme disait Pires, lorsque tu vois Thuram planter un doublé en demie, tu sais qu'il ne peut plus rien t'arriver ensuite.

Mais 2006!!! Zidane déjà à la retraite pour les médias de l'étranger, les 4R brésiliens, et dès la 2e minut, il sort les roulettes, les passements...il a juste humilié à lui tout seul les brésiliens ce jour là
BronsonWinch Niveau : District
@ AlexMinot
Désolé je voulais cliquer sur + et j'ai cliqué sur - !
C'est exactement ce que je me suis dit en lisant l'article : comme par hasard, toutes les phrases sont finies et elles ont un sens. Aucune blague pourrie, aucun mot mal employé...
Félicitations à l'auteur !
La tristesse pour Luis c'est d'avoir salopé lui-même sa propre légende.
Quasiment personne en France n'a réussi ce qu'il a fait en tant que joueur et entraîneur, pourtant ces dix dernières années il a réussi à donner de lui une telle image de bouffon que personne ne le prend plus au sérieux (à juste titre en un sens).
Pfff, je crois n'avoir jamais vu quelqu'un avoir marqué à ce point un club et l'edf et être perçu comme un tel minable, c'est vraiment dommage.
celui par qui le scandale arrive Niveau : Loisir
Message posté par one_of_the_amoks
La tristesse pour Luis c'est d'avoir salopé lui-même sa propre légende.
Quasiment personne en France n'a réussi ce qu'il a fait en tant que joueur et entraîneur, pourtant ces dix dernières années il a réussi à donner de lui une telle image de bouffon que personne ne le prend plus au sérieux (à juste titre en un sens).
Pfff, je crois n'avoir jamais vu quelqu'un avoir marqué à ce point un club et l'edf et être perçu comme un tel minable, c'est vraiment dommage.


je suis totalement d'accord avec toi one of the amoks. C'est assez triste. Mais il ne faut pas oublier qu'en France il y a un petit "racisme de classe" . Fernandez même si ce n'est pas un intellectuel a malgré tout une bonne intelligence puisqu'il a réussit en tant que joueur et entraineur dans le champ sportif ( ici foot)
Après le personnage est assez extravagant ce qui a pu le nuire effectivement...
Mehmet Scholl Niveau : CFA
Message posté par one_of_the_amoks
La tristesse pour Luis c'est d'avoir salopé lui-même sa propre légende.
Quasiment personne en France n'a réussi ce qu'il a fait en tant que joueur et entraîneur, pourtant ces dix dernières années il a réussi à donner de lui une telle image de bouffon que personne ne le prend plus au sérieux (à juste titre en un sens).
Pfff, je crois n'avoir jamais vu quelqu'un avoir marqué à ce point un club et l'edf et être perçu comme un tel minable, c'est vraiment dommage.


Franchement le mec est creux aussi...

J'en peux plus de l'entendre déblatérer connerie sur connerie et le pire c'est qu'il y croit dur comme fer !

Bref, il a quand même moins vrillé que d'autres anciennes gloires complètement aigries mais bon, Luis à jeun, faut s'accrocher pour tenir
je me souviens pas avoir vu le match contre la russie mais il me semble que leur gardien était Dassaev considéré comme le meilleur du monde à cette époque. Bon je veux bien que le rythme est plus lent qu'aujourd'hui mais les patates qu'ils s'envoient, que ce soit le but russe ou le poteau de platini (je crois) n'ont rien à envier aux frappes de maintenant... Et c'était pas le meme ballon !!!
Message posté par celui par qui le scandale arrive


je suis totalement d'accord avec toi one of the amoks. C'est assez triste. Mais il ne faut pas oublier qu'en France il y a un petit "racisme de classe" . Fernandez même si ce n'est pas un intellectuel a malgré tout une bonne intelligence puisqu'il a réussit en tant que joueur et entraineur dans le champ sportif ( ici foot)
Après le personnage est assez extravagant ce qui a pu le nuire effectivement...


