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Luis Enrique de Madrid à Barcelone en passant par Vigo

Annoncé comme le prochain entraîneur du FC Barcelone, Luis Enrique n’a plus que deux matchs à la tête du Celta Vigo. Celui de ce dimanche, face au Real Madrid, s’annonce comme un nouveau pied de nez aux Merengues. Retour sur l’histoire électrique entre Lucho et la Maison Blanche.

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Mercredi, Barcelone : la presse catalane l’assure, Luis Enrique sera le nouvel entraîneur du FC Barcelone. Mercredi, Vigo : loin de l’agitation de la capitale catalane, Lucho emmène son escouade galicienne à une partie de paintball. Plus que ses 907 kilomètres de distance, ces deux ambiances opposées qui entourent Luis Enrique en disent long sur l’un des personnages les plus charismatiques du football espagnol. Une figure haute en couleur dont la carrière s’est construite autour de la haine entre le Blaugrana catalan et le Merengue castillan. Un anti-Figo pour les uns, un traître pour les autres, un joueur limité pour les experts, un lion enragé pour les supporters, un mini-Guardiola le talent en moins, un fils spirituel du toqueLuis Enrique, c’est tout ça à la fois. Alors qu’il s’apprête à défier le Real Madrid avec son Celta Vigo, il pourrait donc par là même totalement laisser le champ libre au Barça. L’écusson blanc, justement, il l’a porté avant de mieux le détester. Retour sur une histoire tout en punchlines, en célébrations exubérantes et en caméras cassées.

Lorenzo Sanz ? « S’il veut, je peux pleurer »

« Je me vois en photo et à la télévision et je me trouve bizarre en blanc. Je crois que l’azulgrana me va plutôt bien. » Le bougre ne fait pas dans la finesse. Pourtant, c’est bien le maillot frappé du sceau royal qu’il a arboré en premier. En provenance de son Gijón natal, Lucho signe au Real Madrid en 1992 contre 250 millions de pesetas : la période post-Quinta del Buitre, et donc creuse du club. Véritable couteau suisse, il n’arrive jamais vraiment à trouver sa place. Ailier droit, attaquant de pointe, milieu central et même latéral droit, Luis aura tout connu. Surtout le goût d’inachevé. En quatre saisons dans la capitale espagnole, il n’aura inscrit que 15 buts en 157 matchs. L’un de ses derniers, un quart de finale retour de Ligue des champions, se terminera en eau de boudin. Après cette élimination face à la Juventus de Turin, il est chopé en « flagrant délit  » dans l’un des hôpitaux madrilènes. Un caméraman le débusque alors qu’il s’apprête à passer sa visite médicale pour s’engager : Luis lui répond en éclatant son caméscope. Quelques semaines plus tard, il signe libre au FC Barcelone.

Cet affront ne passe pas dans les trachées madridistas. De joueur moyen, Luis devient un élément incontournable de ce Barça plus couillu que talentueux. Surtout, il devient une bête et un buteur génial lorsqu’il affronte son ancien club. Ses célébrations tout en exubérance sont un bras d’honneur au Bernabéu et au président d’alors Lorenzo Sanz. L’homme d’affaires lui demandera de se calmer, Luis lui répondra tout en poésie : « S’il veut, je peux pleurer quand je marque un but. » Le samedi 19 avril 2003, pour le dernier Clásico de sa carrière face à l’armada galactique, il poussera aux larmes le Bernabéu. Un but, et une performance qui le feront passer à la postérité selon Santiago Segurola, journaliste du Pais : « À ce moment de sa carrière, Luis Enrique a décidé de se muer en icône culé. Il a trouvé sa place, a identifié sa peau avec celle du club et s’est érigé en étendard de l’équipe. Il n’y a pas de meilleur lieu pour manifester tout cela que le Bernabéu, où on a pu le voir dans un état d’excitation maximale, convoquant même tous les démons du Madridista (…). Du point de vue théâtral, le match de Luis Enrique a été parfait. »


Le 6-2 au Bernabéu ? « Un orgasme footballistique »

Alors que « son époque à Madrid ne me rappelle pas de bons souvenirs » , il assume son cadeau masochiste. Oui, selon Luis, « pour un joueur du Barça, c’est toujours gratifiant de se sentir sifflé dans ce stade » . Entendez par là le Santiago Bernabéu, lieu d’une autre pratique sexuelle qu’il adore : « Le 6-2 de Barcelone face au Real Madrid a été un orgasme footballistique. » Le match, pour le titre, le contexte, un Clásico, le protagoniste, son ami et mentor Pep Guardiola : tout était réuni pour que Lucho prenne son pied. Désormais, c’est au bord des pelouses qu’il s’excite. Devenu entraîneur du Barça B, puis de la Roma et désormais du Celta Vigo, il devrait dans quelques semaines devenir le nouveau coach du grand FC Barcelone. Un honneur et un aboutissement pour l’Asturien le plus catalan qui soit. Quant à un jour devenir l’entraîneur du Real Madrid, l’ancien de la Roja préfère en rire : « Je ne parle pas du Real. Je le disais déjà en tant que joueur. Il y a des expériences que j’ai déjà faites. » Battre le Real Madrid avant de rejoindre Barcelone reste pour le moment une expérience inédite.

Par Robin Delorme, à Madrid
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