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« Une équipe de foot, c’est comme une maîtresse »

Louis Nicollin est un personnage incontournable du football français. En quarante-trois ans à la tête du club de Montpellier, Loulou a bâti son équipe, remporté des titres et forgé sa légende à coups de déclarations fracassantes. Le président du groupe Nicollin nous reçoit dans son mas à trente minutes de Montpellier. Un domaine immense où gambadent diverses espèces d'animaux, dont les taureaux de Camargue qu'il affectionne. L'occasion de découvrir comment Louis est devenu Loulou.

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Votre fils Laurent s’occupe pas mal du club.
Oui, enfin à moitié du club et à moitié de la boîte. Je suis assez fier, dernièrement il vient d’être réélu à la Ligue nationale de football. Je pensais qu’il n’avait pas misé sur le bon cheval en se mettant avec les petits clubs dont on fait partie. À lutter contre les grands, je me suis dit : « Ils vont se casser la gueule » , ils ont finalement réussi. Je trouve ça fabuleux, bravo ! Tiens, lui, je l’ai félicité pour ça, c’est le football.

Lors de la saison 1999-2000, vous êtes descendu en deuxième division, et vous lui avez laissé la gestion du club.
Il fallait bien qu’il apprenne.

C’était le bon moment ?
Ouais, ouais. On avait pris le rugby à Béziers et j’y allais un peu. J’étais un peu déçu d’être descendu en deuxième division, mais bon, je suivais toujours tout. J’ai dit : « c’est le moment qu’il apprenne. » J’ai appris en DH, qu’il apprenne en deuxième division ce n’est pas plus mal.

Vous dites n’avoir jamais eu la folie des grandeurs et toujours la tête sur les épaules...
Oui, à part deux ou trois fois où on est parti en couilles. Quand on a pris Paille, Cantona, les Nantais, là ça a été une catastrophe, mais sinon, ce n’était pas si mal.

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Pourtant, dans le football, on est vite tenté de faire des coups de folie.
Des coups de folie, des coups de folie... c’est toujours pareil. Le club de football nous appartient à 100%. Quand il manque des sous à la fin de l’année, il faut les mettre. Je ne suis pas président délégué. Mon fils l’est, mais pas au Paris Saint-Germain, à l’Olympique de Marseille ou à Nice. C’est facile d’avoir des coups de folie là-bas, ce ne sont pas leurs sous. Quand ce sont les tiens, tu réfléchis à deux fois. Et puis j’aime mon club plus que tout. Je suis lyonnais, je suis ici depuis 1967. J’ai aimé l’OL et j’aime toujours l’OL, mais on ne peut pas rivaliser avec des clubs comme ça. Quand on arrive à faire 10 000 ou 12 000 personnes, malheureux, on est content ! La seule chose qu’on peut faire, c’est rivaliser en faisant un grand centre de formation, travailler sur les jeunes, ce qu’on vient de mettre en place depuis six mois, bien comme il faut. Un moment, on ne rayonnait que dans le Languedoc, un petit peu à Marseille. On a eu Belhanda, tous ces types-là, maintenant on tape à Paris, Lyon, Marseille, le Nord, la Guadeloupe. Ça coûte des sous, mais on a des bons mecs. Enfin, j’ai dû gueuler ! L’année dernière, on a fini 17e centre de formation, alors qu’on a toujours été dans les trois ou quatre premiers. La rage que j’ai eue ! J’ai dit : « On change tout ! » Je ne peux pas supporter la médiocrité.

Quelle différence entre un bon chef d’entreprise et un bon président de club ?
Je ne dis pas que chef d’entreprise, c’est plus facile, mais tu as des marchés, tu fais des budgets, tu sais quand les marchés se terminent, tu sais ce que tu peux renouveler. Normalement, tu ne te trompes pas beaucoup. Tandis que le football, tu tapes sur la barre, contre-attaque, tu te prends un but. De 10e, tu peux finir 15e, et il y a une grosse somme d’argent d’écart. C’est plus difficile, le football. Maintenant, c’est vrai qu’un bon chef d’entreprise réussit généralement pas mal s’il a un club de football ou une autre équipe sportive.

N’est-ce pas frustrant que le monde du foot ne fonctionne pas comme celui de l’entreprise ?
Les mecs qui ont des grosses boîtes et une équipe de foot, c’est comme s’ils avaient une maîtresse... On ne compte pas.

