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Lothar et Diego

Matthäus et Maradona, deux visions du numéro 10, des duels sur les plus grands théâtres du monde, des trajectoires finalement miroirs, et une admiration mutuelle. Battu par l’Argentin en 1986, l’Allemand est allé le défier chez lui pour grandir. Sans jamais réussir à l’atteindre totalement.

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Trop fier, Matthäus explique aujourd’hui qu’il n’avait pas d’idole dans sa jeunesse, qu’il était simplement fan du Borussia Mönchengladbach. Pourtant, difficile de croire qu’un joueur n’attirait pas son regard plus que les autres : le numéro 10, Günter Netzer, ses longs cheveux blonds soyeux et ses pieds qui l’étaient tout autant, l’élégance même, la lumière. Lui n’est rien de tout ça, c’est une force de la nature malgré son mètre 74. Son corps est fait de matière noire. Son cœur bat aussi lentement que celui de Fausto Coppi, ses fibres blanches sont celles d’un sprinteur, sa capacité pulmonaire est extraordinaire. Et il n’a peur de personne. Lorsqu’il débarque dans le football allemand du haut de ses 18 ans, il prend déjà toute la place, multipliant les courses, les tacles, les efforts, les frappes. « Tout-terrain » , « dynamo » , « moteur » , tels sont les qualificatifs employés pour le décrire. Attention, si Matthäus n’a pas la grâce de Netzer, il n’en demeure pas moins un meneur de jeu efficace, aux pieds propres et puissants, toujours attiré par l’avant. Usine à gaz, il fait tout parce qu’il ne peut pas faire autrement. Évidemment, le Bayern se réorganise autour de lui. Puis vient la finale de la Coupe du monde 1986.

L'erreur de Beckenbauer


L’Estadio Azteca a toujours été cruel avec les Allemands (Rivera 1970) alors qu’il vient d’accueillir deux monuments de Maradona (La main de Dieu et le but du siècle). Comme un symbole, le Kaiser lui-même a peur de ses souvenirs et de Diego. Alors il convoque Matthäus pour lui demander l’impossible : « Lothar, tu dois attaquer Maradona. Toi seul peut l’arrêter » . La tâche se révèle difficile, une faute sifflée contre lui entrainant l’ouverture du score de Jose Luis Brown. Qu’importe, Matthäus parvient à accomplir sa mission, mais l’Allemagne ne peut rien sans son apport offensif. Lorsque Beckenbauer change enfin son fusil d’épaule, Valdano corse l’addition en contre. Malgré tout, l’Allemagne revient. Les attaquants remplaçants Völler et Hoeneß ont changé la donne. Rummenigge réduit l’écart sur une déviation du premier. Matthaus abandonne l’idée de suivre Maradona comme son ombre. Et il donne ce rôle ingrat à Förster, avant de redevenir lui-même. Rudi égalise à la suite d'un corner. Las, Diego, invisible pendant tout le match, s’avance, lance Burruchaga, et sort gagnant de la première rencontre entre les deux titans sur le toit du monde. Il aura suffi d’une fois pour que l’attaque prenne le pas sur la défense.

Italie, gratin mondial


Défait par Maradona, défait par Porto, défait par Van Basten, Lothar décide d’aller là où on l’attend, en Italie. Si l’argent joue un rôle important, il y va surtout pour gagner : « La décision d’aller en Italie était bonne à 100%. J’ai amélioré mon jeu parce que la Serie A est le meilleur championnat du monde, et avec Maradona, Gullit et Van Basten, les meilleurs joueurs sont là » . Matthäus devient le meilleur joueur de l’Inter, celui qu’on attendait depuis trop longtemps, son numéro 10. Tout le monde avait le sien. Milieu box-to-box en Allemagne, Lothar l’Italien se réinvente, plus haut, plus sage, plus fin tactiquement, plus fort. Il transforme Serena en Capocannoniere, emporte l’Inter vers le titre, scelle le sort du Napoli lui-même. Comme Maradona avant lui, il est venu du meilleur club de son pays pour assouvir l'Italie, numéro 10 dans le dos, contre Maradona lui-même.


