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L.Spinosi : « Tout le monde veut bien finir »

Ça fait désormais 44 jours que Laurent Spinosi est avec la délégation ivoirienne. Sauf miracle, l'aventure prendra fin aujourd'hui, avec un dernier tour d'honneur contre la Corée du Nord. L'entraîneur des gardiens nous fait partager son journal de bord.

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Laurent, comment le groupe a-t-il vécu la Coupe du Monde ?


Après le premier match contre le Portugal, on était plutôt satisfaits, on s'est dit que c'était encore du 50-50. Et puis lorsqu'on a vu le match entre le Portugal et la Corée du Nord, on a compris qu'on était pratiquement éliminés. On a vécu ça à distance, et on a un gros sentiment d'injustice. A 2 ou 3-0, on aurait rien dit. Mais là, ils s'en sont pris sept quand même ! Il va falloir que l'on mette huit buts pour espérer. Même s'ils sortent toutes les nuits, ça ne devrait pas suffire.

Comme en 2006, la Côte d'Ivoire est éliminée après seulement deux matchs, contre deux gros clients.


Et cela nous laisse des regrets. Sans parler de la blessure de Didier Drogba, car ce n'est pas une excuse, notre match contre le Portugal est rageant. On était meilleurs qu'eux mais on ne parvient pas à gagner. Derrière on perd contre le Brésil. Le Brésil quoi, rien de condamnable.

Ton poulain, Copa Barry, a pris un sacré but de la part de Luis Fabiano.


Du banc, j'ai vu un missile dans un angle très difficile. On a revu l'action après coup ensemble, et je ne pense pas que l'on puisse reprocher quoi que ce soit à Barry. C'est sur ce genre d'action que l'on reconnaît les grands joueurs. A part une sortie dans les pieds directement, il n'y avait rien à faire.


Dans quel état d'esprit est le groupe avant de rencontrer la Corée ?


Tout le monde veut bien finir. On sait que l'on rentrera à la maison après ce match, on ne se fait pas d'illusions. Entre nous, on se dit qu'on avait le niveau pour aller en quarts. C'est pour ça que tout le monde veut arriver à prendre 4 points. Avec ça, les joueurs pourront rentrer au pays la tête haute. Ils n'auront pas fait comme toutes ces équipes qui ont explosé en vol dès le deuxième match.


Justement, comment les péripéties de l'équipe de France ont-elles été vécues dans le groupe ?


Tous les joueurs sont francophones, ils étaient tous supporters de l'équipe de France. On lit la presse tous les jours, et personne n'en croit ses yeux. C'est chaque jour plus gros. Mais on est bien placés pour savoir que tant qu'on n'est pas à l'intérieur du groupe, on ne sait pas vraiment ce qu'il s'y passe. Perso, je connais la plupart des joueurs, je sais que ce sont de bons gars. En refusant de s'entraîner, ils savaient ce qu'ils faisaient, ce sont de grands garçons. Mais de les voir dans cette situation, alors qu'ils jouent dans les plus grands clubs, c'est incompréhensible.


Tu vas peut-être bientôt le savoir, puisqu'on t'annonce en équipe de France.


En équipe de France ?

Oui, dans la presse française, on parle de toi comme du futur entraîneur des gardiens de l'équipe de France. C'est Fabien Barthez qui aurait soufflé ton nom à Laurent Blanc.


Tu me l'apprends, l'information n'est pas venue jusqu'ici. L'équipe de France, quand même ! C'est pas n'importe quoi, pas avec n'importe qui. On peut même dire que c'est le sommet. Évidemment je ne refuserai pas. Mais pour l'instant, il n'y a rien et je dois avant tout bien terminer ma mission avec la sélection ivoirienne.

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