« Je pense que je serais capable de faire vider les poubelles à mes joueurs. La seule peur que j’aurais, c'est qu’ils se blessent. »

Gasset, Mezy, Nouzaret ont fait partie de vos fidèles compagnons.
Ah oui, sans eux, je n’aurais pas réussi.

La plus grande qualité de chacun ?
Gasset, c’était un artiste, un joueur de cartes. Il ne pensait qu’à ça. Quand je suis arrivé à Montpellier en 1968, il dirigeait l’équipe corpo qui s’appelait Présence. Putain, il se baladait, il était bon footballeur. Un jour, il me dit : « Je vais abandonner cette équipe corpo pour entrer dans la tienne et on sera champion de France. » Deux ans après, on l’était. Il avait le don de trouver des types. On est passé en civil parce qu’on se faisait chier le samedi après-midi. La première année n’a pas été facile. La deuxième, il m’a dit : « Allez, on va taper ! » On est allé chercher Di Nallo, Calmettes... tout ça, c’est lui. J’étais la tête, lui les pieds. Un type extraordinaire. Après, j’ai eu la chance de m’entourer de Robert Nouzaret, un gros bosseur, il est à la retraite, mais je l’ai fait retravailler pour l’histoire des jeunes. Michel Mezy était à quarante kilomètres d’ici, capitaine du Nîmes Olympique, un grand joueur, puis il est devenu manager, entraîneur, il a tout fait. Ce sont les trois personnes qui ont marqué la Paillade.

Un jour, vous êtes allé ramasser les ordures avec Robert Nouzaret.
Je conduisais et il ramassait derrière, parce qu’il n’avait pas le permis poids lourds. Je descendais pour l’aider. On était emmerdés. Les gars faisaient grève. Est-ce qu’ils avaient raison ou tort ? Je ne sais plus. Mon ami Gasset l’a fait, Robert Nouzaret l’a déjà fait, Michel Mezy l’a fait, ils l’ont tous fait. C’est une sorte d’amitié. Qu’ils soient dans le football ou à la retraite, s’ils ont un jour besoin de quoi que ce soit, je suis là.


Tout le monde n’accepterait pas d’aller ramasser les poubelles.
Quand tu es meneur d’hommes... Je pense que je serais capable de faire vider les poubelles à mes joueurs. La seule peur que j’aurais, c'est qu’ils se blessent. Mais je les sens, les hommes. Et dans le football, c’est pareil, tu sens s’ils ont bon esprit, s'ils aiment le club ou si ce ne sont que des mercenaires.

Si je vous dis : « Il y a 90% de cons et 10% de... »
(Il coupe) C’est Frêche qui disait ça. L’ancien maire, qui est mort, mon pote. « 90% de cons et 10% de mecs intelligents. Et ils sont tellement cons qu’ils se pensent tous dans les 10%. » Ah putain, c’était un type terrible ! Lui m’a fait apprendre un peu le français. Il me racontait des histoires. Je connais par cœur la longue marche de Mao, le Kosovo... c’était un prof de droit exceptionnel et quand on partait en cure, il m’en apprenait toujours une ou deux. Un peu grâce à lui, je me suis mis à un peu mieux parler.


Vous vous ressemblez.
Oui, il disait toujours ce qu’il pensait. Pourtant c’était un politique. Parfois, il était même dur, il allait loin.

« Toucher ses idoles, c’est quelque chose d’extraordinaire. Même sur les criteriums d’après-Tour, j’allais toujours voir les coureurs et si je pouvais avoir un autographe, j’étais le roi du pétrole ! »

Votre grand-mère vous a acheté vos premiers magazines de sport.
Miroir Sprint, But et club - Miroir des sports. J’ai toute la collection d’ailleurs. Je me rappelle pendant les vacances, j’avais douze ou treize ans, c’était le Tour de France. Il en sortait trois par semaine. C’était fabuleux. Il y avait le vrai numéro. Il était vert le mercredi, jaune le vendredi. Quel régal ! Ma grand-mère habitait à Saint-Paul-lès-Romans dans la Drôme, j’y passais toutes mes vacances. Mes parents bossaient et n’avaient pas trop le temps de s’occuper de moi. C’est peut-être pour ça que je ne suis pas énarque. Tu te rends compte, si ma mère m’avait fait faire mes devoirs...