Si la saison 1989-1990 n’est pas du même acabit pour l’Inter malgré l’arrivée de Klinsmann, elle l’est pour le Bavarois. Il s’avance donc vers la Coupe du monde avec un double sentiment de revanche, Maradona étant remonté sur le trône de la Serie A. La NM est maintenant organisée autour de lui, capitaine. Il ne sera pas seul, avec les locaux (Brehme et Klinsi de l’Inter, ainsi que Völler et Berthold de la Roma). Alors que l’Allemagne de l’Ouest dispute cinq de ses sept matchs à « domicile » , à San Siro, Matthäus marque deux fois contre la Yougoslavie, contre les Émirats, la Tchécoslovaquie en quart d’un penalty pour la victoire 1-0. Il transforme encore lors de la séance face aux Anglais et console Chris Waddle, parce que, entre grands, on se respecte. Brassard au bras, Lothar tient son moment au Stadio Olimpico, il tient cette Albiceleste honnie. Contre toute attente, il recule pour répéter la partition de 1986. Encore une fois, il nullifie Maradona. Mieux, lui aussi lance son neuf vers le but, quasiment au même moment. Petite différence, le Renard s’effondre. Pénalty. Tireur attitré, Lothar a rendez-vous avec l’histoire. Il ne tirera pas, laissant un autre Interiste transformer la sentence, du droit. Brehme le sentait, Matthäus non. Il invoquera un problème de nouvelles chaussures dans lesquelles il ne sentait pas à l’aise. Une excuse pour certains. Toujours est-il que là, il a suffi d’une fois pour que la défense l’emporte sur l’attaque. Maradona est en pleurs. Matthäus soulève la Coupe du monde à son tour. Et il sera Ballon d’or.

Ma et Ma


Matthäus a souvent donné son avis sur Maradona, bien plus souvent que l’inverse. Florilège : « Nous étions amis. Pendant les matchs, on ne se parlait jamais mais je pense qu’il me respectait » , « Maradona était un joueur fantastique. Très rapide, fort en dribble, personalité, fort en coups francs et une grande vitesse sur les 25 premiers mètres avec le ballon, pas juste sans » , « il était le meilleur joueur contre lequel j’ai jamais joué. J’ai joué contre lui maintes fois et j’ai souvent dû l’attaquer en un contre un. Je n’ai jamais voulu le blesser. Il me respectait » , « J’aimais jouer contre lui parce que j’étais alors plus concentré - un moment d’inattention et vous pouviez perdre le match » . Il s’est aussi comparé à lui : « J’étais plus rapide que lui. Grâce à cela, je pouvais le rattraper à de multiples reprises. Quand mon Inter rencontrait son Napoli, il n’a jamais marqué contre nous » ou encore « Je n’étais certainement pas Maradona. J’étais un joueur très rapide. Quand je voyais l’espace, je l’utilisais. Quand je passais quelqu’un, il ne me rattrapait pas. Ce que Maradona pouvait voir dans les petits espaces, je le voyais dans les longues distances » . Dans son autobiographie Yo soy el Diego, El Pibe lui a rendu la pareille : « Il est le meilleur rival que j’ai jamais eu. Je pense que c’est assez pour le décrire » .


