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Lucas Hernandez, born to be a star

Auteur d'une énorme performance face au Real Madrid, Lucas Hernandez, positionné latéral gauche pour l'occasion, a largement remporté le duel face à son frère, Théo, assis sur le banc des Merengues. Mais aussi envoyé un signal à Didier Deschamps, prouvant qu'il était aussi à l'aise dans l'axe que sur le côté gauche de la défense.

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C’était écrit. Muet depuis le 14 octobre 2017 en Liga, Cristiano Ronaldo allait se remettre en selle et de nouveau enfiler sa cape de sauveur des Merengues et bourreau de l’Atléti avec ce ballon qui lui arrive dans la surface de réparation à deux minutes du temps réglementaire. Seul au second poteau, le Portugais, auteur d’un contrôle un peu trop long, se voyait déjà rendre hommage à son nouveau-né au moment de frapper comme une brute dans le cuir. Malheureusement pour lui et pour le Real Madrid, Lucas Hernandez surgit de nulle part et se jette pour détourner la frappe en corner. Ou comment parachever une prestation déjà XXL de la meilleure des manières.

Lucas domine le duel des frères Hernandez


Préféré à Filipe Luís pour occuper le flanc gauche de la défense des Rojiblancos, Lucas Hernandez a donné raison à son coach, Diego Simeone. Défensivement, l’international espoir a parfaitement bloqué les montées de Dani Carvajal, de retour sur les terrains après son problème cardiaque, et a parfaitement contenu Cristiano Ronaldo lorsqu'il est venu lui rendre visite sur son côté, s’amusant même à contrer deux de ses frappes. Impeccable en défense, Lucas a aussi été l’un des rares Colchoneros à apporter le danger offensivement par sa vitesse et ses centres qui ne trouvaient personne, faute d’attaquants présents dans la surface de réparation. Et pour couronner le tout, Lucas Hernandez a involontairement fracturé le nez de Sergio Ramos, obligeant le capitaine merengue à quitter ses troupes à la pause et l’empêchant ainsi de venir mettre un coup de casque dans les arrêts de jeu. Costaud lorsque l’on sait que le fils de Jean-François Hernandez est un défenseur central qui peut parfois dépanner sur le côté gauche. De quoi faire réfléchir son petit frère, Théo, qui a préféré l’abandonner cet été pour aller admirer depuis le banc des remplaçants le talent de son concurrent au poste de latéral gauche, Marcelo, bien décidé à ne lui laisser que des miettes.

Et l’équipe de France dans tout ça ?


Né à Marseille, Lucas Hernandez a migré en Espagne dès ses deux ans au gré de la carrière footballistique de son papa. Il n’en est jamais reparti. Résultat, alors qu’il a toujours porté le maillot bleu chez les jeunes, le défenseur de l’Atlético avait fait part de ses doutes en avril 2016 sur les ondes de la Onda Cero : « L’Espagne m’a tout donné et je lui suis reconnaissant, on verra si je peux jouer avec la sélection espagnole ou avec la France. Si l’Espagne m’appelle, j’y penserai. » Avant de faire marche arrière quelques jours plus tard dans Téléfoot : « L’Espagne m’a tout donné en études et en football, mais niveau sélection ce serait une fierté d’atteindre les Bleus. Mon cœur est bleu. » C’était il y a un an. Entre-temps, Lucas Hernandez s’est imposé comme un joueur majeur de l’Atlético où il enchaîne les bonnes performances dans l’axe comme au poste de latéral gauche, sans jamais être appelé par Didier Deschamps malgré la blessure de Benjamin Mendy et les performances en deçà de Layvin Kurzawa. La sélection espagnole, elle, suit sa situation et compte bien griller l’équipe de France si celle-ci ne se manifeste pas. De son côté, son frère Théo a, lui aussi, récemment fait entendre qu’il pourrait choisir la Roja. Sauf qu’en restant ainsi sur le banc du Real, ni l’Espagne ni l’équipe de France ne viendront le chercher.


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Par Steven Oliveira
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