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Luigi Canotto, le buteur le plus rapide d’Italie

Le 10 avril, un joueur de Melfi, en troisième division italienne, inscrivait le but le plus rapide de l’histoire du foot italien, en allant mettre le ballon au fond après huit secondes. À seulement 21 ans, il a détrôné Paolo Poggi et s’inspire de José Callejón à chaque match. Voici Luigi Canotto.

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Maintenant, tu peux le dire. C’est une phase travaillée à l’entraînement que tu as conclue plus vite que prévu ?
Non, mais disons que certaines actions sont des copies de ce qu’on fait à l’entraînement. Mais, non, ici un long ballon m’a été envoyé, j’ai réussi à le contrôler et puis je suis allé marquer. Je ne devais même pas être sur ce ballon, j’étais censé jouer avant-centre. C’est juste avant le coup d’envoi qu’un de mes équipiers m’a dit de commencer un peu plus loin et puis ça fait partie des surprises de la vie. Après quelques secondes, j’arrive à marquer.


En plus d’être un but très rapide, il est aussi très difficile à inscrire.
Oui, parce que tout s’est bien passé à ce moment, sinon c’est vraiment compliqué quand on regarde toute l’action. Ça a été très vite, il a fallu que je contrôle, que je rentre dans la surface et que je dribble avant de marquer. Si je réessaie 300 fois, elle ne rentre plus.

Tu as quand même eu le temps de fêter ça, en plus de la victoire ?
Oui, bien sûr que je l’ai fêté avec l’équipe, mais aussi avec mes meilleurs amis. On est sortis boire un verre, puis danser.

À quel moment as-tu appris que c’était un record ?
Je l’ai su à la fin de la partie, mes équipiers criaient que j’avais fait ce record, mais au début, je n’y croyais pas. Peu après, des articles sont sortis et des journalistes ont commencé à m’appeler.

Et qu’en penses-tu ?
J’en suis content bien sûr, mais l'engouement est passé. Bon, mes équipiers et les supporters m’ont bien félicité pour ça. Ils m’ont offert une plaque gravée en souvenir du record et ils m’ont rendu le maillot avec lequel j’ai marqué, parce que je l’avais lancé dans le public. C’est un beau geste de leur part, parce que c’est un record qui reste quand même dans l’histoire pour plusieurs années, jusqu’à ce que quelqu’un le batte. Mais j’espère que personne ne le fera. (Rires) Après, nous avons surtout un objectif cette saison, qui est le maintien et nous ferons tout pour l’atteindre. Il nous reste un dernier match avant les play-outs et nous donnerons tout pour nous sauver. J’y crois, comme tous les autres de l’équipe, parce que c’est très important pour nous.

Tu l’as accroché chez toi, le maillot ?
Oui, oui, dans ma chambre. C’est un souvenir que je tiens à garder précieusement auprès de moi.

On ne t’a pas donné un surnom, depuis ?
Oui, les journaux m’ont appelé Speedy Gonzales.

Et il te plaît ou tu en préférerais un autre ?
Tu sais, je n’y accorde pas vraiment d’importance. Non, Speedy Gonzales, ça me convient.
Tu connaissais Paolo Poggi, celui qui détenait le record juste avant ?
Oui, mais je ne savais pas que c’était lui qui avait le record, on a dû me montrer son but. C’était vraiment un bon joueur, un champion même ! Bravo pour sa carrière. J’espère que j’arriverai à en reproduire une tout aussi belle.

Qui est ton modèle, dans le foot ?
J’aime beaucoup Del Piero, je m’inspire beaucoup de lui. Sinon, dans le foot actuel, j’aime bien Callejón. On a des caractéristiques similaires, comme la rapidité, l’occupation de l’espace de jeu, toujours aller vers le ballon ou même les tirs et les façons d’attaquer. Puis, surtout, on joue tous les deux au même poste, sur un côté. Quand je regarde des matchs du Napoli, c’est surtout lui que je regarde. J’essaie d’apprendre un maximum de sa façon de jouer.

Pour le moment, ça se passe comment avec Melfi ?
Ça va, je suis arrivé l’été passé, et mon contrat se termine en fin de saison. J’espère avoir des offres pour un nouveau contrat l’an prochain, avec ce club ou un autre. Mais je préfère en rejoindre un meilleur, évidemment. Ça me plairait même d’aller jouer à l’étranger.

Quel championnat te plairait ?
Je ne sais pas trop, je dirais l’Espagne, si je pouvais choisir. Ils pratiquent un beau football là-bas. Ou même en France, pourquoi pas.

Mais, jusqu’à présent, la saison s’est bien passée pour toi ?
Oui, j’ai joué toutes les parties et j’espère bien jouer les dernières, comme ça j’aurai atteint un objectif. C’est ce que je m’étais fixé au début de l’année et j’espère trouver la force de continuer comme ça. Jusque-là, j’ai marqué quatre buts, délivré sept passes décisives et provoqué quatre penaltys.

Propos recueillis par Giuliano Depasquale
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