Grave, le gars a été tjs été pris pour une truffe à cause de son français aléatoire et de son origine sociale.
Et à partir de cela, tout a été démultiplié, son match à la corogne (les parisiens comprendront de quoi je parle) a été une sacrée cata et on (moi le premier d'ailleurs) lui ressert à chaque fois depuis près de 15 piges.
Mais quand on y réfléchit qui ressert à Carlo son remplacement de génie à auxerre (là encore les parisiens comprendront)?
Bref, comme le dit Mehmet, c'est pas tout le temps un jaguar mais putain dans l'esprit des gens le gars part de loin tout de même.
Je trouve juste ça dommage pour un gars ayant marqué tous les français en 86, ayant été une idole du Parc, ayant été le premier entraîneur français à gagner une coupe d'europe avec un club français et ayant été l'un des premiers entraîneurs français à entraîner à l'étranger et à bien y figurer...enfin.
Finlandais_et_nul_au_foot Niveau : District
Alors lui + Courbis, t'as vraiment l'impression d'entendre deux mecs bourrés parler.

franchement son émission sur RMC est une torture, merci pour la C3 à Paris, merci pour ta carrière de joueur, merci pour Luis et Nico des Guignols, mais maintenant tu peux partir te reposer Luis!
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Je pense qu'en choisissant de devenir consultant radio / TV, un ancien pro quel qu'il soit prend un grand risque, peut être plus grand que dans toute sa carrière de joueur pour laquelle il a été préparé depuis tout petit.

Pour consultant ils n'ont pas eu cette préparation.

Elocution, clarté, fiabilité, éloquence, savoir comment placer sa voix... C'est un métier, un mec qui commente des matches 6 mois après sa retraite sans aucune école de journalisme ou d'audiovisuel, j'ai rien du tout (bien au contraire) contre les carrières qui décollent vite et sans diplôme mais faut pas déconner, il n'y connait rien et le commentateur de la chaîne sert souvent de nounou pour le guider.

Quel ancien pro de foot fait un bon consultant d'après vous ?

Pour moi Patrice Ferri c'est assez pro, Aimé Jacquet j'aime bien, Di Meco à la rigueur parce que j'aime le personnage, mais parmi tous les France 98 + Luis + Coupet + Courbis + Benarbia... J'ai du mal à m'intéresser à ce qu'ils disent, des phrases bateau

