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Luis Enrique, second géniteur de Nolito

Aujourd’hui considéré comme l’un des tout meilleurs attaquants de Liga, Nolito est la priorité de Luis Enrique pour renforcer son Barça. Un Barça où la pointe du Celta avait découvert le niveau professionnel et, surtout, rencontré celui qui a changé sa carrière.

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Les heures de gloire de l’Ecija Balompié sont rares. Anonyme fanion de la Tercera Division - soit le quatrième échelon national -, il s’attire les éloges de la presse espagnole un soir d’octobre 2006. Face au Real Madrid de Capello, les Andalous, alors en Segunda B, glanent un match nul homérique lors de leur seizième de finale aller de Coupe du Roi. Nolito, supersub du petit Poucet, se mue en buteur salvateur. « Cette année-là, je ne jouais pas beaucoup, j’étais habitué à entrer en seconde mi-temps comme lors de ce tour de coupe » , rembobine l’intéressé dans les colonnes du Pais. « Mais la saison suivante, j’ai presque tout joué, et l’équipe a atteint les play-offs de montée en Segunda. » Ce fait de gloire face aux Merengues lui ouvre ainsi les portes à l’été 2008 du Camp Nou et de ses environs. Avec le Barça B, équipe coachée par un certain Luis Enrique, il découvre les joies du professionnalisme. Et un second paternel, footballistique celui-là : « Il était toujours derrière moi, c’est un de mes pères spirituels. Il m’a fait comprendre que je pouvais vivre du football, que je pouvais en faire ma profession. »

Lucho, nutritionniste et maître tacticien


De fait, les nombreux bruits de couloir qui l’annoncent de retour au FC Barcelone depuis six mois apparaissent comme une magnifique façon de boucler la boucle. Une boucle entamée en 2008, donc, et qui s’est prolongée de Lisbonne à Vigo en passant par Grenade. À l’épicentre de la progression du joueur, le nom de Luis Enrique apparaît à de nombreuses reprises. D’une, car l’Asturien, alors à la tête de la réserve blaugrana, est le premier coach professionnel de ce boucher de formation et azulgrana de cœur. « Là-bas, j’ai réalisé mon rêve, confirme Nolito, dont le grand-père était socio du FCB. Je n’ai jamais pensé jouer en Liga, mais je l’ai fait avec mon équipe. » Plus que la découverte du niveau professionnel, il en apprend surtout les obligations. Là encore, Lucho joue un rôle primordial : « Il m’a appris à faire attention à moi par l’alimentation, par exemple. Avec lui, j’ai découvert le football d’une autre manière, j’ai appris à me positionner sur le terrain. Sur un plan personnel, il m’a apporté de nombreuses valeurs. Nous parlions beaucoup, mais personne ne saura de quoi. C’est un type loyal, des pieds à la tête. »


Entre ses 38 matchs et 13 pions avec le pensionnaire du Mini Estadi, il grappille quelques feuilles de match avec l’équipe-fanion emmenée par Pep Guardiola. Et un but, face à Ceuta. Durant ses trois exercices blaugrana, Manuel Agudo Duran, de son nom complet, passe d’attaquant « chien-fou » à joueur de côté : « À Barcelone, j’ai commencé à évoluer. On me demandait de bouger tout le temps. Parfois, je ne jouais pas avec le B, j’étais avec l’équipe première de Guardiola. Je m’entraînais avec Messi, Iniesta et Ibrahimović. Je n’y croyais pas, mais je faisais tout ce que me demandaient Pep et Lucho. » Une mue tactique spectaculaire qui lui vaut l’intérêt d’un grand d’Europe : le Benfica de Lisbonne. Malgré une volonté de la direction barcelonaise de le conserver, il actionne sa « carte de liberté » - une clause présente dans le contrat des joueurs de l’équipe B catalane - et découvre, cette fois à temps plein, le niveau d’une première division. À ses débuts réussis, marqués par cinq buts lors de ses cinq premiers matchs, s’ensuivent pourtant une brouille avec Jorge Jesus et un prêt, un an et demi après son arrivée à Grenade.

Nolito : « Luis Enrique a eu un rôle clé »


Malgré une demi-saison convaincante qui le voit prendre un rôle primordial dans le maintien des Andalous, Benfica n’actionne pas sa clause de retour. Une bénédiction pour Luis Enrique, nouvel entraîneur du Celta de Vigo, qui l’engage pour quatre saisons. « Même quand je ne méritais pas de jouer, il ne m’alignait pas et venait me le dire. Il a marqué ma carrière lors d’une étape de ma vie très importante. Il a eu un rôle clé » , relève-t-il l’été dernier dans une interview au Mundo Deportivo. Une clé qui lui permet de se faire une place parmi les meilleurs attaquants espagnols de Liga, ce malgré un positionnement latéral. Le départ du coach asturien vers la cité de Gaudi n’enraye pas la progression de Nolito, appelé par Del Bosque, sous le joug du Toto Berrizo. Ni l’intérêt de Luis Enrique pour un joueur qu’il a façonné : « Nolito est un joueur ambitieux, avec une qualité spéciale au moment de déborder et de dépasser son vis-à-vis. De plus, il est doté d’un incroyable sens du sacrifice. » Le sacrifice, justement, serait sans doute de venir cirer la banquette du Camp Nou en remplaçant du trio de la MSN. Ou de refuser des retrouvailles avec son géniteur footballistique.

Par Robin Delorme
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