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Lucas Rastello : « Ça ferait une belle histoire »

Le gardien remplaçant du Gazélec Ajaccio ne joue que les matchs de coupe de France, ou presque. Ce soir, l'ancien portier de Marignane (26 ans) jouera pour écrire l’histoire. Place en finale de la coupe en jeu contre l’OL de Lisandro Lopez et Bafé Gomis…

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Dans quelles dispositions d’esprit êtes-vous avant d’affronter Lyon, tout à l’heure ?
On attend ça tranquillement, sans aucune pression. Comme contre Montpellier, c’est un match de gala, ça ne peut être que magnifique. Lyon, comme Montpellier cette saison, ou Marseille ou le PSG ce sont des grands clubs. En soi, c’est énorme et on aura tout à gagner.

Vous n’êtes pourtant qu’à un match d’une finale historique au stade de France…
C’est vrai mais on est aussi à six matchs d’une montée en Ligue 2 (le Gaz est deuxième et il y a encore cinq équipes pour trois places qui se tiennent en quatre points, ndlr). Pour le club comme pour le staff, la montée signifierait beaucoup plus de choses. Une finale de coupe, cela reste dans l’histoire mais c’est éphémère. Alors qu’une montée en L2…

Dans l’équipe, vous ne vous posez pas la question de privilégier l’une ou l’autre compétition ?
Non, évidemment non. On prend les matchs les uns après les autres. On est allé gagner à Rouen (1-0), on joue Lyon et direct derrière, on va se focaliser sur Nîmes le week-end prochain. On ne spécule pas sur l’avenir, on se dit juste qu’il reste sept matchs à gagner, plus éventuellement la finale (sourires).

En novembre, vous étiez relégables et depuis vous ne vous arrêtez plus : y a-t-il eu un déclic ?
Pendant deux ou trois mois, on jouait bien mais ça ne payait pas. Comme si on devait faire l’apprentissage du National (le Gaz arrivait du CFA). Je crois que le match contre Vannes chez nous, fin octobre, a constitué comme une décharge : ils arrivaient de L2, ils avaient une grosse équipe. A la mi-temps, nous étions menés (0-1), on avait raté un pénalty et un de nos joueurs avait été expulsé. On a fini par gagner (2-1) au courage et tout s’est enchaîné…

Votre parcours en coupe a-t-il boosté vos résultats en championnat ?
Clairement. On a eu, à un moment, une série de treize matchs sans défaite. On a pu garder le rythme. On a eu juste un break de cinq jours à Noël et puis c’est tout. Tout l’effectif a été mobilisé du coup. Des tours régionaux (contre Bastelicaccia (8-1), le CA Bastia (3-1 ap), Gières (9-1) et Calvi (3-0) jusqu’aux matchs contre Toulouse (1-0), Troyes (1-0) ou Montpellier (1-0), la coupe a été un vrai moteur jusqu’à aujourd’hui.

Vous ne risquez pas de payer la fatigue dans le money-time ?
C’est sûr, on est un peu harassé. On gagne nos matchs à l’arraché comme celui de Rouen (1-0), samedi dernier. Les équipes mal-classées du National veulent taper les cendrillons de la coupe, Quevilly ou nous. Cela donne de vieux matchs (sic). Contre les formations qui jouent la montée, cela donne des rencontres plus ouvertes. Là, on va aller à Nîmes (3ème à un point d’Ajaccio) donc samedi et lors des deux derniers matchs, on ira à Epinal ((4ème à un point) et on recevra Niort (le leader avec un point d’avance sur le GFCO et un match de retard). Ca sera chaud…

Gazélec-Quevilly : ce serait une finale qui aurait de la gueule…
Quevilly ou Rennes, on prend tout, ce serait spécial et dans tous les cas, ça ferait une belle histoire. Nous, ce qu’on veut dans l’équipe, c’est gagner. Après, l’adversaire, on ne s’en préoccupe pas trop. Ce n’est pas dans notre mentalité. Depuis Toulouse (en 32ème), c’est de la folie. Avant ce match, on était des déguns ( « personne » , dans l’idiome marseillais, ndlr), depuis on a pris un peu plus de considération…


Propos recueillis par Rico Rizzitelli
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