Finalement, le parallèle se trace assez facilement. Un talent trop grand, le numéro 10, une éclosion précoce dans un petit club, le transfert vers le plus gros du pays (pardon River), l’Italie, une Coupe du monde gagnée, une perdue, une troisième terminée en eau de boudin, un Ballon d’or (honorifique pour Diego), des problèmes avec l’autorité, les instances dirigeantes, à cause d’une grande gueule, de grands moments de lose, un retour dans le club du pays, une incapacité à décrocher la Ligue des champions, une carrière d’entraîneur complètement ratée, une incapacité à s’entendre et à accepter un successeur. Forcément, Diego et Lothar sont amis. Le premier, malade, a ainsi fait beaucoup d’efforts pour participer au jubilé du second, et leurs sorties à Séville résonnent encore. Malgré son palmarès bien plus fourni, l’Allemand n’aura jamais l’aura de l’Argentin. Si seulement il avait tiré ce penalty…


Par Charles Alf Lafon
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Dans cet article

Max_Payne Niveau : CFA2
Note : 1
Ah cool, 3 articles sur Lothar !
Moi qui suis né en 1988, je ne l'ai connu que sur son déclin (Mondial 98 et surtout le catastrophique Euro 2000).
Ainsi que ses galères en tant qu'entraîneur.

Du coup, ces articles ne peuvent faire que du bien à ma culture ! :)
Estebanana Niveau : CFA
La performance de l'Allemagne en 90 n'est pas souvent valorisée (faute à un tournoi moyen) mais l'équipe était très forte. Si Matthaus est là en 1992, l'Allemagne aurait fait le doublé.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Je profite de cet article sur Matthaus, que, sans connaitre très bien, j'ai pu observer, pour dire que le foot allemand est quand même le spécialiste des joueurs qui semblent illimités.

Matthaus, dites moi si je me trompe, était un joueur à l'intelligence de jeu hallucinante, très fort techniquement, physiquement monstrueux, tactiquement excellent, plutôt rapide, et d'une efficacité énorme.
Bref, il avait pas de défaut.
Et en plus de tout ça, le mec était aussi bon en 6, en 8, en 10 qu'en DC.
En somme, un type ultra complet et ultra polyvalent.
Un surhomme.

Et c'est le genre de profil qu'on peut aussi raccrocher à Thomas Muller, Ballack, Schweinsteiger, Lahm ou même Beckenbauer, d'après ce que j'en ai vu.
Strootman, dans son genre, me fait aussi cet effet, la sensation de voir jouer un titan, au sens littéral du terme.

Je sais pas si je me fais bien comprendre, mais je trouve que ces joueurs sont juste des surhommes.
Je dis pas qu'ils sont meilleurs que les autres, mais y a une sensation d'écrasement, de sur-domination physique et technique (ce qui est assez paradoxal), qu'on retrouve nul par ailleurs.
Dire que la défense gagne contre l'attaque en 90, c'est un peu révisionniste. L'Argentine, c'était Maradona, Canniggia et 9 bouchers. L'Allemagne aligne Hassler, Littbarski, Voller et Klinsman en plus de Mattheaus...
Note : 1
Bizarre de faire un parallèle entre les deux.
Maradona avait du génie, une classe naturel ainsi qu'une histoire.
Matthaüs, c'est le travail bien fait, la longévité, moins exubérant.
Et puis surtout, ils ont pas le même poids : Maradona a dès son plus jeune âge porté son pays sur ses épaules, c'était l'espoir d'une nation.
Matthaüs a gravit les échelons un par un, il ne devient pas incontournable immédiatement. Il le devient au fil du temps, se faisant même rappelé à l'Euro 2000 au sein du Nationamannschaft bien pauvre.
Enfin, Lothar a évolué sur le terrain. Il termine libéro, sa deuxième partie de carrière n'a rien à voir avec sa première (et le poste de numéro 10).
Message posté par Estebanana
La performance de l'Allemagne en 90 n'est pas souvent valorisée (faute à un tournoi moyen) mais l'équipe était très forte. Si Matthaus est là en 1992, l'Allemagne aurait fait le doublé.