Peut-être que vous n’auriez pas réussi...
Oui, je pense que je me serais planté. D’ailleurs, je dis souvent que ces gens des grandes écoles, qu'ils viennent un peu faire un tour dans les poubelles, dans les vestiaires le matin à 4h, ils verraient un peu ce qu’est la vie. Un préfet à Montpellier l’a fait, Constantin. Il nous a mis un jeune énarque trois semaines avec nous.

Beaucoup pensent que vous n’aimez que le foot, or vous êtes fan de tous les sports.
Les athlètes, à part quelques rares exceptions, sont des gens sains, ils font des choses extraordinaires. En vélo, monter tous ces cols, il faut le faire. Le basket, le handball, le volley, la boxe me plaisent, j’aime tout. J’ai vu pour la première fois de l’escrime aux Jeux de Seoul, c’est fabuleux.

C’est pour ça qu’en 1989, vous vouliez créer un club omnisports ?
Oui, et Frêche n’a pas voulu. Il avait peur que je lui pique sa place, alors que c’est con, je n’ai jamais voulu faire de politique.

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Racontez-nous le match OL-Troyes, le premier que vous avez vu. Vous aviez douze ans.
Oh putain, je m’en rappelle et je m’en rappellerai tout ma vie ! On partait à pied de Saint-Fons, à quatre kilomètres de Gerland. Il y avait le père de mon copain qui nous louait des chaises, on se mettait debout derrière les buts, des souvenirs extraordinaires. L’OL était en deuxième division. J’ai vu jouer le Racing aussi, ça ce sont des souvenirs ! Je revois les images. Et puis après, quand tu grandis, à quatorze/quinze ans, tu as un cahier d’autographes. Tu te régalais avant le match, ça sentait le Dolpic qu’ils se mettaient sur les cuisses. C’est pour ça que, maintenant, lorsque je vois des gamins, si des joueurs leur refusent des signatures, je les défonce. J’amène plein de gamins dans les vestiaires après les matchs. Je me régale et ils se régalent, ces gamins. Si j’avais eu ça petit, j’aurais été le pape. Toucher ses idoles, c’est quelque chose d’extraordinaire. Même sur les critériums d’après-Tour, j’allais toujours voir les coureurs et si je pouvais avoir un autographe, j’étais le roi du pétrole !

Vous alliez souvent voir des derbys à Saint-Étienne. Vous parliez de « haine sympa » . Qu’est-ce qui a changé ?
C’était sympa... Enfin, à notre époque, on ne s’aimait pas non plus, mais on n’en est jamais venu aux mains. Aujourd’hui, si on les laisse faire, ils se tapent dessus. Je suis vieux maintenant, je ne le ferais pas, mais s’il y avait quatre à cinq présidents qui prenaient les choses en mains, qui réunissaient tous les supporters et disaient : «  Maintenant ça suffit, on va faire comme au rugby ! » ... Ça ne marcherait peut-être pas la première ou la deuxième fois, mais la troisième... C’est impensable ! Je me rappelle quand on a débuté en DH et même en troisième division, nos supporters recevaient les supporters adverses, buvaient un coup ensemble. Je ne comprends pas. Ils ont la même passion... C’est juste que certains mecs veulent casser. On les a laissés faire.

« Ribéry, on croit que c’est un professeur de je ne sais quoi lorsqu’il vient en équipe de France, alors que c’est un tambour. »

La Paillade est souvent stigmatisée et traîne une mauvaise réputation.
Comment vous expliquez ? C’est délicat, la population est dure, dure. Nous, ça va, on y est né, donc on connaît tout le monde. Après, je reconnais que le gars qui arrive avec sa voiture, qui se fait crever les pneus et dévaliser sa bagnole, il n’a plus trop envie de venir. Mais encore une fois, tout n’a pas été fait. J’ai des amis d’origine maghrébine qui ont été à l’école et qui ont réussi. Certains sont avocats, toubibs, pharmaciens. D’autres restent sur le bord de la route et personne ne s’en occupe. Ça devient des voyous, des dealers, ça fait chier. Et ça fait d’autant plus chier qu’ils sont français et te traitent de sale Français. C’est ça qui fait chier, et c’est ce qu’il se passe un peu à la Paillade. Enfin pas pour moi, hein. Nous, on est assez proches d’eux. On aide les clubs de foot de la Paillade, mais qu’est-ce que vous voulez, c’est comme ça, c’est dur. Est-ce que ça changera un jour ? Est-ce que ça ira mieux ? Je l’espère de tout mon cœur.