Oscar Muller Niveau : DHR
C'est Jean-Pierre Papin qui avait marqué le seul but français contre le Canada en fin de match. IL débutait tout juste en équipe de France, il jouait encore au Cercle de Bruges à cette époque.
Le match contre le Brésil reste un souvenir fantastique... Un match d'une folle intensité, on s'est fait balader pendant au moins 25 minutes jusqu'à un changement tactique d'Henri Michel avec l'entrée de Thierry Tusseau qui a bien remis l'équipe en place. On aurait pu être mené de 3 ou 4 buts à ce moment-là.
La deuxième mis-temps a été d'un niveau incroyable, on a tenu le coup malgré la pression étouffante des Brésiliens par instants, avec Bats qui arrête un penalty de Zico. On a réussi à se hisser au niveau des Brésiliens finalement, avec l'expérience acquise en 82 et 84.
La presse internationale a déclaré unanimement le lendemain que c'était le plus beau match de tous les temps... On se voyait déjà champion du monde.
La finale de 98 me laisse un souvenir assez médiocre en comparaison, malgré la joie d'être champion du monde.
Le quart de finale de 2006 en revanche... Incroyablement maîtrisé! Zidane époustouflant... J'avais du mal a le mettre tout à fait au niveau de Platini avant ce match.
ça me rappelle l'interview de Vampeta dans l'avant dernier numéro...
l'artiste l'aimait bien mais Luis l'avait gonflé à lui parler sans cesse de ce fameux pénalty...
Peut-être le plus beau match de CDM de tous les temps avec le RFA-Italie de 70. J'ai revu ce France-Brésil des dizaines de fois, et je trouve toujours ce match hallucinant. C'est le dernier joga bonito du Brésil, le dernier de Tele Santana, le dernier gros match de Zico, de Socrates, de Platini et de Giresse, un florilège des plus beaux joueurs de l'époque. L'Italie était championne du monde, l'Argentine avait Dieu, mais le Brésil et la France étaient les deux plus belles et plus fortes équipes du monde.Toutes les conditions étaient réunies pour un grand match. Mais ce fut plus que ça. Une démonstration d'esthétisme telle, que ce match suffit à lui seul à prouver que ce sport peut devenir un art à part entière. Les caviars de Platoche( qui joue blessé), Socrates et Giresse, les une-deux Muller-Junior ou Muller-Careca, les montées élegantes de Battiston ou d'Edinho...et ce ballon joué à une touche de balle qui semblait ne jamais quitter l'aire de jeu, c'était magique!! Sans oublier l'homme du match, Joel Bats phénoménal et infranchissable, écoeurant tour à tour Josimar, Socrates et Zico , avec pas mal de réussite il est vrai (barre, poteaux...)Le péno raté de Zico, celui de Platini, l'échappée belle de Bellone et plus tard son péno étrange... tout cela dans une ambiance incroyable. Tous ces élements font de ce match un spectacle sensationnel
Si certains veulent le voir ou le revoir, je crois que l'equipe 21 le rediffuse. Ceux qui trouveraient le jeu un peu lent, dîtes vous bien qu'en plus de ne pas avoir les corps d'athlètes des joueurs d'aujourd'hui, les gars jouaient en plein cagnard(à 14h !!)et à plus de 1500 m d'altitude. De la technique, encore et toujours. Regardez les contrôles et les relances des défenseurs comme Amoros, Bossis, ou Branco, ils ne faisaient même pas figure de phénomène à l'époque, c'était normal. 10 ans plus tard je m'extasiais sur la finesse d'un Maldini ou d'un Blanc car c'était devenu des denrées rares.
Bref, désolé pour le pavé, mais j'espère avoir donner envie à certains de se plonger dans ce chef d'oeuvre de l'histoire du football.
didier gomis Niveau : CFA
Note : 2
Message posté par Baggio
Peut-être le plus beau match de CDM de tous les temps avec le RFA-Italie de 70. J'ai revu ce France-Brésil des dizaines de fois, et je trouve toujours ce match hallucinant. C'est le dernier joga bonito du Brésil, le dernier de Tele Santana, le dernier gros match de Zico, de Socrates, de Platini et de Giresse, un florilège des plus beaux joueurs de l'époque. L'Italie était championne du monde, l'Argentine avait Dieu, mais le Brésil et la France étaient les deux plus belles et plus fortes équipes du monde.Toutes les conditions étaient réunies pour un grand match. Mais ce fut plus que ça. Une démonstration d'esthétisme telle, que ce match suffit à lui seul à prouver que ce sport peut devenir un art à part entière. Les caviars de Platoche( qui joue blessé), Socrates et Giresse, les une-deux Muller-Junior ou Muller-Careca, les montées élegantes de Battiston ou d'Edinho...et ce ballon joué à une touche de balle qui semblait ne jamais quitter l'aire de jeu, c'était magique!! Sans oublier l'homme du match, Joel Bats phénoménal et infranchissable, écoeurant tour à tour Josimar, Socrates et Zico , avec pas mal de réussite il est vrai (barre, poteaux...)Le péno raté de Zico, celui de Platini, l'échappée belle de Bellone et plus tard son péno étrange... tout cela dans une ambiance incroyable. Tous ces élements font de ce match un spectacle sensationnel
Si certains veulent le voir ou le revoir, je crois que l'equipe 21 le rediffuse. Ceux qui trouveraient le jeu un peu lent, dîtes vous bien qu'en plus de ne pas avoir les corps d'athlètes des joueurs d'aujourd'hui, les gars jouaient en plein cagnard(à 14h !!)et à plus de 1500 m d'altitude. De la technique, encore et toujours. Regardez les contrôles et les relances des défenseurs comme Amoros, Bossis, ou Branco, ils ne faisaient même pas figure de phénomène à l'époque, c'était normal. 10 ans plus tard je m'extasiais sur la finesse d'un Maldini ou d'un Blanc car c'était devenu des denrées rares.
Bref, désolé pour le pavé, mais j'espère avoir donner envie à certains de se plonger dans ce chef d'oeuvre de l'histoire du football.


Merci Baggio pour ce moment Stephane Bern qui m'a fait mouiller mes pupilles et mon slibard
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