De mémoire, la présence allemande en finale de l'Euro 92 était quelque peu tirée par les cheveux (qualif due à la faillite de la CEI sur le dernier match et demie heureuse face à la Suède) et la victoire surprise des danois n'a souffert aucune contestation.
JürgenKlinsmann Niveau : District
Le genre de melon et de grande gueule qu'il manque à la NM
Message posté par Georgesleserpent 2.0
Je profite de cet article sur Matthaus, que, sans connaitre très bien, j'ai pu observer, pour dire que le foot allemand est quand même le spécialiste des joueurs qui semblent illimités.

Matthaus, dites moi si je me trompe, était un joueur à l'intelligence de jeu hallucinante, très fort techniquement, physiquement monstrueux, tactiquement excellent, plutôt rapide, et d'une efficacité énorme.
Bref, il avait pas de défaut.
Et en plus de tout ça, le mec était aussi bon en 6, en 8, en 10 qu'en DC.
En somme, un type ultra complet et ultra polyvalent.
Un surhomme.

Et c'est le genre de profil qu'on peut aussi raccrocher à Thomas Muller, Ballack, Schweinsteiger, Lahm ou même Beckenbauer, d'après ce que j'en ai vu.
Strootman, dans son genre, me fait aussi cet effet, la sensation de voir jouer un titan, au sens littéral du terme.

Je sais pas si je me fais bien comprendre, mais je trouve que ces joueurs sont juste des surhommes.
Je dis pas qu'ils sont meilleurs que les autres, mais y a une sensation d'écrasement, de sur-domination physique et technique (ce qui est assez paradoxal), qu'on retrouve nul par ailleurs.


Tu oublies sa frappe de balle, sa capacité à marquer de 25 - 30 mètres. Il faut revoir ses buts contre les émirats et la Yougoslavie en début de mondial 90.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par Georgesleserpent 2.0
Je profite de cet article sur Matthaus, que, sans connaitre très bien, j'ai pu observer, pour dire que le foot allemand est quand même le spécialiste des joueurs qui semblent illimités.

Matthaus, dites moi si je me trompe, était un joueur à l'intelligence de jeu hallucinante, très fort techniquement, physiquement monstrueux, tactiquement excellent, plutôt rapide, et d'une efficacité énorme.
Bref, il avait pas de défaut.
Et en plus de tout ça, le mec était aussi bon en 6, en 8, en 10 qu'en DC.
En somme, un type ultra complet et ultra polyvalent.
Un surhomme.

Et c'est le genre de profil qu'on peut aussi raccrocher à Thomas Muller, Ballack, Schweinsteiger, Lahm ou même Beckenbauer, d'après ce que j'en ai vu.
Strootman, dans son genre, me fait aussi cet effet, la sensation de voir jouer un titan, au sens littéral du terme.

Je sais pas si je me fais bien comprendre, mais je trouve que ces joueurs sont juste des surhommes.
Je dis pas qu'ils sont meilleurs que les autres, mais y a une sensation d'écrasement, de sur-domination physique et technique (ce qui est assez paradoxal), qu'on retrouve nul par ailleurs.


De quoi réveiller les thèses reprises par un philosophe moustachu allemand des années 30-40.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par Ubriacone
Tu oublies sa frappe de balle, sa capacité à marquer de 25 - 30 mètres. Il faut revoir ses buts contre les émirats et la Yougoslavie en début de mondial 90.


Oui, y a la frappe de balle que j'oublie de mentionner, aussi; ce qui vaut pour quasiment tous les joueurs que j'ai cité; tous n'avaient pas une frappe de mule mais ont quand même marqué leur lot de buts de l'extérieur de la surface..
Note : 1
Message posté par Ubriacone
De mémoire, la présence allemande en finale de l'Euro 92 était quelque peu tirée par les cheveux (qualif due à la faillite de la CEI sur le dernier match et demie heureuse face à la Suède) et la victoire surprise des danois n'a souffert aucune contestation.


Déjà en qualifications, la NM avait galéré en se qualifiant d'un rien contre le Pays de Galles.

