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Lucho l’Argentin

En moins de deux mois, Lucho est passé du statut d’indispensable à celui d’indésirable. Décrié en Ligue 1, moqué par l’ensemble de la presse française, comment sa situation est-elle perçue en Argentine ? Eléments de réponses.

360 000 euros brut par mois. C’est le salaire que touche Luis Oscar Gonzalez, plus gros transfert de l’histoire de l’Olympique de Marseille (18 millions d'euros sans les bonus), pour s’asseoir sur un banc. C’est aussi le plus gros salaire, devant Pastore, de toute une Ligue 1 dont la moyenne tourne autour aux environs de 45 000 € bruts mensuel. Un chiffre et une situation qui résument parfaitement la trajectoire du numéro 8 marseillais, un talent évident pour un gâchis indéniable. Doué techniquement, doté d’un sens parfait de la passe, Lucho Gonzalez, 30 ans, garde en Argentine cette image de joueur qui « peut mieux faire » . Diego Borinsky, rédacteur en chef du tout puissant Grafico argentin, explique: « On a toujours espéré voir Lucho exploser en sélection. Il est considéré comme un joueur qui n’a pas su franchir le palier du grand joueur vers le crack. Pour moi, un crack, c’est quelqu’un du niveau de Riquelme, Aimar, Tevez, Agüero, Pastore; Messi et Maradona étant des génies, des martiens, ils viennent d’une autre planète. En Argentine, Lucho a l’image d’un joueur habile, talentueux, mais peut-être un peu inégal dans le rendement. Un très bon joueur complémentaire. Plus d’une fois il a eu ici la responsabilité de diriger le jeu de ses équipes sans convaincre entièrement, peut-être parce qu’il n’est pas fait pour organiser et armer les phases de jeu  » .

Pourtant, l’histoire de Lucho en France avait bien commencé. Débarqué à l’été 2009 en provenance du FC Porto, l’Argentin est un élément essentiel du titre acquis par l’OM dans la foulée, il termine même meilleur passeur du championnat (11 passes décisives). Mais déjà, il laisse cette impression de suffisance, peu participatif à l’heure d'accomplir le travail défensif, Lucho n’est pas non plus du genre à se montrer agressif sur le pressing offensif. Une attitude indolente qui pourrait presque passer pour de la provocation. Ce que confirme Aquiles Furlone, correspondant argentin du quotidien espagnol El Mundo Deportivo : « Il y a assez peu de joueurs au monde avec sa vision du jeu et surtout sa rapidité mentale. C’est un joueur très intelligent, complet d’un point de vue technique mais disons qu’il a cette particularité de parfois disparaître d’un match. Le fait qu’il n’ait pas un abatage énorme, cet air parfois fatigué qu’il montre, ajouté à son élégance naturelle peuvent lui donner un coté suffisant, voire paresseux. Il a ça en commun avec Riquelme par exemple  » . Vrai qu’avec l’idole de Boca, les points de comparaison ne manquent pas. Si bien qu’il y a quelques semaines, lorsque que Lucho est rappelé par Sabella en sélection, Riquelme ne se gêne pas pour dire le fond de sa pensée : «  pour moi, excepté Messi, le meilleur footballeur argentin évoluant à l’étranger, c’est Lucho Gonzalez. Son problème, c’est qu’il n’est pas médiatique » . Et c’est peu de le dire. Mutique pour certains, autiste pour d’autres, le meneur de jeu marseillais ne s’est jamais vraiment adapté à la France dont, au bout de trois saisons, il ne parle toujours pas un mot de français.


Evidemment trop doué pour la Ligue 1, Lucho s’est peut être trompé de plan de carrière. Habitué aux grandes rencontres de Champions League avec Porto, l’Argentin a semble-t-il régressé en signant à Marseille. «  La vérité, c’est qu’ici, on suit plus le football portugais que le football français, sans doute parce qu’au Benfica et à Porto jouaient et jouent encore, bon nombre d’argentins. Le football français n’a aucune répercussion ici » . Une façon polie pour Borinsky d’expliquer le pas en arrière pris par Lucho. Furlone est plus concret: « Pour le moment, il lui manque un passage dans l’un des trois championnats majeurs : espagnol, italien ou anglais. Ici, beaucoup pense que c’est le passage obligé pour prendre une autre dimension » . Oui mais voilà, Lucho ne peut, aujourd’hui, plus prétendre au Top 10 européen (celui des Barça, Real, United etc…), et ses transferts ratés de l’été à la Roma et à Malaga sont bien la preuve que sa cote n’est plus celle qui était la sienne en 2009. Pas appelé lors de la dernière Coupe du Monde en Afrique du Sud, aujourd’hui remplaçant chez le 10ème de Ligue 1, la fin de saison s’annonce plus que triste pour un joueur au potentiel pourtant énorme. Un potentiel à 360 000 euros bruts par mois.

Par Frédéric Losada
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