Et la France ?
C’est le bordel. Je suis 100% français, à part pour ma BMW qu’on m’a forcé à acheter. J’ai toujours roulé qu’en français, je n’ai toujours eu que des camions français et j’en aurai toujours, que des Renault. On a le plus beau pays du monde, mais je pense qu’on part en couilles. J’ai de plus en plus de potes qui partent à l’île Maurice. Je leur dis : «  Mais vous êtes jobards ! » Ils me répondent : « Mais non, on peut diriger de là-bas, on vient de temps en temps. On paye que dalle. » Je leur dis qu’ils sont de mauvais Français, mais d’un autre côté, tu te fais du souci. Il y a des gens qui sont écrasés. Nous, ça va, on a une boîte qui marche bien. Bon, on paye, on peut payer, on ne va pas se plaindre, mais je me demande surtout si aujourd’hui les gens ne veulent pas qu’on leur porte la paye à la maison sans rien foutre. Il y a une bande de feignants qui n’en branlent pas une, qui sont en maladie, accident de travail, les tours de reins... Il faut que ça change. Si ce n’est pas le cas, qu’est-ce qu’on va devenir ? Enfin, moi je ne verrai rien, hein.


Pourquoi ça n’a pas marché entre la France, Ribéry et Benzema ?
Je ne les aime pas, ni l’un ni l’autre. Enfin, non pas que je ne les aime pas, Ribéry je le connais, j’ai été deux ou trois fois dirigeant de l’équipe de France à l’époque où il y était. Benzema, c’est un ancien Lyonnais, je le connais, mais sans plus. Ils ne sont pas marrants. Ribéry, on croit que c’est un professeur de je ne sais quoi lorsqu’il vient en équipe de France, alors que c’est un tambour. Benzema se prend pour quelqu’un. Alors c’est vrai que c’est un grand joueur, mais il faut être humble dans la vie.

« Le football t’apporte certaines connaissances. Tu ne fais pas la queue quand tu vas dans une mairie, mais je n’ai jamais gagné de marché grâce au football. »

Cantona n’était pas un modèle d’humilité.
Oui, mais il dégageait quelque chose. Et puis je ne sais pas, aujourd’hui, on a une équipe avec Pogba, Griezmann, ce sont des mecs qui me plaisent. Ils te chantent cette Marseillaise. Je ne regardais plus l’équipe de France. Je me mettais des Westerns de John Wayne à la place.

Chanter La Marseillaise, c’est important ?
Oui ! Quand tu portes ce maillot frappé du coq, c’est un honneur. D’ailleurs, ils devraient jouer pour rien du tout. Regarde les Italiens, leur hymne national, ils te le chantent, tu as la chair de poule, même si tu es français !


Platini ne la chantait pas, Zidane non plus.
Ils la murmuraient. Ils n’avaient pas besoin, ils se baladaient !

Dans le passé, les chefs d’entreprise créaient souvent une équipe de foot pour fédérer les ouvriers. C’était la même chose pour vous ?
L’équipe corpo, oui. Ça m’a permis de souder les gars. On est arrivé à Montpellier en 1967, en 1969 on avait l’équipe corpo. Ça a tissé des liens, quoi. D’ailleurs, moi aussi, je jouais dedans. À haut niveau, le football t’apporte certaines connaissances. Tu ne fais pas la queue quand tu vas dans une mairie, mais je n’ai jamais gagné de marché grâce au football.

Petit, vous auriez aimé devenir footballeur ?
Je ne rêvais que de ça.

Numéro 9 ?
Numéro 9, j’étais pas mal ! Je marquais des buts, mais bon, je n’avais pas le niveau. En plus, j’avais des copains qui jouaient au handball à Saint-Fons, la ville à côté de Lyon, « la cité ouvrière » comme on dit. J’ai été gardien de but cinq saisons, quand même, à haut niveau, en Nationale 2 et Nationale 1. Comme Aulas ! Il était gardien de but à Villefranche.

Dernière question : de quoi êtes-vous le plus fier ?
On ne va pas être con, on va dire de mes deux fils.



Propos recueillis par Flavien Bories
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