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Lucas Vázquez, Madrid par Barcelone

Du Castilla à l’équipe première du Real Madrid, Lucas Vázquez a fait un crochet par Barcelone et son Espanyol. Un détour décisif, qui lui a permis de troquer son statut d’éternel second pour celui du Canterano le plus hype. Ou la victoire de la persévérance.

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Le stade Alfredo Di Stéfano, cloîtré dans l’hyper-sécurisée Ciudad Real Madrid, aime son anonymat. Loin de l’excitation qui agite son grand frère du Santiago Bernabéu, il se complaît à héberger les rencontres de l’équipe réserve merengue. Un calme qui, le 27 mai 2012, se transforme en vacarme assourdissant. En cause, une manita du Castilla face à Cadix (5-1) synonyme de retour en Liga Adelante après quelques exercices de purgatoire en Segunda Division B. Cette équipe, composée par Nacho, Jesé, Morata et Carvajal, se révèle aujourd’hui comme l’une des plus prometteuses de la Fabrica.

Également de cette génération, Lucas Vázquez assiste en chasuble et depuis la guérite d’Alberto Toril, son entraîneur, au sacre de ses coéquipiers promis à un avenir doré. Un statut de second couteau qui, après un intermède décisif d’un exercice à l’Espanyol de Barcelone, se retrouve remplacé par celui de surprise de la saison madridista. Derrière l’intouchable BBC, il est même le premier joker de Zidane. « Lucas, c’est la victoire de la persévérance et de l’effort » , introduit Sergio Piña, son ancien tacticien du Real Madrid C.

« Une énorme capacité à souffrir »


« Le changement a été très brutal. J’étais dans une équipe de quartier où nous nous entraînions deux fois par semaine et je suis arrivé au Real Madrid, à vivre loin de ma maison et dans une résidence. » L’évocation de son passage en centre de formation rappelle à Lucas Vázquez toutes les difficultés surmontées.
« Il était très technique, très rapide, mais il a fallu lui mettre dans la tête qu’il fallait défendre. » Sergio Piña
Enfant de La Corogne, et plus précisément du quartier de Curtis, il apprend ses gammes au Ural CF avec lequel, à 14 ans, il part disputer un tournoi sur l’île de Minorque. Forcément, des scouts du Real Madrid rôdent. « Michel et Luis Palmero m’ont dit : "Ce garçon, il faut le signer tout de suite." Il jouait avant-centre, il allait être en concurrence avec Morata, Fran Sol et Esnaider » , détaille ce même Sergio Piña. Aussitôt dit, aussitôt signé, Lucas quitte sa Galice natale pour rejoindre la cantera madridista. D’abord cantonné sur le front de l’attaque, il se retrouve barré par ses concurrents et ne sort que rarement de la guérite. Ce jusqu’à son repositionnement au poste d’ailier par Manolo Diaz, l’un de ses entraîneurs du Castilla. Sergio Piña : « Il était très technique, très rapide, mais il a fallu lui mettre dans la tête qu’il fallait défendre.  »


Lorsque Cristiano Ronaldo s’annonce forfait à la dernière minute, Zinédine Zidane n’hésite pas et titularise le jeune Lucas Vázquez.
« Il me disait souvent de centrer rapidement après mon dribble, de ne pas retenter quelque chose. Ici, il n’y a pas de temps pour ça. » Lucas Vázquez
Bien lui en prend, puisque 90 minutes d’efforts intenses plus tard, le Canterano affiche un total de 13 kilomètres, symbole de « son énorme capacité à souffrir malgré son poste offensif » , dixit Manolo Diaz. Pourtant, quelques exercices plus tôt, ni José Mourinho ni Carlo Ancelotti ne décident de le lancer avec l’équipe fanion. Ils le convoquent souvent lors de séances d’entraînement qu’il partage dans le couloir gauche avec Marcelo, un conseiller avisé. « Il me disait souvent de centrer rapidement après mon dribble, de ne pas retenter quelque chose. Ici, il n’y a pas de temps pour ça » , confirme l’intéressé au Pais. « Il est extrêmement agile lors de ses débordements et il est aussi bon des deux pieds » , abonde le señor Diaz qui, dans un second temps, précise : «  Il a aussi un gros caractère et peut se montrer effronté. » Autant de caractéristiques qui lui permettent, lors de son dernier exercice avec le Castilla, d’afficher un bilan comptable de huit pions et neuf services. Des prestations qui reviennent alors aux oreilles de l’Espanyol.

De Callejón 2.0 à surprise de la Roja


La seconde équipe barcelonaise vit dans l’ombre perpétuelle de son rival blaugrana.
« Quand les dirigeants de l'Espanyol m’ont appelé à l’été 2014, je n’ai pas douté une seconde. » Lucas Vázquez
Pour grandir, il pioche bien souvent dans la formation madridista, en atteste le cas José Callejón dont les trois saisons pericos ont permis le retour au bercail madrilène. « Quand les dirigeants barcelonais m’ont appelé à l’été 2014, je n’ai pas douté une seconde. Surtout qu’Alex Fernandez (son partenaire au Real Madrid Castilla parti vers l’Espanyol, ndlr) me parlait toujours en bien du club » , évoque Lucas Vázquez.


Débarqué dans l’anonymat, il en repart à l’été suivant avec l’étiquette de révélation de la Liga. Des prestations électriques qui poussent le Real Madrid à activer son option de rachat. Deux millions d’euros qui ressemblent aujourd’hui à une broutille. Car lancé par un Rafa Benítez qui l’intègre dans le roulement des rotations, il s’impose devant Isco et James Rodríguez depuis l’arrivée de Zidane, l’une des idoles d’enfance de Lucas, qui en fait son douzième homme. « C’est un plaisir de s’entraîner avec lui, j’apprends de lui chaque jour » , confirme un Canterano dont la progression a bluffé Vicente del Bosque, qui l’a intégré dans la liste élargie de la Roja pour l’Euro. Jesé Rodríguez qui ?

Par Robin Delorme
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