1. // Journée de la lutte contre le SIDA
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Love United, une histoire d'amour

Aujourd'hui, c'est la journée internationale de la lutte contre le sida. Une jolie journée donc, qui permet de se rappeler d'un très beau moment de musique. Il y a 13 ans, Pascal Obispo réunissait 45 footballeurs internationaux autour de Youssou N'Dour pour entonner cet hymne entêtant : Love United.

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« We will live for love united, come together undivided, we will stand up, for all the people of the world. » Si, si, on s'en souvient tous, ça ne sert à rien de faire les innocents. Refrain entêtant, clip interminable, Roberto Carlos et Sylvain Wiltord qui se prennent pour des stars du micro, la mine suicidaire d'Ulrich Ramé et Willy Sagnol, Paulo Wanchope qui montre ses muscles, les vibes de Youri Djorkaeff (il faut dire qu'il avait déjà des prédispositions…), voilà ce que notre mémoire a retenu du formidable titre Love United. En 2002, peu avant le début de la Coupe du monde, 45 footballeurs d'une vingtaine de nationalités différentes prêtent leur voix aux côtés de Youssou N'Dour pour la lutte contre le sida. Finalement, la musique sera intégrée à l'album officiel du Mondial. Un homme derrière le projet : Pascal Obispo.

L'autre divin chauve


Depuis tout jeune, Pascal Obispo a un lien tout particulier avec le football. Son père, Max Obispo, était un joueur professionnel, notamment passé par les Girondins de Bordeaux. On lui doit depuis le superbe générique de l'émission France 2 Foot et une chanson à la gloire de Zizou. Début janvier, on évoquait même la possibilité qu'Obispo crée l'hymne des Girondins. En 2002, à l'aube d'un autre Mondial, il décide de croiser deux chapitres de sa vie : le football et la lutte contre le sida. Celui qui a déjà sorti deux albums au profit d'Ensemble contre le sida a un rêve un peu fou : celui de faire chanter tous les footballeurs de l'équipe de France pour récolter des fonds.

« Le projet n'aurait pas pu être monté par une maison de disques s'il n'y avait pas eu une personne pour rassembler tout le monde » , expliquait Thierry Chassagne, le producteur, à propos d'Obispo. Le chanteur profite de ses contacts dans le milieu du foot pour lancer la machine. Pote avec Barthez et Lizarazu, les premiers à venir sur le divan rouge de Michel Drucker pour parler du chanteur, Obispo n'a pas trop de mal à les convaincre, eux et les autres joueurs de l'équipe de France. Du coup, l'équipe de production vise plus haut et demande aux joueurs français d'enrôler leurs coéquipiers en club. Pascal Obispo et une équipe technique de 16 personnes entreprennent alors un tour d'Europe en bus et en avion pour aller à la rencontre des joueurs.

Un périple à travers l'Europe


Première escale : Madrid du 28 au 30 janvier. Zinédine Zidane et Claude Makelele enregistrent leur passage et amènent Figo, Roberto Carlos et Ivan Helguera en studio. Après un passage à Milan, l'équipe se rend à Munich pour aller rendre visite à Willy Sagnol et Bixente Lizarazu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le Basque a galéré pour aligner les deux phrases du refrain, pas très à l'aise avec la langue de Shakespeare. Il faudra bien plus d'une prise pour que Liza parvienne à prononcer le fameux « undivided » . Le champion du monde en profite pour ramener Roque Santa Cruz qui balance un petit mot en guarani. Ensuite, l'aventure se poursuit à Londres. Thierry Henry, Emmanuel Petit, Sylvain Wiltord et Robert Pirès enrôlent Fredrik Ljungberg et Sol Campbell.

Pour rassurer les quatre Français, Obispo leur montre les images de Zinédine Zidane et Bixente Lizarazu. Fous rires, moqueries, les Gunners peuvent faire les malins, ils ne seront pas bien meilleurs, même si Titi Henry se laisse aller à quelques vibes. Enfin, juste avant de rentrer à Paris, Obispo rend visite à son ami Barthez à Manchester. « Il était arrivé à Manchester dans un studio tout pourri de 4m2. Il m'avait appelé en catastrophe en me disant qu'il ne pouvait pas accueillir les joueurs là-dedans. Du coup, je lui ai dit : "Viens à la maison." Pendant deux jours, l'appartement a été transformé en studio d'enregistrement. Il y avait plein de monde, c'était marrant » , témoignait l'ancien gardien des Bleus. Une fois que toutes les voix discordantes sont dans la boîte, place au mixage. Pas une mince affaire. D'ailleurs, finalement, on n'entend pas une voix de footballeur sur la musique, totalement masquées par celle de Youssou N'Dour. Mais l'essentiel est ailleurs, on les voit tous dans le clip et leurs noms sont sur la jaquette. De quoi booster les ventes. À l'heure de la promo, Annick Geisler de Sony France déclarait carrément à Billboard : « La musique a tout pour devenir le prochain We are the World » . Pas exactement, mais ça nous a quand même bien fait marrer.


Par Kevin Charnay
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badaboumtiti Niveau : District
Personnellement, j'ai trouvé la chanson "acceptable", cela partait d'un bon sentiment.

Puis, on entend pas que N'Dour, les joueurs chantant à tour de rôle.
Max_Payne Niveau : CFA
Se hana a love united bewana.
Le générique de l'émission France 2 foot, putain quelle daube internationale. Surement l'une des plus mauvaises émissions de foot qu'il m'ait été donné de voir..
Barton_fink Niveau : DHR
Toi t'as jamais vu Foot 3..
I play for love united
Juego para love united
Gioco per love united
Je joue pour love united
Par contre petite erreur dans la légende de la photo le prénom de Mboma c'est PATRICK
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Y'a des madeleines de Proust, et puis y'a les petits sablés rances qui sentent le placard de mémé.

Obispo, punaise. Ce mec a plus de sang musical sur les mains que dans les veines.

Allez Ziiin'dine, comme quoi les hommes rêvent encore !
Alleeez Ziiinediiiine ! Comme quoi l'amour n'a pas de prix !
Les guignols avaient fait une parodie avec cette chanson d'ailleurs :
Ne faites pas jouer Leboeuf ! Ne faites pas jouer Leboeuf ! On préfère jouer à 10...mais sans Leboeuf
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