Par contre, la victoire du Danemark ne souffre d'aucune contestation??? Sur le but de Jensen, il y a faute au départ. Sur le but de Vilfort, il s'emmène le ballon de la main.
Si ça avait été la France, on en parlerai encore comme Séville 1982. Là au micro, Larqué avait dit "l'arbitre ne l'a pas vu" et hop on passe à autre chose. La grosse blague.
Et puis bon, le Danemark s'était même pas qualifié à la base hein
Message posté par Ubriacone
Tu oublies sa frappe de balle, sa capacité à marquer de 25 - 30 mètres. Il faut revoir ses buts contre les émirats et la Yougoslavie en début de mondial 90.


https://www.youtube.com/watch?v=JnFjPegjWsI
J'ai commencé à suivre le foot en 1989 (à 8 ans) en Italie, à Milan.

Il fallait choisir entre les bleus rayés noir et les rouges rayés noir. Mon cœur à penché pour ces derniers, les couleurs, le Diable, le Cygne, Gullit et son improbable combo moustaches, dread, frange, et surtout Frank Rijkaard, peut être encore mon joueur préféré.

Mais en face la triplette des teutons c'était quelque chose. Et le leader incontesté était Matthaus.

Aujourd'hui on parle beaucoup du Milan de Sacchi, de la révolution qu'il a apporté dans le jeu.

Mais dans mon souvenir, cette Inter, qui avait réalisé le record de points en '89 était tout autant respectée.

Et l'étoile de Matthaus (Scudetto 1989, Champion du Monde 1990, Ballon d'Or 1990, Coupe de l'UEFA 1991)brillait autant que celle de Van Basten ou de Diego. Il était d'ailleurs perçu comme plus implacable que ces deux là, car sans faiblesses physique (Marco), ni mentales (Diego). Ce qu'il perdait en romantisme, il le gagnait en efficacité.

Je me souviens d'ailleurs qu'avant le début de la CM, l'Allemagne étaient pour nous tous le favori naturel. L'Italie et l'Argentine étaient contraintes à l'exploit. L'Allemagne, tant que ça mécanique ne s'enrayait pas, ne pouvait pas perdre.
Message posté par Franz
Déjà en qualifications, la NM avait galéré en se qualifiant d'un rien contre le Pays de Galles.

Par contre, la victoire du Danemark ne souffre d'aucune contestation??? Sur le but de Jensen, il y a faute au départ. Sur le but de Vilfort, il s'emmène le ballon de la main.
Si ça avait été la France, on en parlerai encore comme Séville 1982. Là au micro, Larqué avait dit "l'arbitre ne l'a pas vu" et hop on passe à autre chose. La grosse blague.
Et puis bon, le Danemark s'était même pas qualifié à la base hein


Oui, c'est les yougos qui s'étaient qualifiés avant que le Danemark ne soit repêché à leur place, ce qui en faisait l'énorme outsider du tournoi, n'ayant rien à perdre.
Et ils ont joué sans pression méritant largement leur victoire sur l'ensemble du tournoi (en sortant le favori hollandais notamment, mais aussi la France qui avait fait grand chelem en qualifs).
Même s'il a toujours prétendu le contraire, Michael Laudrup a a du se mordre les doigts d'avoir raté cette aventure.
Pour l'Allemagne, j'en garde le souvenir car j’étais en voyage de classe là-bas durant l'Euro et j'ai halluciné de les voir cracher sur leur sélection qui il faut dire, a mal joué sur ce tournoi. Et en finale, la défaite les affectait pas plus que ça, les faits de jeu m'étaient même sortis de l'esprit. C'est là que j'ai compris la différence de culture foot entre une nation habituée à gagner et les autres.
Sinon bel article. Dans les points communs entre les deux, vous avez oublié leurs vie sentimentales tumultueuses. Si je ne me trompe pas, Lothar est marié 5 fois.

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