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Loulou Nicollin : « Je reçois les vœux de Valderrama chaque année »

Été 1988, tout juste auréolé du titre de meilleur joueur sud-américain, Carlos Valderrama déboule à Montpellier. Avec femme et enfants, pour pratiquer un football qui n'existe plus aujourd'hui : un football de déviation, un football qui se joue en marchant. Un transfert complètement fou pour l'époque. Loulou Nicollin se souvient.

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Valderrama à Montpellier, comment c'est possible ?
La date, je m'en souviens plus très bien, ça doit être l'année où on remonte (en fait, non, c'est un an plus tard, en 1988, ndlr). L'imprésario du défenseur brésilien Júlio César, Manuel Garcia, me parle d'un phénomène en Colombie. On regarde donc quelques cassettes, elles étaient bien. Mais on savait très bien que toutes les bonnes cassettes étaient données, et les mêmes pour tout le monde, donc on ne pouvait pas faire autrement que s'en procurer d'autres. Et finalement, on l'a recruté.

Comment vous parvenez à le faire signer ?
Ça n'a pas été difficile de le faire signer, parce qu'on a été les premiers à faire une offre ! Pourquoi ? Ah bah ça, j'en sais rien ! Juste après l'avoir fait signer, je le vois jouer pour la première fois, à Wembley avec la Colombie contre l'équipe d'Angleterre. Il est exceptionnel. Le lendemain, tout le monde titre alors qu'on a beaucoup de chance d'avoir pris un tel joueur.

Sa première année ne se passe pas très bien...
Parce que l'entraîneur, Pierre Mosca, ne l'avait pas du tout dans ses plans ! Il le trouvait lent, il le trouvait si... Enfin il avait tous les péchés du monde ! On a attendu sa fin de contrat. Pierre Mosca est parti et Carlos Valderrama est resté.

On raconte que les milieux de terrain de l'époque n'avaient pas vu son arrivée d'un très bon œil...
Les histoires avec Jean-Claude Lemoult et Gérard Bernardet ? C'est des plaisanteries ! Y en a même qui disent qu'ils faisaient exprès de payer des apéritifs à Nestor Combin, qui à ce moment-là faisait l'interprète et le guide de Carlos Valderrama... Mais c'est pour la rigolade, ça, il faut être sérieux deux minutes. Il a ensuite très bien joué sous les ordres de Michel Mezy, même s'il n'a malheureusement pas joué la finale de la Coupe de France qu'on remporte en 1990, alors qu'il avait fait un match exceptionnel en demi-finale à Geoffroy-Guichard, sous la flotte. Je me souviens qu'il nous avait qualifiés tout seul. Malheureusement, Joël Quiniou l'avait expulsé.

Pourquoi il part après trois années ?
Honnêtement, je ne m'en rappelle pas bien. Il part en Espagne, à Valladolid. En revanche, je sais qu'on n'a pas touché de sous !

Quel souvenir vous gardez de lui ?
C'est un garçon adorable à tout point de vue, chaque année je reçois ses vœux, et je trouve ça assez exceptionnel de la part d'un joueur qui se trouve de l'autre côté de l'Atlantique. Il est venu pour les 30 ans du club, j'espère qu'il viendra pour les 40 ans. J'en garde un souvenir extraordinaire.

On raconte qu'il avait eu quelques soucis pour s'acclimater...

Je sais qu'il était très croyant, point barre, il avait des bougies chez lui partout, ça c'est vrai, le reste et ce qu'on peut raconter... Il était proche de Jean-Louis Gasset, mais il s'est bien fait à nous, il était copain avec tout le monde, il n'y avait pas de souci. Il s'était mis au français et le parlait. C'était un profil assez calme, il restait souvent en famille. Par contre, lorsqu'il jouait, il avait les yeux derrière la tête, mais il fallait lui donner le ballon ! Enfin, moi je suis pas entraîneur, donc je peux que me taire.

Vous vous souvenez de son arrivée à Montpellier ?
Avec beaucoup de valises ! Et pas grand monde, on n'est pas à Naples ici.

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué chez lui ?
Ah bah, c'est surtout ses cheveux, après c'était un joueur comme les autres. Ses cheveux, je reconnais que c'était spécial. On faisait les unes dans tous les déplacements qu'on faisait. C'était un peu un look d'icône.

À lire : le portrait de Carlos Valderrama dans le hors-série dix ans de So Foot

Propos recueillis par Antoine Mestres
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